Catégorie : Politique

Loup-Bureau

Pour la libération (rapide) de Loup Bureau, emprisonné en Turquie

Des sociétés de journalistes ont demandé la libération de Loup Bureau, emprisonné en Turquie. L’Observatoire des Médias se joint à ce mouvement et relaie l’appel de ces SDJ.

Alors que la Turquie a multiplié ces dernières semaines l’achat d’espaces publicitaires dans plusieurs médias français et internationaux pour vanter la grande « démocratie » qu’elle est censée être, le régime d’Erdogan multiplie la répression contre les journalistes.

Dernier exemple en date, l’arrestation de Loup Bureau, 27 ans, détenu depuis le 26 juillet. Ce journaliste indépendant a été arrêté à la frontière irakienne en possession de photos (datant de 2013 prises dans le cadre d’un reportage diffusé sur TV5Monde) le montrant avec des combattants kurdes syriens.

Nous, SDJ, demandons sa libération. Cette détention s’ajoute à celles de Mathias Depardon, arrêté en Turquie au début du mois de mai et emprisonné durant trente jours en mai 2017, et d’Olivier Bertrand, détenu pendant trois jours en novembre 2016.

Nous n’oublions, bien sûr, pas la situation de nos confrères turcs qui exercent leur métier dans des conditions difficiles. Des mandats d’arrêt viennent d’être émis contre 35 d’entre eux. Ils sont accusés d’avoir fomenté le putsch raté de juillet 2016. Des procès sont, par ailleurs, actuellement en cours pour une vingtaine de journalistes du plus ancien quotidien turc, Cumhuriyet. La peine maximale encourue est de quarante-trois ans de prison.

Enfin, depuis le 3 août, le journaliste turco-suédois Hamza Yalcin, 59 ans, est emprisonné en Espagne. Ce journaliste très critique à l’égard d’Ankara a été arrêté à Barcelone par les autorités espagnoles pour avoir « insulté » Erdogan. La justice doit se prononcer sur une éventuelle extradition.

La Turquie est placée 155e sur 180 par Reporters sans frontières en matière de liberté de la presse. Plutôt que d’acheter de la publicité dans les journaux français, libérez Loup Bureau ! Les démocraties n’emprisonnent pas les journalistes qui font leur travail.

La liste des premiers signataires :
TV5Monde
Libération
Le Figaro
France 24
France 2
Télérama
Le Monde
RTL
Première Lignes
Les Echos
France 3
Le Point
Radio France
Mediapart
L’Obs
Les Jours
Challenges
Radio France Internationale
Prix Albert Londres
JT de M6
AFP
Reporters sans Frontières
La TéléLibre
TV Presse
Envoyé Spécial (France 2)
TF1
RMC
Abaca Press

lara-trump-propagande

Real news vs Fake news : La belle-fille de Trump présentatrice en chef de la propagande

« Je parie que vous n’avez pas entendu parler de tout ce qu’a accompli le Président cette semaine à cause de toutes les fake news qui circulent. »

Ces mots sont de Lara Trump, la belle-fille de Donald J. Trump, introduisant une vidéo publiée sur la page Facebook du président des États-Unis.

La vidéo est accompagnée d’un statut on ne peut plus explicite : « Want to know what President Trump did this week? Watch here for REAL news! » 

On est jamais mieux servi que par soi-même. Ou par ses proches. Au moment même où Fox News est accusée d’avoir publié de fausses informations sur demande de Trump,  cette vidéo est la première livraison d’une espèce de journal des « vraies nouvelles », Lara Trump ayant promis ici que leur rythme serait hebdomadaire. 

Non content d’avoir les faveurs régulières d’une Fox News qui loue à longueur d’antenne les péripéties du nouvel occupant de la Maison-Blanche,  Trump fait un pas de plus dans la propagande.

Il parait que l’Elysée veut son propre média. 

