Catégorie : Politique

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Élection de Trump : quelles responsabilités pour Google et Facebook ?

Les dernières élections américaines, encore plus que les précédentes, se sont déroulées pour les journalistes sous l’emprise des multinationales par lesquelles les informations passent désormais : Facebook et Google, pour ne citer que les plus importantes. Ces infomédiaires – tels qu’ils ont été théorisés par Franck Rebillard et Nikos Smyrnaios – n’ont jamais eu un rôle aussi important dans la diffusion et la circulation des informations journalistiques. Pourtant, ils semblent éviter les responsabilités qui devraient s’accompagner des pouvoirs éditoriaux qu’ils se sont arrogés ces dernières années. Responsabilités qui posent plus de questions que d’habitude dans la mesure où Donald Trump aurait prétendument bénéficié de la circulation de certaines intox, que l’on appelle désormais là-bas, et même ici « fake news ».

Trump à la Maison-Blanche : le rôle des infomédiaires

La monétisation des lieux de passage du numérique a fait naître des géants de l’information. Inutile de refaire leur histoire ici. Ce qu’il faut cependant garder en tête, c’est que les organisations par qui nous accédons à l’information en contexte numérique aujourd’hui – qui font cette “nouvelle” médiation entre nous et la production journalistique –, sont fondées sur le principe de captation de la valeur économique produite par d’autres acteurs ; ici, les journalistes. Géants parmi les géants, Google et Facebook ont une importance de premier ordre sur la réorganisation des informations et par conséquent, sur la manière dont elles nous parviennent. Comme le disait déjà Dominique Cardon dans une interview donnée au Monde en décembre 2015 “On ne réfléchit pas assez à la manière dont Google classe l’information”.

Emprises éditoriales

Comment se passe cette réorganisation ? Si l’on prend la home d’un site d’information, celui-ci classera sans doute les informations suivant des ordres explicites : rubriques thématiques, temps de lecture, les plus partagés / lus, les derniers parus, etc. L’article apparaît ainsi en contexte, lié formellement au reste du site web et ancré dans une ligne éditoriale. En accédant à l’article via un infomédiaire, une partie du contexte se perd. Plutôt, il se voit recréé au sein du site web par lequel on accède à l’article. Ce contexte se trouve totalement uniformisé : la timeline ou la liste dans laquelle il apparaît norment les formes textuelles et si vous pensez à Facebook, seul le logo du journal permet de reconnaître l’énonciateur.

Une quantité de repères, de signes sont sacrifiés sur l’autel de l’uniformité, qui donne pour résultat une grande similarité entre les différents posts, bien que ceux-ci soient de natures et d’énonciateurs différents. Des entreprises privées non-journalistiques (pour le moment) imposent ainsi des règles éditoriales en même temps qu’elles deviennent le nouveau contexte normé au sein desquels circulent les articles. La re-contextualisation s’accompagne alors de règles « éditoriales » : l’écriture de l’article, de son titre, de ses intertitres, sa taille et le moment de publication sont autant de paramètres à prendre en compte pour un bon référencement.

Tout ça pour dire quoi ? Pour expliquer que ces entreprises de la Silicon Valley ont une emprise éditoriale plus forte qu’elles ne le prétendent sur le travail des journalistes. Une part désormais si importante que, lors de l’élection de Donald Trump, bien des regards se sont tournés vers Google et Facebook pour pointer leur mauvaise gestion dans la diffusion de certaines informations. Notamment, la circulation de fake news a été particulièrement importante, sans pour autant que l’un ou l’autre ne canalise leur propagation. Des acteurs malveillants ont ainsi repris les formes et codes des sites de presse et dans la re-contextualisation et le reclassement des infomédiaires, difficile de faire la différence entre un vrai site et un faux.

Mais responsabilités limitées ?

Si les deux entreprises récusent toute responsabilité dans l’élection de Donald Trump (il serait de toute façon bien difficile de quantifier tout cela), Google et Facebook affichent deux manières de gérer la situation. Google continue la politique de l’autruche et se dédouane de toute responsabilité en se considérant comme une “plateforme” (entendez “neutre”) avant tout. Or, le moteur de recherche ne l’est pas, comme le faisait notamment remarquer Carole Cadwalladr le 16 décembre dernier dans The Guardian. Facebook consent, lui, à réfléchir à sa politique vis-à-vis des rédactions, pour peut-être la modifier légèrement.

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Le Facebook Journalism Project, un concept aussi flou que la photo qui illustre son annonce ?

À demi-mot, le réseau social reconnaît sans doute une part de responsabilité dans la mauvaise gestion des fausses informations qui ont circulé pendant les mois de la campagne puisqu’il a annoncé en décembre 2016 The Facebook Journalism Project. Derrière la grandiloquence de ce nom se cache une série de révisions de sa politique des news. Facebook attend le dernier paragraphe pour mentionner, sur son blog, qu’il “continuera à poursuivre ses efforts pour freiner la propagation des fausses informations”.

