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25/09 – Le journalisme à l’épreuve de la Présidentielle 2017 #JournalismePrésidentielle

le 25 septembre de 14 h à 18h30

391 rue de Vaugirard, salle des conférences de Paris II

Chaque élection présidentielle constitue une forme de précipité de l’état des relations entre politiques (à commencer par les candidats) et les médias d’information.

La très longue campagne 2016-2017 met en lumière le déclin d’une fonction première des médias, celle de sélection, de choix des faits, des événements, des sujets qui méritent d’être portés à la connaissance du public. Ce qu’il est convenu de qualifier de rôle de «gatekeeper».

Deux manifestations de ce phénomène sont identifiables :

  1. le contournement des médias traditionnels par les candidats ;
  2. la profusion de fausses nouvelles, de faits erronés, etc. de la part des politiques ou d’émetteurs entendant interférer sur l’issue du scrutin.

Elles font l’objet de deux tables rondes coorganisées par les Entretiens de l’information et l’ODI:

Contournement des médias d’information par les candidats

Le contournement des médias d’information et des journalistes spécialisés dans le suivi de la politique devait prendre des formes variées. Il peut être observé et décrit, par l’utilisation de Twitter par En Marche et le candidat Macron. Il peut aussi être analysé à partir de l’expérience de l’investissement de YouTube qu’aura fait Jean-Luc Mélenchon. Quelles sont les répercussions de ces stratégies de communication sur le travail des journalistes dans le traitement de la campagne et au-delà de l’actualité politique?

Animateur: Jérôme BOUVIER, discutant: Rémy RIEFFEL

Avec Jean-Marc FOUR (France Inter), Bruno JEUDY (Paris Match), Marie-Cécile NAVES (Iris/Dauphine), Céline PIGALLE (BFM), Virginie SPIES (Université d’Avignon), Michel URVOY (Ouest-France).

Fausses nouvelles, rumeurs, intoxications et issue du scrutin

La multiplication des fausses nouvelles, le développement de rumeurs et diverses formes d’intoxications par les candidats, par des soutiens proches ou indirects (Françaisdesouche, Russia Today, Sputnik, etc.) seront d’abord rappelés, et décrite. En contrepoint seront abordées les réponses imaginées par les rédactions, à commencer par le fact checking, le développement de démarches mutualisées, telles Crosscheck, ou de transparence, tel que le «making of» de l’AFP. Comment se manifestent les perceptions des publics à l’égard des fakes news et du fact checking? Quelle peut être l’efficacité du fact checking sur les enjeux déontologiques des dérives observées pendant l’année électorale pour les journalistes et leur publics.

Animateur : Patrick EVENO, discutante : Marie-Christine LIPANI

Avec : Claire BERTHELEMY (L’Imprévu), Marie BOHNER (Crosscheck), Bruno DENAES (Radio France), David DIEUDONNE (Google), Gael FAVENNEC (AFP), Nicolas KACIAF (SciencesPo Lille), Samuel LAURENT (Le Monde).

Synthèses croisées : Gérard COURTOIS (Le Monde) et Arnaud MERCIER (Paris 2).

Entrée libre et gratuite, avec inscription obligatoire: 25septembre.odi.observatoire@gmail.com

 

Photo CC BY-NC 2.0 nnova sur Flickr 

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Les journalistes, premières victimes de la répression en Turquie

« Aujourd’hui, nous avons le record du nombre de journalistes en prison. Nous avons dépassé tous les régimes autoritaires et totalitaires du monde ». Au cours de l’entretien que nous avons eu, en septembre, dans un vaste bureau au dernier étage du quotidien Cumhuriyet,  le journaliste Kadri Gürsel, dressait le constat amer d’une presse turque en pleine épuration. « Le journalisme est mort en Turquie. Il ne reste plus que des médias sous le contrôle du pouvoir. Leur fonction n’est que de relayer la parole officielle. Les autres sont réduits au silence « , nous disait cet ancien journaliste à l’AFP, membre du comité directeur de l’Institut de la presse internationale (IPI) et spécialiste de politique étrangère.