Violences à Jérusalem : une vidéo d’Al-Jazeera pleine de raccourcis et d’erreurs

« Israël affirme qu’Al-Jazeera, armée de caméras, incite à la violence à Jérusalem. C’est un mensonge. Voici la vérité. »

Benjamin-Netanyahu-vs-Al-JazeeraDans une réponse claire aux attaques du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, qui promettait mercredi dernier de faire son possible pour fermer et expulser Al-Jazeera d’Israël en raison de son « incitation continue à la violence autour de la crise du mont du Temple », un journaliste de la chaîne qatarie publiait vendredi matin une vidéo explicative sur cette dernière flambée de violence qui a coûté la vie à onze personnes :

Seul problème – outre le fait que le journaliste n’a pas estimé utile de donner, ne serait-ce qu’une seule fois, la parole aux Israéliens – la vidéo est truffée d’erreurs factuelles, d’omissions volontaires et d’interprétations biaisées.

Nier aux juifs tout attachement avec le mont du Temple

Dès son introduction, le journaliste rappelle que la mosquée Al-Aqsa est le troisième lieu saint de l’islam. Il n’est pourtant jamais fait mention du caractère doublement sacré de l’esplanade des mosquées (mont du Temple pour les juifs), aussi considéré comme le premier lieu saint du judaïsme. Si cette « omission » sert de trame narrative tout au long du documentaire, elle prend une tout autre dimension lorsque le journaliste explique qu’il va pénétrer dans l’enceinte de l’esplanade malgré les portiques de sécurité pour procéder à des vérifications « après avoir entendu que des colons juifs auraient été autorisés à entrer, malgré l’interdiction des rabbins ».

Une phrase représentative de la confusion dangereuse qui nourrit la rhétorique incendiaire de certains extrémistes. Car, si seuls les musulmans ont le droit de prier sur l’esplanade, les juifs ont parfaitement le droit de s’y rendre en visiteurs, comme le stipule le statu quo en vigueur depuis 1967. Les « interdictions rabbiniques » évoquées dans le documentaire concernent seulement quelques communautés ultra-orthodoxes, mais ne sont en aucun cas une majorité ni ne font office de loi.

Rabbinical-rulings-Al-Jazeera

Elles sont cependant encore régulièrement utilisées à des fins de propagande par ceux qui souhaitent nier aux juifs tout attachement historique, culturel et religieux avec le mont du Temple. Propagande appuyée par l’utilisation du terme « colons juifs » sans savoir si ces personnes vivent ou non à l’intérieur des frontières israéliennes reconnues par la communauté internationale et qui laisse donc sous-entendre, au mieux, que chaque Israélien qui pose le pied sur ce lieu saint est un envahisseur, au pire, que tous les juifs sont des colons en Israël.

Accuser Israël

Le journaliste poursuit son sujet en justifiant la colère des musulmans et des Palestiniens par l’installation de portiques de sécurité mais, autre oubli de taille, n’évoque pas la raison pour laquelle Israël a décidé d’installer des détecteurs de métaux à l’entrée de l’esplanade des mosquées : le 14 juillet dernier, deux policiers druzes israéliens sont abattus par trois Arabes israéliens. Des enregistrements de caméras de sécurité rendus publics par la police israélienne montrent que les assaillants se sont servis d’armes à feu, introduites dans l’enceinte du lieu saint par un complice.

Au fil de son explication, le journaliste affirme également que les Palestiniens ont continué de se révolter après le retrait de ces détecteurs de métaux jeudi dernier, car ils ont été « remplacés par des caméras de sécurité ». Ce qui est faux. Portiques et caméras ont été installés et retirés en même temps. S’il est vrai que le cabinet de sécurité israélien a bien évoqué l’installation possible d’un système de surveillance intelligent en remplacement, rien n’a encore été entériné et encore moins installé.

Aujourd’hui, contrairement à ce que ce document laisse entendre, la situation sécuritaire autour de l’esplanade des mosquées est redevenue la même qu’avant l’attaque du 14 juillet dernier. En outre, les affirmations de la femme interviewée à partir d’une minute et trente secondes, selon lesquelles elle n’a pour le moment pas le droit de pénétrer Al-Aqsa sont également erronées.

Check-Al-Jazeera

Israël, depuis le début de cette nouvelle crise, n’a jamais interdit aux femmes d’accéder à la mosquée. Seuls les hommes de moins de 50 ans se sont vus interdire par deux fois l’accès à la prière du vendredi en raison des émeutes meurtrières qui ont secoué Jérusalem-Est et plusieurs villes de Cisjordanie.
En revanche, le Waqf (autorité religieuse musulmane gardienne des mosquées de l’esplanade), a quant à lui interdit aux fidèles de passer les portiques de sécurité et de se rendre sur l’esplanade.