Cela se traduit par l’ajout d’une option pour l’internaute permettant de signaler une intox. Une fois le signalement effectué, des équipes de fact-checkers dites indépendantes vérifieront l’article en question. Ces dernières font partie de l’initiative du Poynter Institute et ont par conséquent signé ses “règles de principe” visant à harmoniser une charte de déontologie du fact-checking. Facebook intègre de cette manière une tierce partie journalistique pour la vérification des informations. La boîte noire que représente l’algorithme se voit attribuée une surveillance explicitement humaine, aveu d’une automatisation qui montre aujourd’hui largement ses limites.

Reste que les infomédiaires semblent éviter les critiques qui retombent sur les journalistes. Leur communication sur leur prétendue neutralité, leur transparence affichée nous fait oublier que ces géants sont avant tout des médiateurs et qu’en tant que tels, ils altèrent tout ce qui passe par leurs canaux et doivent assumer les responsabilités des conséquences de leurs politiques.

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Audrey Azoulay : « C’est au CSA de veiller au respect de la convention d’iTélé. »

Hier, réponse au Sénat d’Audrey Azoulay, Ministre de la Culture et de la Communication, au sujet de l’avenir de la chaîne iTélé, à une question de David Assouline, Sénateur de Paris. Vice-Président de la Commission de la Culture du Sénat. Secrétaire National du Parti Socialiste chargé de la Culture et de l’Audiovisuel.

La ministre s’en remet au CSA, qui a été saisi par la Société des journalistes d’ITELE et les organisations syndicales du groupe Canal +, via un courrier que L’Observatoire des Médias s’est procuré.

David Assouline :


« Ce matin, les salariés d’I-Télé ont reconduit leur grève, en opposition avec une décision de leur direction contraire à l’éthique et à la crédibilité de la chaîne. Une direction qui recourt à l’intimidation et au mépris, jetant par exemple à la poubelle, le week-end dernier, des effets personnels ou démagnétisant des badges d’accès…

Nous venons d’adopter à l’initiative du groupe socialiste une loi sur l’indépendance des médias. Loi inutile disaient certains… La preuve que non ! La situation à I-Télé illustre les problèmes liés à la concentration des médias, qui conduit à la confusion des genres et à des tentatives de mise au pas des rédactions lorsque des médias passent sous la coupe de grands groupes privés – dont les objectifs et l’activité principale n’ont aucun rapport avec l’information. Les propriétaires et investisseurs ont des droits, mais pas tous les droits…

La quasi-totalité des rédactions sont concernées, qui savent que leur avenir est en jeu. Le groupe socialiste est solidaire des salariés d’I-Télé. Le Gouvernement entend-il répondre à la demande de médiation, pour sortir du blocage ? (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et républicain) »

Audrey Azoulay :

« Le conflit à iTélé dépasse largement le cadre seul de cette chaîne de télévision. Il s’agit d’une question d’éthique, d’indépendance et de liberté. […] Avec Patrick Bloche à l’Assemblée nationale, mais malheureusement sans le soutien de la majorité sénatoriale, nous avons fait voter la loi renforçant l’indépendance et le pluralisme des médias ; ce texte rend obligatoire d’ici 2017, dans tous les journaux, chaînes de télévision et de radio, la conclusion d’une charte de déontologie négociée avec les journalistes. Il s’agit aussi de renforcer la protection des sources et les lanceurs d’alerte. Ce n’est pas au Gouvernement de dire si tel ou tel animateur a sa place sur les antennes d’I-Télé, mais au CSA de veiller au respect de la convention en contrepartie de laquelle une fréquence a été attribuée à la chaîne. Il a été saisi.

Enfin, les voies normales du dialogue social n’ayant pas été respectées, un travail de médiation sociale a été lancé avec la direction régionale du travail, toujours sur place, pour renouer le dialogue. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et républicain) »

Mais cela devient urgent :

 

Mise à jour de 11h05 :

Itélé maintient sa grève pour une 12ème journée consécutive :

 

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Front National : après la Voix Du Nord en 2015, « Le Monde » alerte ses lecteurs

Quand et comment les grands médias vont-ils se positionner vis-à-vis du Front National?

Jacques Hardoin, directeur général du groupe Rossel-La Voix, avait expliqué au « Monde » la démarche du quotidien La Voix du Nord, qui avait pris position contre le FN aux régionales.

Dans Le Monde daté du mardi 25 octobre 2016, Jérôme Fenoglio, directeur du Monde alerte à son tour les lecteurs du quotidien sur la réelle nature du discours de Marine Le Pen, et détaille comment le journal détricotera la campagne de la présidente du Front National. (Le directeur du monde avait lui aussi, signé, un édito « Le Front national, cette imposture » en 2015)

Pas dupe sur la pipolisation de la présidente du Front national :

Elle a aussi multiplié les incursions dans les contrées, dont elle fut si longtemps bannie, de la politique spectacle et de la  » pipolisation  » – le dernier épisode avec l’émission  » Ambition intime  » sur M6, le 9 octobre.