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Quelques semaines plus tard, le 31 octobre, Kadri Gürsel était lui aussi arrêté, avec huit de ses collègues. la police a lancé un raid sur le journal et a dont les cadres sont accusés de liens avec des organisations terroristes. Ils croupissent depuis en prison. Au total, environ 145 journalistes et écrivains seraient actuellement détenus en Turquie selon le décompte de la plateforme indépendante P24. La moitié des journalistes emprisonnés dans le monde le sont par le régime turc.

« Je n’ai jamais connu pire situation pour les journalistes. Même pendant les périodes de junte militaire. »

« Je n’ai jamais connu pire situation pour les journalistes. Même pendant les périodes de junte militaire. » Celui qui porte ce regard sombre sur le paysage médiatique en Turquie n’est pas le premier venu. Hasan Cemal, 47 ans de carte de presse, est l’une des grandes figures du journalisme politique turc. Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, autour de 2005, Hasan Cemal était pourtant une voix écoutée jusqu’au sommet du pouvoir. Sa plume était bienveillante à l’égard d’Erdogan. Aujourd’hui, comme tous les démocrates, il est désabusé. Et il n’a plus de mot assez dur pour décrire l’atmosphère dans laquelle est plongé son pays.

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Hasan Cemal a été une victime parmi d’autres de la grande « purge » des médias lancée par Recep Tayyip Erdogan. En 2013, il a été licencié du grand quotidien Milliyet, tout juste racheté par un homme d’affaires lié au gouvernement et patron de la fédération turque de football, Yildirim Demirören. Sa carte de presse lui a été supprimée pour la première fois depuis 1969, en septembre. « Tous mes collègues sont en exil, en prison, ou privés de leur travail. Erdogan veut une presse servile, à sa botte », constate Hasan Cemal.

L’ancien rédacteur en chef de Cumhuriyet, Can Dündar, lui, a été contraint à l’exil après avoir été condamné à une lourde peine de prison et victime d’une tentative d’assassinat à la sortie du tribunal. Sa faute: avoir publié les preuves de livraisons d’armes par les services secrets turcs à des groupes radicaux syriens. Dündar avait été nommément pris pour cible par Erdogan. « Il le payera cher », avait fulminé le président turc.

Très tôt convaincu de la nécessité de contrôler l’information, dans un pays grand consommateur de journaux, l’homme fort de la Turquie arrivé au pouvoir en 2003, a rapidement fait le ménage dans le paysage médiatique. Dès 2009, il met à genoux le puissant groupe Dogan, qui détenait les plus grands titres (Hürriyet, Milliyet, Posta) et la chaîne CNN Türk. Frappé par un redressement fiscal de 3,7 mds de dollars, le groupe est dépecé, vendu en partie à des hommes d’affaires proches du parti au pouvoir, l’AKP. Le journal Sabah est lui aussi racheté par un groupe, dirigé par le gendre d’Erdogan.

Répression en Turquie : les réseaux sociaux aussi

La censure d’internet et des réseaux sociaux est une autre forme prise par la mainmise du pouvoir turc. Youtube avait été bloqué de longs mois, déjà en 2007. La moitié des tweets bloqués en 2015 par des administrations étatiques l’ont été par la Turquie. Ce black-out sur l’information est devenu particulièrement criant à partir des émeutes du parc Gezi, en 2013. Depuis, les interventions incessantes du pouvoir politique ont laminé toute une profession.

Des centaines de journalistes, de toutes les sensibilités politiques, ont été licenciés depuis 2013 avec l’épuration lancée par Erdogan contre la presse. « Aujourd’hui 90% de la presse est contrôlée par Erdogan et ses proches. Ils ne parlent que d’une voix, ne font que s’incliner, servir, répéter la parole officielle », estime Hasan Cemal.

Depuis le 15 juillet et le coup d’Etat manqué, la répression frappe tous azimuts : la presse critique de gauche, mais aussi les médias jugés « pro-kurdes » ou conservateurs… Renforcé par l’état d’urgence, le pouvoir a fait fermer des chaînes de télévision, radios, sites internet et le quotidien Özgür Gündem. Journalistes, éditeurs et même les membres du comité de soutien de ce journal sont poursuivis par la justice, y compris Erol Önderoglu, courageux correspondant de Reporters Sans Frontières depuis plus de 20 ans.