Vieilles polémiques

« Beaucoup de Palestiniens et de musulmans dans le monde ont peur que le lieu saint soit menacé », affirme encore le journaliste avant de revenir sur la visite de l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon (alors simple député) sur le mont du Temple, dans une référence à peine voilée à la seconde Intifada. Le journaliste va même jusqu’à justifier cette peur par les fouilles archéologiques et les excavations israéliennes « qui n’arrivent pas à légitimer la revendication juive sur le mont du Temple ».

AJ+ rebuild that temple
Sans que cela ne remette en question la dimension sacrée d’Al-Aqsa pour les musulmans, est-ce réellement utile de rappeler que la présence de deux temples juifs sous l’actuelle esplanade des mosquées est un fait archéologiquement incontestable ?

Depuis toujours, Israéliens et Palestiniens s’accusent mutuellement de détruire les vestiges archéologiques qui prouvent l’attachement historique des deux peuples au lieu saint. À la fin des années 1990, une rumeur propagée puis démentie par les médias français concernant un tunnel creusé sous la mosquée Al-Aqsa avait contribué à nourrir des émeutes palestiniennes à Jérusalem-Est. Côté israélien, jusqu’à aujourd’hui, plusieurs associations d’archéologues filtrent les gravats extraits du site par le Waqf qui y réalise des travaux d’aménagement.

Une chose est néanmoins certaine. En faisant la part belle aux vieilles théories complotistes et en alimentant sciemment les peurs des Palestiniens concernant la destruction d’Al-Aqsa pour la construction d’un troisième Temple juif, ce journaliste d’Al-Jazeera simplifie à l’excès et ne contribue pas à faire taire ceux qui s’attaquent à la déontologie de son média.

Julie Eltes
@Julie_elt

 

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Élection de Trump : quelles responsabilités pour Google et Facebook ?

Les dernières élections américaines, encore plus que les précédentes, se sont déroulées pour les journalistes sous l’emprise des multinationales par lesquelles les informations passent désormais : Facebook et Google, pour ne citer que les plus importantes. Ces infomédiaires – tels qu’ils ont été théorisés par Franck Rebillard et Nikos Smyrnaios – n’ont jamais eu un rôle aussi important dans la diffusion et la circulation des informations journalistiques. Pourtant, ils semblent éviter les responsabilités qui devraient s’accompagner des pouvoirs éditoriaux qu’ils se sont arrogés ces dernières années. Responsabilités qui posent plus de questions que d’habitude dans la mesure où Donald Trump aurait prétendument bénéficié de la circulation de certaines intox, que l’on appelle désormais là-bas, et même ici « fake news ».

Trump à la Maison-Blanche : le rôle des infomédiaires

La monétisation des lieux de passage du numérique a fait naître des géants de l’information. Inutile de refaire leur histoire ici. Ce qu’il faut cependant garder en tête, c’est que les organisations par qui nous accédons à l’information en contexte numérique aujourd’hui – qui font cette “nouvelle” médiation entre nous et la production journalistique –, sont fondées sur le principe de captation de la valeur économique produite par d’autres acteurs ; ici, les journalistes. Géants parmi les géants, Google et Facebook ont une importance de premier ordre sur la réorganisation des informations et par conséquent, sur la manière dont elles nous parviennent. Comme le disait déjà Dominique Cardon dans une interview donnée au Monde en décembre 2015 “On ne réfléchit pas assez à la manière dont Google classe l’information”.

Emprises éditoriales

Comment se passe cette réorganisation ? Si l’on prend la home d’un site d’information, celui-ci classera sans doute les informations suivant des ordres explicites : rubriques thématiques, temps de lecture, les plus partagés / lus, les derniers parus, etc. L’article apparaît ainsi en contexte, lié formellement au reste du site web et ancré dans une ligne éditoriale. En accédant à l’article via un infomédiaire, une partie du contexte se perd. Plutôt, il se voit recréé au sein du site web par lequel on accède à l’article. Ce contexte se trouve totalement uniformisé : la timeline ou la liste dans laquelle il apparaît norment les formes textuelles et si vous pensez à Facebook, seul le logo du journal permet de reconnaître l’énonciateur.