Ces mouvements correspondent à une stratégie de banalisation […] pour ne plus se contenter de perturber le système politique, comme le faisait son père, mais bien de conquérir le pouvoir.

 

Décortiquer la doctrine politique de Marine Le Pen

Si [Marine Le Pen] a réduit les outrances, elle partage les mêmes obsessions [que son père] : celles d’une nation organique tout au bord de sombrer parce qu’elle est rongée par un mal intérieur – l’immigration –, menacée par un ennemi extérieur – l’Europe – et trahie par ses élites. Elle joue sur les mêmes ressorts : l’exploitation de la peur et des passions tristes d’un certain nombre de citoyens.

Jérome Fenoglio précise la ligne de son quotidien

Tout au long de la campagne présidentielle, Le Monde maintiendra le principe qu’il s’est fixé depuis de nombreuses années : aucune tribune de Marine Le Pen, ou d’un hiérarque du FN, ne sera publiée dans ses colonnes ou ses publications numériques. Cette ligne éditoriale ne signifie pas qu’il faille minimiser, voire passer sous silence, la parole lepéniste. Nous couvrirons le FN avec la même rigueur, les mêmes règles, la même exigence que les autres partis politiques. Nous en rendrons compte avec tous les outils dont nous disposons : l’entretien, l’enquête, le reportage ou le portrait.

Lire l’article écrit par Olivier Faye et Les Décodeurs dans la partie abonnés du MondePourquoi le discours de Marine Le Pen reste profondément d’extrême-droite , avec point par point, les idées du FN décryptées :

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Bernard Mourad veut « éviter à la France l’embarras d’un non-choix » et rejoint Emmanuel Macron

Gilles Fontaine l’annonçait en exclusivité dans Challenges :

Bernard Mourad, le patron d’Altice Media Group va abandonner ses fonctions dans les prochains jours pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron comme conseiller spécial. Son départ, confirmé par plusieurs sources, devrait être annoncé officiellement dans les prochains jours. Ce proche de Patrick Drahi a choisi de démissionner pour éviter tout conflit d’intérêt dans ses nouvelles missions auprès de l’ex ministre de l’Economie, un ami de plus de 15 ans.

L’intéressé s’en est expliqué sur Facebook :

bernard-mourad-fb-sourceChers amis,

j’ai décidé de démissionner de toutes mes fonctions au sein du groupe Altice afin de me consacrer pleinement à un engagement citoyen, en tant que conseiller spécial auprès d’Emmanuel Macron.

J’ai eu l’honneur, comme Président d’Altice Media Group, puis Vice-Président de SFR Presse, Directeur Général Adjoint de SFR Media et responsable du développement d’Altice Media International, de travailler avec des équipes de très grande qualité et de participer à la construction d’un groupe de médias et télécoms de premier plan. À ce titre, je tiens à remercier chaleureusement Patrick Drahi pour sa confiance et son amitié depuis plus de 10 ans.

Pour des raisons d’éthique personnelle et professionnelle, j’ai considéré que mon engagement auprès d’Emmanuel Macron était incompatible avec l’exercice de fonctions dirigeantes dans un groupe de médias. C’est pourquoi j’ai demandé que ma démission prenne effet immédiatement, en renonçant à toute rémunération. Je précise par ailleurs que j’exercerai mes fonctions auprès d’Emmanuel Macron à titre bénévole, et ne percevrai aucune rémunération publique ou privée à ce titre.

Au-delà de l’amitié qui nous lie depuis plus de 10 ans, j’ai décidé de m’engager pleinement auprès d’Emmanuel Macron car la situation du pays exige, à mes yeux, une mobilisation de toutes les forces vives de la société civile, trop longtemps éloignées de la vie publique par un système partisan archaïque, enfermé dans des clivages désormais dépassés, des postures tacticiennes et artificielles qui ne visent le plus souvent qu’à l’auto-préservation de positions statutaires plutôt qu’à la construction d’un projet politique ambitieux pour les générations futures.

D’où une profonde défiance de nos concitoyens vis-à-vis d’une classe politique enfermée dans l’entre-soi, incapable d’auto-critique et de renouvellement. D’où, aussi, une montée en puissance sans précédent des extrémismes, sur fond de débats identitaires souvent grossièrement instrumentalisés, qui conduisent à diviser notre pays au moment où nous devrions – plus que jamais – nous rassembler. Et retrouver un horizon commun, un véritable projet de société dans un monde en pleine transformation et en quête de sens.