Enfin, la presse proche de la confrérie de Fethullah Gülen, ancien allié devenu rival et soupçonné d’être le cerveau du coup d’Etat, a été anéantie. Le groupe de presse Ipek, qui détenait plusieurs chaînes télé et quotidiens, a été saisi par la force et placé sous tutelle en octobre 2015. Le journal Zaman, vaisseau amiral de la confrérie Gülen qui tirait à 700.000 exemplaires par jour, a été pris d’assaut par la police antiémeutes et réduit au silence. Des dizaines de ses journalistes et éditorialistes ont été mis derrière les barreaux, d’autres poussés à l’exil.Au total 170 médias ont été interdits ces quatre derniers mois.

C’est peut-être à l’étranger que se trouve l’avenir des médias turcs. C’est l’avis de Can Dündar qui devrait lancer prochainement une web tv turcophone depuis son exil allemand.

Guillaume Perrier

Les entretiens avec Kadri Gürsel et Hasan Cemal sont à retrouver dans « Erdogan, l’ivresse du pouvoir« , un film documentaire de Guillaume Perrier et Gilles Cayatte (Alegria Productions), sur Arte à 20h50.

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Le désespoir de « La Revue des deux mondes » et consorts : « on ne peut plus rien dire »

La Revue des deux mondes s’honore d’être un des plus anciens périodiques de France toujours en circulation. À sa création en 1829, il veut être un lieu de réflexion en prise avec les questions du moment et ouvert sur l’étranger. La Revue des deux mondes a la tradition d’ouvrir ses colonnes aux intellectuels. De grands noms y furent publiés (Honoré de Balzac, Charles Baudelaire, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Alexandre Dumas, Georges Sand…). Les idées et la littérature, qui historiquement constituent l’identité de la Revue des deux mondes, conservent encore leur places dans ses pages. Elle publie ainsi des entretiens avec un académicien (Alain Finkielkraut), avec un lauréat du prix Goncourt (Michel Houellebecq), et avec l’un des philosophes français les plus lus (Michel Onfray). Publication de référence de la droite intellectuelle, la revue a toutefois tendance à ne mettre en une que les essayistes, écrivains et polémistes les plus en vue, déjà présents sur tous les plateaux et toutes les couvertures, et aussi semble-t-il les plus critiqués. La revue, également dotée d’un prix littéraire, l’a décerné en mai 2016 à Gilles Kepel, spécialiste du monde musulman aussi médiatique que controversé. Cet universitaire, qui ne publie plus dans des revues scientifiques, distille désormais ses accablants constats dans L’Obs, Le Figaro, Marianne et au micro de France-Culture, BFMTV et LCI – pour la seule année 2016.

La Revue des deux mondes a entamé un tournant réactionnaire

Conservatrice depuis ses origines, la revue a entamé depuis quelques années un tournant beaucoup plus réactionnaire. Lorsqu’on parcourt les numéros des vingt-quatre derniers mois, on est pris d’un sentiment de familiarité : les sujets qui font la une ne sont pas sans rappeler ceux de Valeurs Actuelles, périodique de référence de l’extrême-droite française :  obsession de l’islam, qualifié de guerrier (décembre 2015) et jugé incapable de se réformer (juin 2015), prospérant avec les complicités d’une gauche coupable (mai 2015) ; critique des « fanatismes » religieux et idéologiques par Régis Debray (avril 2015) ; apologie de l’autorité dans un entretien avec le souverainiste Jean-Pierre Chevènement (mai 2015) ; critique de l’école publique qui succomberait aux idéologues infiltrés rue de Grenelle (octobre 2016) ;  nostalgie de la monarchie (octobre 2016) et des « années Giscard » (septembre 2015). D’autres numéros, enfin, appelleraient une lecture fine tant ils interrogent par l’angle de leur dossier, tel ce « Poutine est-il notre ennemi ? » (septembre 2015) ou encore ce numéro sur la Syrie « l’Islam et le terrorisme » qui pourrait apparaître suspect de complaisance à l’égard du régime de Bachar al-Assad, lequel apparaît d’ailleurs tout sourire en couverture (septembre 2016).