Une quantité de repères, de signes sont sacrifiés sur l’autel de l’uniformité, qui donne pour résultat une grande similarité entre les différents posts, bien que ceux-ci soient de natures et d’énonciateurs différents. Des entreprises privées non-journalistiques (pour le moment) imposent ainsi des règles éditoriales en même temps qu’elles deviennent le nouveau contexte normé au sein desquels circulent les articles. La re-contextualisation s’accompagne alors de règles « éditoriales » : l’écriture de l’article, de son titre, de ses intertitres, sa taille et le moment de publication sont autant de paramètres à prendre en compte pour un bon référencement.

Tout ça pour dire quoi ? Pour expliquer que ces entreprises de la Silicon Valley ont une emprise éditoriale plus forte qu’elles ne le prétendent sur le travail des journalistes. Une part désormais si importante que, lors de l’élection de Donald Trump, bien des regards se sont tournés vers Google et Facebook pour pointer leur mauvaise gestion dans la diffusion de certaines informations. Notamment, la circulation de fake news a été particulièrement importante, sans pour autant que l’un ou l’autre ne canalise leur propagation. Des acteurs malveillants ont ainsi repris les formes et codes des sites de presse et dans la re-contextualisation et le reclassement des infomédiaires, difficile de faire la différence entre un vrai site et un faux.

Mais responsabilités limitées ?

Si les deux entreprises récusent toute responsabilité dans l’élection de Donald Trump (il serait de toute façon bien difficile de quantifier tout cela), Google et Facebook affichent deux manières de gérer la situation. Google continue la politique de l’autruche et se dédouane de toute responsabilité en se considérant comme une “plateforme” (entendez “neutre”) avant tout. Or, le moteur de recherche ne l’est pas, comme le faisait notamment remarquer Carole Cadwalladr le 16 décembre dernier dans The Guardian. Facebook consent, lui, à réfléchir à sa politique vis-à-vis des rédactions, pour peut-être la modifier légèrement.

The-Facebook-Journalism-Project
Le Facebook Journalism Project, un concept aussi flou que la photo qui illustre son annonce ?

À demi-mot, le réseau social reconnaît sans doute une part de responsabilité dans la mauvaise gestion des fausses informations qui ont circulé pendant les mois de la campagne puisqu’il a annoncé en décembre 2016 The Facebook Journalism Project. Derrière la grandiloquence de ce nom se cache une série de révisions de sa politique des news. Facebook attend le dernier paragraphe pour mentionner, sur son blog, qu’il “continuera à poursuivre ses efforts pour freiner la propagation des fausses informations”.

Cela se traduit par l’ajout d’une option pour l’internaute permettant de signaler une intox. Une fois le signalement effectué, des équipes de fact-checkers dites indépendantes vérifieront l’article en question. Ces dernières font partie de l’initiative du Poynter Institute et ont par conséquent signé ses “règles de principe” visant à harmoniser une charte de déontologie du fact-checking. Facebook intègre de cette manière une tierce partie journalistique pour la vérification des informations. La boîte noire que représente l’algorithme se voit attribuée une surveillance explicitement humaine, aveu d’une automatisation qui montre aujourd’hui largement ses limites.

Reste que les infomédiaires semblent éviter les critiques qui retombent sur les journalistes. Leur communication sur leur prétendue neutralité, leur transparence affichée nous fait oublier que ces géants sont avant tout des médiateurs et qu’en tant que tels, ils altèrent tout ce qui passe par leurs canaux et doivent assumer les responsabilités des conséquences de leurs politiques.

azoulay assouline itele senat

Audrey Azoulay : « C’est au CSA de veiller au respect de la convention d’iTélé. »

Hier, réponse au Sénat d’Audrey Azoulay, Ministre de la Culture et de la Communication, au sujet de l’avenir de la chaîne iTélé, à une question de David Assouline, Sénateur de Paris. Vice-Président de la Commission de la Culture du Sénat. Secrétaire National du Parti Socialiste chargé de la Culture et de l’Audiovisuel.

La ministre s’en remet au CSA, qui a été saisi par la Société des journalistes d’ITELE et les organisations syndicales du groupe Canal +, via un courrier que L’Observatoire des Médias s’est procuré.