De par mon parcours personnel, j’entretiens un rapport passionnel à la France. Cette France qui m’a accueilli à l’âge de deux ans, protégé d’une guerre civile, permis d’être éduqué dans Ies écoles de la République et de bénéficier de cet ascenseur social- qui est désormais, hélas, en panne. C’est cette France que je souhaite à mes enfants et à tous les enfants de France, quelles que soient leurs origines. Et c’est aussi pour cela que j’ai décidé de m’engager — comme citoyen et comme père.

Une nouvelle offre politique, authentiquement progressiste, fondée sur l’égalité des chances et des opportunités, récompensant le risque plus que la rente, ouverte sur le monde tout en demeurant fidèle à notre histoire et à nos valeurs, est aujourd’hui nécessaire pour transformer profondément notre pays. Pour le refonder et le réconcilier.

Partout en Europe et dans le monde, le changement est à l’oeuvre, tant d’un point de vue générationnel qu’idéologique — la France fait exception.

Chacun, à sa mesure et selon ses moyens, peut contribuer à ce renouveau démocratique, et éviter à notre pays l’embarras d’un non-choix — ou pire -dans 7 mois. J’ai décidé d’y prendre ma part aux côtés d’Emmanuel Macron.

BM

Source : Libération

élections américaines

Élections américaines : CNN 1ère marque d’info mondiale

CNN est la source privilégiée à l’international pour s’informer sur les élections américaines, affichant des records d’audiences en TV et sur le digital.

Selon une étude réalisée par le cabinet indépendant Toluna à l’initiative de CNN International Commercial, CNN est le média international de référence sur la couverture des élections américaines. La chaîne bénéficie d’un fort intérêt de la part du public mondial pour cette présidentielle comme le révèle cette étude menée dans 23 pays.

L’étude globale CNN consacrée aux élections américaines réalisée par le bureau d’études Toluna a été menée en mars 2016 auprès de 4 792 adultes dans 23 pays en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique Latine et en Asie-Pacifique (+Canada). En Europe, 1 260 entretiens ont été menés dans 6 marchés différents ; au Moyen-Orient et en Afrique, 827 entretiens dans 4 marchés ; en Amérique Latine, 839 entretiens dans 4 marchés ; et en Asie-Pacifique (+ le Canada), 1 656 entretiens dans 8 marchés.

Élections américaines : CNN 1ère source d’info internationale

D’après les résultats de cette enquête, 51% des personnes interrogées citent CNN en tant que première source d’information internationale sur les élections US. La chaîne devance ainsi ses concurrents BBC cité à 19%, Reuters (5%) et Sky News (4%).

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

 

La couverture éditoriale de ce sujet sur CNN est bien perçue : 66% des sondés la trouvent claire et synthétique ; présentée avec une réelle expertise (64%) ; pertinente (64%), suscitant l’engagement (62%), et 60% la considèrent comme la référence.

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

Sur quelle plateforme ?

Si 78% des répondants affirment avoir regardé ou lu du contenu lié à la présidentielle US sur CNN, les plateformes de consommation varient avec une préférence à 50% pour la télévision, suivie du site internet de CNN à 31%. Le public suit également cet événement à 14% sur les réseaux sociaux et à 8% via l’application CNN.

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

L’étude s’est également focalisée sur les raisons d’un tel intérêt du public international vis-à-vis des élections américaines. Si pour 68% d’entre eux elles sont considérées comme importantes pour le monde dans son ensemble, 47% des répondants s’intéressent à l’importance qu’elles recouvrent pour leur propre pays. Ils sont également 35% à considérer que ces élections leur permettent de mieux comprendre le système politique américain et 33% à s’y intéresser pour la personnalité des candidats.

Source : Cnn.

Marie-Christine Saragosse, PDG de France Medias Monde

[VIDEO] ITW Marie-Christine Saragosse (France Médias Monde), qui signe un premier COM avec l’État

France24 conviait la presse vendredi pour présenter son opération « Le tour de l’Europe ». À la veille des élections européennes du qui se tiendront du 22 au 25 mai prochain, France 24 emmène ses téléspectateurs à la découverte du continent et de ses multiples enjeux, à travers 40 reportages, en français, en anglais et en arabe, en tournage du 2 au 30 avril 2014.
À cette occasion, j’ai pu interroger la « nouvelle » (1 an et demi) présidente directrice générale de France Médias Monde, Marie-Christine SARAGOSSE qui, demain mercredi 9 avril, à 11 h 45 au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, avec le Ministère de la Culture et de la Communication signera le premier contrat d’objectifs et de moyens 2013-2015 entre l’État français et France Médias Monde, au Quai d’Orsay.

Elle en est fière, et elle a raison :

Après avoir parcouru  :
– les États-Unis à l’occasion de l’élection présidentielle (novembre 2012);
– les routes de France sur le parcours de la Grande Boucle (juin 2013);
– le Maghreb (octobre 2013);

Les six journalistes (femmes, cf vidéo) de France 24 partiront pour un périple de 3000 kilomètres à travers l’Union Européenne.