Toutes les couvertures des numéros de 2015 et 2016
Toutes les couvertures des numéros de 2015 et 2016

Le dernier numéro affiche en une cette question malicieuse : « peut-on parler librement en France ? ». On pourrait penser qu’un tel titre serait réservé à des publications s’échangeant sous le manteau dans un État où les libertés seraient suspendues, si on ne l’avait pas déjà vu en couverture d’autres magazines français ces dernières années. À l’intérieur de la livraison de novembre 2016, après un éditorial défendant farouchement les libertés, le sommaire indique la volonté de débattre de la censure et de la mettre historiquement en perspective, grâce notamment à l’article d’un historien. On y trouve également deux articles sentant le réchauffé : d’abord une complainte de Céline Pina sur l’impossibilité de critiquer l’islam sans se voir accuser d’islamophobie, et un article dans lequel l’éternel censuré Brice Couturier critique l’hypermodernité, mai 1968 et « l’idéologie policière » dans un joyeux mélange à même de rendre le lecteur nostalgique de ses chroniques matinales au micro de France-Culture.

Le désespoir récurrent des newsmags de droite & consorts : « on ne peut plus rien dire »

Cette fausse question, étalée sur la couverture d’un magazine orné de zèbres identiques (clin d’œil à Alexandre Jardin ou nouvelle allégorie de la pensée unique ?), renvoie au cri de désespoir récurrent des newsmags de droite, des rédacteurs du Figaro Vox et des réactionnaires de plateaux télé : « on ne peut plus rien dire ». Le Point, Valeurs Actuelles, Le Figaro Magazine, (mais aussi Marianne à sa façon) publient régulièrement des numéros se plaignant de la censure et du diktat de la « bien-pensance », qui sont prétextes à passer en revue toutes les antiennes de la réaction : hégémonie supposée de l’idéologie de la gauche soixante-huitarde, islamisation de la France, défense de l’ « identité française », glorification de mythes nationalistes qu’il s’agirait d’ériger en histoire nationale. Les « bien-pensants » avaient déjà eu droit à leur numéro, celui de février-mars 2016, qui titrait « De Rousseau à la gauche « morale », l’histoire du camp du bien », introduit par un éditorial titré « la nouvelle bataille idéologique ». Les positions autrefois plus feutrées de la revue ont ainsi laissé place ces dernières années à un propos plus agressif, qui cible frénétiquement les mêmes ennemis, déjà partout désignés comme les responsables de l’effondrement de la nation.

Ce choix rédactionnel de La revue des deux mondes reflète probablement une stratégie éditoriale destinée à augmenter les tirages. Le mensuel, en effet, tirait à 8 000 exemplaires et revendiquait 5 000 abonnés en 2008 (dernière actualisation de leur site). Des chiffres qui suffisaient peut-être à l’ancien directeur et critique d’art Michel Crépu, mais qui déplaisent probablement à Valérie Toranian, qui a pris sa suite au début de l’année 2015 après avoir dirigé le magazine Elle. Il serait sans doute abusif de tout réduire à cette nouvelle direction. En 2014, du temps de Michel Crépu donc, Le numéro d’avril consacrait sa une à l’entretien avec Alain Finkielkraut titré « la guerre de l’identité », quand le numéro de juillet reproduisait en couverture un roman de la série SAS de Gérard de Villiers. Une certaine tendance était donc présente, qui s’accentue fortement depuis 2015.