David Assouline :


« Ce matin, les salariés d’I-Télé ont reconduit leur grève, en opposition avec une décision de leur direction contraire à l’éthique et à la crédibilité de la chaîne. Une direction qui recourt à l’intimidation et au mépris, jetant par exemple à la poubelle, le week-end dernier, des effets personnels ou démagnétisant des badges d’accès…

Nous venons d’adopter à l’initiative du groupe socialiste une loi sur l’indépendance des médias. Loi inutile disaient certains… La preuve que non ! La situation à I-Télé illustre les problèmes liés à la concentration des médias, qui conduit à la confusion des genres et à des tentatives de mise au pas des rédactions lorsque des médias passent sous la coupe de grands groupes privés – dont les objectifs et l’activité principale n’ont aucun rapport avec l’information. Les propriétaires et investisseurs ont des droits, mais pas tous les droits…

La quasi-totalité des rédactions sont concernées, qui savent que leur avenir est en jeu. Le groupe socialiste est solidaire des salariés d’I-Télé. Le Gouvernement entend-il répondre à la demande de médiation, pour sortir du blocage ? (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et républicain) »

Audrey Azoulay :

« Le conflit à iTélé dépasse largement le cadre seul de cette chaîne de télévision. Il s’agit d’une question d’éthique, d’indépendance et de liberté. […] Avec Patrick Bloche à l’Assemblée nationale, mais malheureusement sans le soutien de la majorité sénatoriale, nous avons fait voter la loi renforçant l’indépendance et le pluralisme des médias ; ce texte rend obligatoire d’ici 2017, dans tous les journaux, chaînes de télévision et de radio, la conclusion d’une charte de déontologie négociée avec les journalistes. Il s’agit aussi de renforcer la protection des sources et les lanceurs d’alerte. Ce n’est pas au Gouvernement de dire si tel ou tel animateur a sa place sur les antennes d’I-Télé, mais au CSA de veiller au respect de la convention en contrepartie de laquelle une fréquence a été attribuée à la chaîne. Il a été saisi.

Enfin, les voies normales du dialogue social n’ayant pas été respectées, un travail de médiation sociale a été lancé avec la direction régionale du travail, toujours sur place, pour renouer le dialogue. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et républicain) »

Mais cela devient urgent :

 

Mise à jour de 11h05 :

Itélé maintient sa grève pour une 12ème journée consécutive :

 

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front national le monde

Front National : après la Voix Du Nord en 2015, « Le Monde » alerte ses lecteurs

Quand et comment les grands médias vont-ils se positionner vis-à-vis du Front National?

Jacques Hardoin, directeur général du groupe Rossel-La Voix, avait expliqué au « Monde » la démarche du quotidien La Voix du Nord, qui avait pris position contre le FN aux régionales.

Dans Le Monde daté du mardi 25 octobre 2016, Jérôme Fenoglio, directeur du Monde alerte à son tour les lecteurs du quotidien sur la réelle nature du discours de Marine Le Pen, et détaille comment le journal détricotera la campagne de la présidente du Front National. (Le directeur du monde avait lui aussi, signé, un édito « Le Front national, cette imposture » en 2015)

Pas dupe sur la pipolisation de la présidente du Front national :

Elle a aussi multiplié les incursions dans les contrées, dont elle fut si longtemps bannie, de la politique spectacle et de la  » pipolisation  » – le dernier épisode avec l’émission  » Ambition intime  » sur M6, le 9 octobre.

Ces mouvements correspondent à une stratégie de banalisation […] pour ne plus se contenter de perturber le système politique, comme le faisait son père, mais bien de conquérir le pouvoir.

 

Décortiquer la doctrine politique de Marine Le Pen

Si [Marine Le Pen] a réduit les outrances, elle partage les mêmes obsessions [que son père] : celles d’une nation organique tout au bord de sombrer parce qu’elle est rongée par un mal intérieur – l’immigration –, menacée par un ennemi extérieur – l’Europe – et trahie par ses élites. Elle joue sur les mêmes ressorts : l’exploitation de la peur et des passions tristes d’un certain nombre de citoyens.