Deux équipes de reportrices  :

Julie Dungelhoeff
Aurore Cloe Dupuis
Mayssa Awad

Alix Le Bourdon
Claire Williams
Donia Nouar

Ce carnet de route donnera lieu à 40 reportages qui seront diffusés dès le mois de mai prochain dans un « Journal de l’Europe » quotidien.
Ce rendez-vous sera animé chaque jour sur les trois chaînes de France 24 par  :

Caroline de Camaret (en français);
Christophe Robeet (en anglais);
Salim Badaoui (en arabe).

Planning prévisionnel des tournages « Tour de l’Europe »

Paris du 02 au 04 avril
Lille du 05 au 06 avril
Bruxelles du 07 au 09 avril
Porto du 07 au 09 avril
Maastricht du 10 au 12 avril
Bilbao du 10 au 13 avril
Berlin du 14 au 16 avril
Prague du 17 au 19 avril
Varsovie du 21 au 23 avril
Home du 21 au 24 avril
Londres du 26 au 30 avril

À signaler, demain aussi :

Mercredi 9 avril, France 24 et RFI proposent en exclusivité le premier face-à-face européen entre Martin Schulz, candidat des Socialistes et Démocrates, et Jean-Claude Juncker, candidat du PPE.

Ce duel au sommet sera diffusé en direct le 9 avril sur France 24 à 17h10, et sur RFI à 19h10. Pendant 50 minutes, ils répondront en français aux questions de Caroline de Camaret (France 24) et de Dominique Baillard (RFI).

Qui pour succéder à José Manuel Barroso ? Face à la crise de la dette, de l’Euro et la montée du chômage, que proposent les deux grands partis européens ? Quelles sont leurs réponses face à la montée de l’Euroscepticisme ?

Les internautes pourront également suivre ce débat en direct et en intégralité sur FRANCE24.COM et RFI.FR.

Avec #VidéoVilles, le #JDD s’associe avec 7 écoles de journalisme de province pour les #municipales

« VidéoVilles », les municipales 2014 par des jeunes reporters? C’est en effet à l’occasion des élections municipales de 2014, que le JDD diffusera sur ses différents supports des reportages vidéo de 7 écoles de journalisme de province reconnues. Toutes les semaines à partir du mois de janvier, des étudiants de chacune de ces écoles réaliseront des reportages, enquêtes et des interviews vidéo sur l’actualité d’une vingtaine de villes, de personnalités candidates ou observatrices.
VideoVilles

 

L’AEJC à Cannes, l’EJDG à Grenoble, l’IUT à Lannion, l’ESJ à Lille, le CUEJ à Strasbourg, l’EJT à Toulouse, l’EPJT à Tours, sont les 7 écoles qui participeront à ce projet en collaboration avec Le Journal du Dimanche, permettant ainsi un maillage complet du territoire. Chacune couvrira son territoire en fonction des enjeux locaux, des personnalités et de l’actualité.

Les contenus ainsi produits par les étudiants seront diffusés et valorisés à la fois sur lejdd.fr, en réalité augmentée sur smartphones via l’application « JDD à la une » et aussi sur l’édition iPad enrichie du JDD. Toutes les vidéos seront relayées dans la version papier du journal.

Cette opération « VidéoVilles » se déroulera du 26 janvier (à deux mois du premier tour) au 30 mars (jour du second tour) ; soit 10 parutions du JDD papier.

Ce projet réalisé conjointement entre le JDD et les écoles de journalisme sera l’occasion pour les étudiants d’expérimenter une véritable relation professionnelle avec un titre de presse. Chaque vidéo diffusée donnera lieu à une rémunération pour l’association des étudiants de chaque école.

Pour Jérôme Bellay, directeur du JDD, « Il s’agit, pour ces élections municipales, de mettre les étudiants en condition réelle de reportage et de diffusion dans un média national. Et de valoriser leur ancrage local tout en bénéficiant de leur connaissance du terrain. »

Voici le communiqué de presse du groupe Lagardère Active :

Le Figaro inaugure un format vidéo avec Yves Thréard qui interpelle une personnalité… mais qui ne tweete pas sa question

Ainsi donc, ce midi, le site du Figaro a lancé un nouveau format.

L’éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction, Yves Thréard, pose une question, via un message vidéo.

monsieur-fabius-repondez-moi

Très bien.

Mais lorsque la personnalité en question a un compte twitter, ne faudrait-il pas immédiatement que @yvesthreard envoie un tweet perso @LaurentFabius avec le lien vers la vidéo?

Je pose la question…

France-Allemagne: Qui a les médias les plus proches du pouvoir?