Conséquence de ces nouvelles thématiques de prédilection, la publication se replie quasi exclusivement sur le territoire hexagonal. Alors qu’il y a quelques années encore certains de ses numéros concernaient la Chine (décembre 2014), l’Afrique (septembre 2014), la Corée (mars 2012), le Japon (février 2010), la Russie (octobre 2010), l’Italie (juillet 2011). Les questions de société et les interrogations prospectives ont disparu : la bioéthique (février 2011), révolutions et internet (mai 2011), l’humanisme au XXIe siècle (septembre 2011), les frontières en Europe (avril 2012), l’avènement d’une nouvelle civilisation (septembre 2013). Désormais, la Revue se complaît – comme tant d’autres – dans la scrutation d’un temps présent ultracourt. Oubliés aussi les auteurs comme Morand (juin 2010), Nabokov (juillet 2010), Céline (juin 2011), Austen (mai 2013), Proust (juin 2013), qui avaient il y a peu les faveurs d’un dossier ; les seuls auteurs encore promus par le périodique sont les nouveaux héros de la droite (et de la gauche islamophobe) : Zemmour, Finkielkraut, Onfray, Debray, Houellebecq, Badinter. Seule exception, Shakespeare faisant la une du numéro de mai 2016 à la faveur du quadri centenaire de sa mort, et rappelle la tradition littéraire du magazine. Les sommaires de ces mêmes numéros indiquent tout de même que la critique littéraire reste en bonne place dans la Revue des deux mondes, le changement le plus flagrant concerne les dossiers et l’image que ce périodique entend se donner, à travers ses unes notamment.

On ne peut finalement que constater un alignement de la Revue sur les publications concurrentes, dont elle suit les orientations et reprend les thèmes. Cette stratégie fait perdre de vue la tradition intellectuelle de cette revue qui se réclamait de la droite éclairée: La Revue des deux mondes privilégie désormais les polémiques médiatiques du moment et les questions faciles. Pour le périodique, ce pari aura peut-être pour effet de stimuler les ventes. Du point de vue du lecteur, cela se traduit une fois encore un appauvrissement et une homogénéisation de l’offre.

Thibault Le Hégarat

Thibault Le Hégarat est historien de la télévision, docteur en histoire contemporaine, chercheur post-doctoral à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Bernard Mourad veut « éviter à la France l’embarras d’un non-choix » et rejoint Emmanuel Macron

Gilles Fontaine l’annonçait en exclusivité dans Challenges :

Bernard Mourad, le patron d’Altice Media Group va abandonner ses fonctions dans les prochains jours pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron comme conseiller spécial. Son départ, confirmé par plusieurs sources, devrait être annoncé officiellement dans les prochains jours. Ce proche de Patrick Drahi a choisi de démissionner pour éviter tout conflit d’intérêt dans ses nouvelles missions auprès de l’ex ministre de l’Economie, un ami de plus de 15 ans.

L’intéressé s’en est expliqué sur Facebook :

bernard-mourad-fb-sourceChers amis,

j’ai décidé de démissionner de toutes mes fonctions au sein du groupe Altice afin de me consacrer pleinement à un engagement citoyen, en tant que conseiller spécial auprès d’Emmanuel Macron.

J’ai eu l’honneur, comme Président d’Altice Media Group, puis Vice-Président de SFR Presse, Directeur Général Adjoint de SFR Media et responsable du développement d’Altice Media International, de travailler avec des équipes de très grande qualité et de participer à la construction d’un groupe de médias et télécoms de premier plan. À ce titre, je tiens à remercier chaleureusement Patrick Drahi pour sa confiance et son amitié depuis plus de 10 ans.

Pour des raisons d’éthique personnelle et professionnelle, j’ai considéré que mon engagement auprès d’Emmanuel Macron était incompatible avec l’exercice de fonctions dirigeantes dans un groupe de médias. C’est pourquoi j’ai demandé que ma démission prenne effet immédiatement, en renonçant à toute rémunération. Je précise par ailleurs que j’exercerai mes fonctions auprès d’Emmanuel Macron à titre bénévole, et ne percevrai aucune rémunération publique ou privée à ce titre.

Au-delà de l’amitié qui nous lie depuis plus de 10 ans, j’ai décidé de m’engager pleinement auprès d’Emmanuel Macron car la situation du pays exige, à mes yeux, une mobilisation de toutes les forces vives de la société civile, trop longtemps éloignées de la vie publique par un système partisan archaïque, enfermé dans des clivages désormais dépassés, des postures tacticiennes et artificielles qui ne visent le plus souvent qu’à l’auto-préservation de positions statutaires plutôt qu’à la construction d’un projet politique ambitieux pour les générations futures.