Jérome Fenoglio précise la ligne de son quotidien

Tout au long de la campagne présidentielle, Le Monde maintiendra le principe qu’il s’est fixé depuis de nombreuses années : aucune tribune de Marine Le Pen, ou d’un hiérarque du FN, ne sera publiée dans ses colonnes ou ses publications numériques. Cette ligne éditoriale ne signifie pas qu’il faille minimiser, voire passer sous silence, la parole lepéniste. Nous couvrirons le FN avec la même rigueur, les mêmes règles, la même exigence que les autres partis politiques. Nous en rendrons compte avec tous les outils dont nous disposons : l’entretien, l’enquête, le reportage ou le portrait.

Lire l’article écrit par Olivier Faye et Les Décodeurs dans la partie abonnés du MondePourquoi le discours de Marine Le Pen reste profondément d’extrême-droite , avec point par point, les idées du FN décryptées :

detricoter-le-programme-du-front-national

Bernard Mourad veut « éviter à la France l’embarras d’un non-choix » et rejoint Emmanuel Macron

Gilles Fontaine l’annonçait en exclusivité dans Challenges :

Bernard Mourad, le patron d’Altice Media Group va abandonner ses fonctions dans les prochains jours pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron comme conseiller spécial. Son départ, confirmé par plusieurs sources, devrait être annoncé officiellement dans les prochains jours. Ce proche de Patrick Drahi a choisi de démissionner pour éviter tout conflit d’intérêt dans ses nouvelles missions auprès de l’ex ministre de l’Economie, un ami de plus de 15 ans.

L’intéressé s’en est expliqué sur Facebook :

bernard-mourad-fb-sourceChers amis,

j’ai décidé de démissionner de toutes mes fonctions au sein du groupe Altice afin de me consacrer pleinement à un engagement citoyen, en tant que conseiller spécial auprès d’Emmanuel Macron.

J’ai eu l’honneur, comme Président d’Altice Media Group, puis Vice-Président de SFR Presse, Directeur Général Adjoint de SFR Media et responsable du développement d’Altice Media International, de travailler avec des équipes de très grande qualité et de participer à la construction d’un groupe de médias et télécoms de premier plan. À ce titre, je tiens à remercier chaleureusement Patrick Drahi pour sa confiance et son amitié depuis plus de 10 ans.

Pour des raisons d’éthique personnelle et professionnelle, j’ai considéré que mon engagement auprès d’Emmanuel Macron était incompatible avec l’exercice de fonctions dirigeantes dans un groupe de médias. C’est pourquoi j’ai demandé que ma démission prenne effet immédiatement, en renonçant à toute rémunération. Je précise par ailleurs que j’exercerai mes fonctions auprès d’Emmanuel Macron à titre bénévole, et ne percevrai aucune rémunération publique ou privée à ce titre.

Au-delà de l’amitié qui nous lie depuis plus de 10 ans, j’ai décidé de m’engager pleinement auprès d’Emmanuel Macron car la situation du pays exige, à mes yeux, une mobilisation de toutes les forces vives de la société civile, trop longtemps éloignées de la vie publique par un système partisan archaïque, enfermé dans des clivages désormais dépassés, des postures tacticiennes et artificielles qui ne visent le plus souvent qu’à l’auto-préservation de positions statutaires plutôt qu’à la construction d’un projet politique ambitieux pour les générations futures.

D’où une profonde défiance de nos concitoyens vis-à-vis d’une classe politique enfermée dans l’entre-soi, incapable d’auto-critique et de renouvellement. D’où, aussi, une montée en puissance sans précédent des extrémismes, sur fond de débats identitaires souvent grossièrement instrumentalisés, qui conduisent à diviser notre pays au moment où nous devrions – plus que jamais – nous rassembler. Et retrouver un horizon commun, un véritable projet de société dans un monde en pleine transformation et en quête de sens.

De par mon parcours personnel, j’entretiens un rapport passionnel à la France. Cette France qui m’a accueilli à l’âge de deux ans, protégé d’une guerre civile, permis d’être éduqué dans Ies écoles de la République et de bénéficier de cet ascenseur social- qui est désormais, hélas, en panne. C’est cette France que je souhaite à mes enfants et à tous les enfants de France, quelles que soient leurs origines. Et c’est aussi pour cela que j’ai décidé de m’engager — comme citoyen et comme père.