Connivence se dit en allemand “heimliches Verständnis», litéralement l’entendement secret. Quand il s’agit des médias et du monde politique, on assimile ce mot à une sorte de complicité, d’amitié qui lierait les deux. Souvent cités en exemple les Allemands ont-ils des leçons à donner aux journalistes français?

Cette semaine Jean-Claude Dassier, ancien patron de l’information de TF1 et ancien directeur général de LCI, faisait la tournée des plateaux pour présenter son livre «Connivences. Dans les coulisses de l’info et du foot». On se passera de son analyse footballistique et passons directement au gros du sujet.

Interviewé par Anne-Elisabeth Lemoine dans l’Edition Spéciale de Canal +, Dassier déclarait sans aucune gêne apparente:

«Ca ne vous surprend pas quand même! C’est pas un péché mortel. Il est naturel quand vous faites un métier de journaliste politique d’avoir des connivences entre guillemets avec le personnel politique.»

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Après avoir vu cet entretien surprenant pour un étudiant en journalisme franco-allemand, j’ai voulu en savoir plus sur les rapports qu’entretenaient les médias allemands avec leurs Politiker et quelles leçons pouvions-nous en tirer.

  • Conférence de presse présidentielle vs Bundespressekonferenz(0 – 1)

Dans son livre, La presse en France et en Allemagne. Comparaison de deux systèmes, Valérie Robert, maître de conférence à Paris 3 revient sur le journalisme de connivence à la française.

 » C’est en général ce qui frappe les journalistes étrangers en France, Souvent, les journalistes français font preuve d’une attitude révérencieuse envers les autorités, ne posant pas de question qui dérange, ne forçant pas les portes pour obtenir des informations« 

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La conférence de presse du président à l’Elysée le 16 mai 2013

Face aux conférences de presse organisées par l’Elysée, où les journalistes triés sur le volet posent des questions aussi anticipées que les réponses, le point ne peut aller qu’aux journalistes allemands qui organisent et président les conférences de presse fédérales dans un bâtiment prévu à cet effet.

Le bâtiment du Bundeskonferenzpresse à Berlin
Le bâtiment du Bundeskonferenzpresse à Berlin

Les journalistes allemands sont très réticents à toute tentative d’ingérence de la part des politiques. Dans les Nouveux Chiens de Garde, Serge Halimi rapporte une histoire qui conduisit Jérôme Clément, alors président d’Arte, à annuler une émission où François Mitterand et Helmut Kohl devaient intervenir. La direction de la chaîne avait décidé  de «soumettre à MM. Kohl et Mitterrand une liste des journalistes susceptibles de les interroger. En Allemagne, le procédé choqua (…) Négocier avec la Chancellerie pour choisir un journaliste heurtait les règles de l’indépendance du journalisme en Allemagne »

  • PQN parisienne vs Überregionale Zeitungen ( 0 – 2 )

A cela, il faut ajouter une double-proximité : sociale et géographique. Commençons par la deuxième, les rédactions des quotidiens nationaux tout comme les parlementaires et les autres politiciens sont établis à Paris. Venant de parcours très similaires, les fameuses voies royales, ils se sont déjà côtoyés sur les bancs de Sciences-Po ou d’autres IEP, ce qui bien entendu va faciliter des familiarités allant du tutoiement jusqu’à la vie privée partagée.

En Allemagne, la presse quotidienne nationale est quasi-inexistante. Le paysage médiatique est structuré par région. Cette structure fédérale permet aux rédactions des grands titres de se tenir à l’écart de toute influence de la capitale politique. Ainsi les connivences qui existent entre les correspondants à Berlin et les politiques sont soumises à un filtre géographique.

  • Journalisme d’investigation vs Auskunftsanspruch (1 – 2)

Les institutions allemandes sont tenues par l’ Auskunftsanspruch, le droit à l’information, de fournir aux journalistes les informations qu’ils demandent gratuitement. L’Auskunftsanspruch est relatif aux régions mais globalement il garantit le mêmes droits aux différents médias allemands. S’ils venaient à en être empêchés, les journalistes allemands peuvent faire appel à la justice.

Ainsi en 2008, le journaliste Stefan Heiser a poursuivi l’Université Libre de Berlin, qui ne lui fournissait pas des informations à propos d’une entreprise privée qui avait contactée certains élèves de l’université. Le déroulé de l’enquête est disponible sur le blog du journaliste.

Toutefois, en février 2013, le service fédéral allemand a été autorisé de refuser de donner des informations sur le passé nazi de certains de ses employés à un journaliste du quotidien BILD.

En France, en réaction au journalisme de complaisance s’est développé un journalisme d’investigation très agressif, auquel répondent traditionnellement les hommes politiques avec des attaques pour diffamation. Cette pratique, non sans risque pour les rédactions, vaut bien un point pour le journalisme d’investigation français, pas assez développé en Allemagne.

  •  » En Off »vs Unter drei

Dans un article de la taz paru en 2006, la correspondante autrichienne du Standard, dressait un portrait des différentes formes de citations que présentent les hommes politiques allemands.