Une nouvelle offre politique, authentiquement progressiste, fondée sur l’égalité des chances et des opportunités, récompensant le risque plus que la rente, ouverte sur le monde tout en demeurant fidèle à notre histoire et à nos valeurs, est aujourd’hui nécessaire pour transformer profondément notre pays. Pour le refonder et le réconcilier.

Partout en Europe et dans le monde, le changement est à l’oeuvre, tant d’un point de vue générationnel qu’idéologique — la France fait exception.

Chacun, à sa mesure et selon ses moyens, peut contribuer à ce renouveau démocratique, et éviter à notre pays l’embarras d’un non-choix — ou pire -dans 7 mois. J’ai décidé d’y prendre ma part aux côtés d’Emmanuel Macron.

BM

Source : Libération

élections américaines

Élections américaines : CNN 1ère marque d’info mondiale

CNN est la source privilégiée à l’international pour s’informer sur les élections américaines, affichant des records d’audiences en TV et sur le digital.

Selon une étude réalisée par le cabinet indépendant Toluna à l’initiative de CNN International Commercial, CNN est le média international de référence sur la couverture des élections américaines. La chaîne bénéficie d’un fort intérêt de la part du public mondial pour cette présidentielle comme le révèle cette étude menée dans 23 pays.

L’étude globale CNN consacrée aux élections américaines réalisée par le bureau d’études Toluna a été menée en mars 2016 auprès de 4 792 adultes dans 23 pays en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique Latine et en Asie-Pacifique (+Canada). En Europe, 1 260 entretiens ont été menés dans 6 marchés différents ; au Moyen-Orient et en Afrique, 827 entretiens dans 4 marchés ; en Amérique Latine, 839 entretiens dans 4 marchés ; et en Asie-Pacifique (+ le Canada), 1 656 entretiens dans 8 marchés.

Élections américaines : CNN 1ère source d’info internationale

D’après les résultats de cette enquête, 51% des personnes interrogées citent CNN en tant que première source d’information internationale sur les élections US. La chaîne devance ainsi ses concurrents BBC cité à 19%, Reuters (5%) et Sky News (4%).

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

 

La couverture éditoriale de ce sujet sur CNN est bien perçue : 66% des sondés la trouvent claire et synthétique ; présentée avec une réelle expertise (64%) ; pertinente (64%), suscitant l’engagement (62%), et 60% la considèrent comme la référence.

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

Sur quelle plateforme ?

Si 78% des répondants affirment avoir regardé ou lu du contenu lié à la présidentielle US sur CNN, les plateformes de consommation varient avec une préférence à 50% pour la télévision, suivie du site internet de CNN à 31%. Le public suit également cet événement à 14% sur les réseaux sociaux et à 8% via l’application CNN.

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

L’étude s’est également focalisée sur les raisons d’un tel intérêt du public international vis-à-vis des élections américaines. Si pour 68% d’entre eux elles sont considérées comme importantes pour le monde dans son ensemble, 47% des répondants s’intéressent à l’importance qu’elles recouvrent pour leur propre pays. Ils sont également 35% à considérer que ces élections leur permettent de mieux comprendre le système politique américain et 33% à s’y intéresser pour la personnalité des candidats.

Source : Cnn.

Marie-Christine Saragosse, PDG de France Medias Monde

[VIDEO] ITW Marie-Christine Saragosse (France Médias Monde), qui signe un premier COM avec l’État

France24 conviait la presse vendredi pour présenter son opération « Le tour de l’Europe ». À la veille des élections européennes du qui se tiendront du 22 au 25 mai prochain, France 24 emmène ses téléspectateurs à la découverte du continent et de ses multiples enjeux, à travers 40 reportages, en français, en anglais et en arabe, en tournage du 2 au 30 avril 2014.
À cette occasion, j’ai pu interroger la « nouvelle » (1 an et demi) présidente directrice générale de France Médias Monde, Marie-Christine SARAGOSSE qui, demain mercredi 9 avril, à 11 h 45 au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, avec le Ministère de la Culture et de la Communication signera le premier contrat d’objectifs et de moyens 2013-2015 entre l’État français et France Médias Monde, au Quai d’Orsay.