L’unter eins c’est ce qu’on peut citer. L’unter zwei où le politicien ne doit pas être cité directement. Ce qui correspond à du “dit-on à Berlin”. L’unter drei enfin sont les informations qui peuvent ne servir qu’en arrière-plan, une sorte de “off” à la française.

En France le discours en off présuppose une certaine confiance entre le journaliste et l’homme politique. De la nécessité d’entretenir de bons rapports avec son carnet d’adresse.

Il est difficile de donner le point dans ce cas.

  • La tête baissée face à la relecture

«Symboliquement, avec la relecture, on tombe vite dans la révérence, dans la connivence» déclarait un journaliste à Libération en 2012.

Face à la relecture d’articles, les deux pays sont confrontés à une perte de la spontanéité. Afin de s’assurer des autorisations d’interviews les journalistes des deux pays n’ont d’autres choix que de faire relire, voire de renégocier, les interviews par les services de presse des politiciens. Pas de point à donner ici non plus.

  • Résultat final: 2 – 1 pour l’Allemagne

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S’il est difficile de différencier le journalisme à la française de son voisin allemand sur ces deux derniers points, on constate que la centralisation du pouvoir politique et des médias encourage la connivence entre ces deux acteurs.

Pour se protéger de l’influence politique les deux pays ont su développer des stratégies différentes: les médias allemands sont dotés d’une barrière géographique qui leur permet de se tenir à l’écart de la sphère politique berlinoise ainsi que d’une législation en faveur d’une plus grande autorité. Toutefois le cas évoqué avec le quotidien BILD montre que cette législation n’est plus tout à fait garantie.

On peut donc recommander aux Allemands de continuer à développer le journalisme d’investigation, seul moyen qu’ont trouvé les médias français pour coincer leurs amis politiciens.

 

Jacques PEZET, Etudiant en master de journalisme franco-allemand à Paris 3.
http://jacquespezet.tumblr.com/cv
http://zadigetwerther.tumblr.com blog d’actualités franco-allemandes

FN d’apparence, le grand makeover de Marine Le Pen

J’ai un complexe du Front National qui fait que je bondis immédiatement dès que j’apprends une nouvelle sortie verbale scandaleuse de l’un de ses cadres, élus ou militants ou bien dès que je perçois une tentative de banalisation du parti dans les médias, du coup la plupart du temps je me retrouve à faire le jeu du parti d’extrême droite dont la victimisation a toujours été le modus operandi dans les médias. Par trois fois ces derniers jours je me suis fait prendre au piège.

Hier ELLE publiait sur son site dans la rubrique ELLE MAN un portrait ironique mais maladroit de Maximilien Delvallée dédié à Julien Rochedy le directeur du Front National Jeunesse tournant autour de son physique qu’on peut trouver avantageux où le journaliste se demandait si justement son physique pouvait éluder son propos. Je me suis emporté contre ELLE parce qu’ échaudé par le magazine qui depuis quelque temps multiplie ce que la rédaction considère comme des gaffes sur les sujets raciaux mais dont la répétition devient gênante pour ne pas dire plus. L’article de Maximilien Delvallée n’apparaît d’ailleurs apparemment plus sur le site après avoir provoqué un tollé chez les partisans du FN comme chez ses opposants sur les réseaux sociaux. Il a été remplacé par un texte « à propos de l’article sur Julien Rochedy« , parlant d’un ton « maladroit et inapproprié ». Voici l’article retiré du site Elle Man (à partir de deux copies d’écran trouvées sur Twitter) :

article-julien-rochedy

Je n’ai pas été le dernier et j’ai réagi vivement en m’arrêtant à la photo où Julien Rochedy pose tel un mannequin pour un sent-bon pour les dessous-de-bras avant de lire l’article, ne comprenant pas comment on pouvait participer ainsi à banaliser voire à glorifier le FN. Ma réaction ainsi que celle de toutes celles et ceux qui ont été également choqués montre que pour les journalistes comme pour les humoristes le FN est toujours un casse-gueule. Maximilien Delvallée a subi l’agacement provoqué par le mensonge du FN qui tente plus que jamais de changer son image à défaut de changer ses idées qui sont bel et bien les mêmes qu’à la création du parti en 1972 par Jean-Marie Le Pen. Comme le rappelait brillamment Didier Porte dans son billet d’hier, les mines patibulaires des anciens OAS et autres qui l’entouraient n’arrangeaient rien l’image du parti d’extrême-droite qu’il ne faut d’ailleurs plus qualifier comme tel sous peine de poursuite de la part de sa présidente qui tente un lifting du FN en oubliant qu’en matière de chirurgie esthétique quand on en fait trop ça se voit encore plus et ça provoque l’effet inverse à celui souhaité : non seulement on ne trompe personne mais en plus on a l’air ridicule. Il n’y a pas à dire Julien Rochedy ou encore Marion Le Pen présentent mieux qu’Alexandre Gabriac bien que les idées soient les mêmes.

En apprenant que des homosexuels se présentaient sur la liste du FN dans le IIIeme arrondissement de Paris, ma première réaction a été « connards » et « traîtres » et encore une fois je tombais dans le piège. Je m’en suis aperçu en lisant le commentaire d’une des personnes en question, un mannequin pour sous-vêtements Armani laissé sur la page Facebook d’un journaliste à Têtu qui relayait l’information. Les homosexuels qui s’indignaient de sa présence sur cette liste étaient à ses yeux des censeurs sectaires qui lui refusaient d’exprimer le droit de s’exprimer librement, que la sexualité des gens était de l’ordre de la sphère privée et n’avait rien à voir avec son engagement. C’est pour cela que je ne rapporterais donc pas son nom ici puisqu’il ne souhaite pas cette étiquette, qu’il n’accordera donc pas d’interviews en tant que « gay du FN » ni ne participera à des sujets télévisés ou rédactionnels comme « Ces gays au FN » par exemple puisque ses propos nous rassurent sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un pink washing dans le but de ramener le vote gay au FN ni de lisser l’image du parti. Non. Il le dit lui-même, ça n’a rien à voir avec son engagement. Prenons-en donc acte et nous jugerons de sa bonne foi dans les mois prochains. De plus c’est un non-événement total puisqu’il y a toujours eu des homosexuels au FN, Jean-Marie Le Pen le disait lui-même (de mémoire) « Bien sûr que nous avons des homosexuels au Front National mais ce ne sont pas des folles, ils savent se tenir voyez-vous ». Didier Lestrade avait abordé le sujet l’année dernière dans son livre « Pourquoi les gays sont passés à droite ? » et le fait est comme le dit si justement le journaliste Marc Endelweld, c’est toute la société française qui a basculé à droite. Donc la présence d’homosexuels au FN n’est qu’un effet de pourcentage représentatif de la population.

Autre emportement, Stéphane Ravier candidat FN à la mairie de Marseille. Ses propos mal rapportés lors de l’émission « Salut les terriens » ont finalement fait le jeu du FN qui a pu dénoncer une cabale et une manipulation des médias visant à discréditer leur candidat. Non Stéphane Ravier n’a jamais dit que le viol était un rapport amoureux comme un autre au premier degré, il faisait l’analogie imbécile et déplacée entre la consommation de drogue qui relève du choix avec le viol qui est un crime. Du coup ce qui était suffisant pour démontrer son ignorance des deux sujets lui a permis de se poser en victime par un effet pervers.

Tout l’art du FN est de savoir faire feu de tout bois, de manipuler, pervertir les faits et les propos à son avantage afin de se positionner en outsider seul et contre tous et en particulier les médias alors que le FN et les Le Pen n’ont toujours existé que par les médias, on peut même dire que le talent de Jean-Marie Le Pen héritier sans profession, est celui d’orateur et de savoir utiliser les médias ce qui aujourd’hui en ferait l’équivalent d’une Nabilla par exemple. Marine a hérité du talent de son père, la bourgeoise en Desigual qui chante du Dalida pour faire peuple mais qui vit au château et dont le parcours professionnel est plus qu’opaque et qui elle aussi semble avoir un complexe du FN tant sa volonté de changer la forme du parti relève plus de la stratégie marketing que de l’Œdipe.

Difficile de parler du FN sans se retrouver dans un piège à doigts chinois qui ne fait que bénéficier au parti, lui permettant de dénoncer des lobbys imaginaires. Maximilien Delvallée en a fait l’expérience. Plus on proteste et plus on a l’impression de participer à la montée du FN. La normalisation tant souhaitée est là, on gomme l’appellation extrême droite, on refait le casting parce qu’on a tout compris au marketing. Tout cela montre bien qu’à terme l’ambition de Marine le Pen est d’abandonner le nom FN trop connoté pour peut-être adopter celui de MLP, par exemple pour mouvement pour le peuple reprenant aussi les initiales de la présidente héritière-fille de. Mais comme du rouge à lèvres sur un cochon que du sucre sur une crotte de chien, ça ne change ni ne changera rien à ce qu’est, a été et sera le parti des Le Pen. Rappelons-nous de Saint-Exupéry quand il disait que « l’essentiel est invisible pour les yeux », cela s’applique aussi bien à la beauté intérieure rendue invisible par une apparence peu avenante qu’à toute l’horreur du monde dissimulée dans un nouvel emballage clinquant.

 

Philippe DOUX-LAPLACE
« Né le même jour que le Dr Alzheimer. J’aime, je m’intéresse, j’écoute, j’apprends, je gagne ma vie. Je donne mon avis aussi…quand on me le demande. Comme tout le monde. »