Elle en est fière, et elle a raison :

Après avoir parcouru  :
– les États-Unis à l’occasion de l’élection présidentielle (novembre 2012);
– les routes de France sur le parcours de la Grande Boucle (juin 2013);
– le Maghreb (octobre 2013);

Les six journalistes (femmes, cf vidéo) de France 24 partiront pour un périple de 3000 kilomètres à travers l’Union Européenne.

Deux équipes de reportrices  :

Julie Dungelhoeff
Aurore Cloe Dupuis
Mayssa Awad

Alix Le Bourdon
Claire Williams
Donia Nouar

Ce carnet de route donnera lieu à 40 reportages qui seront diffusés dès le mois de mai prochain dans un « Journal de l’Europe » quotidien.
Ce rendez-vous sera animé chaque jour sur les trois chaînes de France 24 par  :

Caroline de Camaret (en français);
Christophe Robeet (en anglais);
Salim Badaoui (en arabe).

Planning prévisionnel des tournages « Tour de l’Europe »

Paris du 02 au 04 avril
Lille du 05 au 06 avril
Bruxelles du 07 au 09 avril
Porto du 07 au 09 avril
Maastricht du 10 au 12 avril
Bilbao du 10 au 13 avril
Berlin du 14 au 16 avril
Prague du 17 au 19 avril
Varsovie du 21 au 23 avril
Home du 21 au 24 avril
Londres du 26 au 30 avril

À signaler, demain aussi :

Mercredi 9 avril, France 24 et RFI proposent en exclusivité le premier face-à-face européen entre Martin Schulz, candidat des Socialistes et Démocrates, et Jean-Claude Juncker, candidat du PPE.

Ce duel au sommet sera diffusé en direct le 9 avril sur France 24 à 17h10, et sur RFI à 19h10. Pendant 50 minutes, ils répondront en français aux questions de Caroline de Camaret (France 24) et de Dominique Baillard (RFI).

Qui pour succéder à José Manuel Barroso ? Face à la crise de la dette, de l’Euro et la montée du chômage, que proposent les deux grands partis européens ? Quelles sont leurs réponses face à la montée de l’Euroscepticisme ?

Les internautes pourront également suivre ce débat en direct et en intégralité sur FRANCE24.COM et RFI.FR.

Avec #VidéoVilles, le #JDD s’associe avec 7 écoles de journalisme de province pour les #municipales

« VidéoVilles », les municipales 2014 par des jeunes reporters? C’est en effet à l’occasion des élections municipales de 2014, que le JDD diffusera sur ses différents supports des reportages vidéo de 7 écoles de journalisme de province reconnues. Toutes les semaines à partir du mois de janvier, des étudiants de chacune de ces écoles réaliseront des reportages, enquêtes et des interviews vidéo sur l’actualité d’une vingtaine de villes, de personnalités candidates ou observatrices.
VideoVilles

 

L’AEJC à Cannes, l’EJDG à Grenoble, l’IUT à Lannion, l’ESJ à Lille, le CUEJ à Strasbourg, l’EJT à Toulouse, l’EPJT à Tours, sont les 7 écoles qui participeront à ce projet en collaboration avec Le Journal du Dimanche, permettant ainsi un maillage complet du territoire. Chacune couvrira son territoire en fonction des enjeux locaux, des personnalités et de l’actualité.

Les contenus ainsi produits par les étudiants seront diffusés et valorisés à la fois sur lejdd.fr, en réalité augmentée sur smartphones via l’application « JDD à la une » et aussi sur l’édition iPad enrichie du JDD. Toutes les vidéos seront relayées dans la version papier du journal.

Cette opération « VidéoVilles » se déroulera du 26 janvier (à deux mois du premier tour) au 30 mars (jour du second tour) ; soit 10 parutions du JDD papier.

Ce projet réalisé conjointement entre le JDD et les écoles de journalisme sera l’occasion pour les étudiants d’expérimenter une véritable relation professionnelle avec un titre de presse. Chaque vidéo diffusée donnera lieu à une rémunération pour l’association des étudiants de chaque école.

Pour Jérôme Bellay, directeur du JDD, « Il s’agit, pour ces élections municipales, de mettre les étudiants en condition réelle de reportage et de diffusion dans un média national. Et de valoriser leur ancrage local tout en bénéficiant de leur connaissance du terrain. »

Voici le communiqué de presse du groupe Lagardère Active :