D’où une profonde défiance de nos concitoyens vis-à-vis d’une classe politique enfermée dans l’entre-soi, incapable d’auto-critique et de renouvellement. D’où, aussi, une montée en puissance sans précédent des extrémismes, sur fond de débats identitaires souvent grossièrement instrumentalisés, qui conduisent à diviser notre pays au moment où nous devrions – plus que jamais – nous rassembler. Et retrouver un horizon commun, un véritable projet de société dans un monde en pleine transformation et en quête de sens.

De par mon parcours personnel, j’entretiens un rapport passionnel à la France. Cette France qui m’a accueilli à l’âge de deux ans, protégé d’une guerre civile, permis d’être éduqué dans Ies écoles de la République et de bénéficier de cet ascenseur social- qui est désormais, hélas, en panne. C’est cette France que je souhaite à mes enfants et à tous les enfants de France, quelles que soient leurs origines. Et c’est aussi pour cela que j’ai décidé de m’engager — comme citoyen et comme père.

Une nouvelle offre politique, authentiquement progressiste, fondée sur l’égalité des chances et des opportunités, récompensant le risque plus que la rente, ouverte sur le monde tout en demeurant fidèle à notre histoire et à nos valeurs, est aujourd’hui nécessaire pour transformer profondément notre pays. Pour le refonder et le réconcilier.

Partout en Europe et dans le monde, le changement est à l’oeuvre, tant d’un point de vue générationnel qu’idéologique — la France fait exception.

Chacun, à sa mesure et selon ses moyens, peut contribuer à ce renouveau démocratique, et éviter à notre pays l’embarras d’un non-choix — ou pire -dans 7 mois. J’ai décidé d’y prendre ma part aux côtés d’Emmanuel Macron.

BM

Source : Libération

élections américaines

Élections américaines : CNN 1ère marque d’info mondiale

CNN est la source privilégiée à l’international pour s’informer sur les élections américaines, affichant des records d’audiences en TV et sur le digital.

Selon une étude réalisée par le cabinet indépendant Toluna à l’initiative de CNN International Commercial, CNN est le média international de référence sur la couverture des élections américaines. La chaîne bénéficie d’un fort intérêt de la part du public mondial pour cette présidentielle comme le révèle cette étude menée dans 23 pays.

L’étude globale CNN consacrée aux élections américaines réalisée par le bureau d’études Toluna a été menée en mars 2016 auprès de 4 792 adultes dans 23 pays en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique Latine et en Asie-Pacifique (+Canada). En Europe, 1 260 entretiens ont été menés dans 6 marchés différents ; au Moyen-Orient et en Afrique, 827 entretiens dans 4 marchés ; en Amérique Latine, 839 entretiens dans 4 marchés ; et en Asie-Pacifique (+ le Canada), 1 656 entretiens dans 8 marchés.

Élections américaines : CNN 1ère source d’info internationale

D’après les résultats de cette enquête, 51% des personnes interrogées citent CNN en tant que première source d’information internationale sur les élections US. La chaîne devance ainsi ses concurrents BBC cité à 19%, Reuters (5%) et Sky News (4%).

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

 

La couverture éditoriale de ce sujet sur CNN est bien perçue : 66% des sondés la trouvent claire et synthétique ; présentée avec une réelle expertise (64%) ; pertinente (64%), suscitant l’engagement (62%), et 60% la considèrent comme la référence.

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

Sur quelle plateforme ?

Si 78% des répondants affirment avoir regardé ou lu du contenu lié à la présidentielle US sur CNN, les plateformes de consommation varient avec une préférence à 50% pour la télévision, suivie du site internet de CNN à 31%. Le public suit également cet événement à 14% sur les réseaux sociaux et à 8% via l’application CNN.

CNN 1ère marque média pour suivre les élections US

L’étude s’est également focalisée sur les raisons d’un tel intérêt du public international vis-à-vis des élections américaines. Si pour 68% d’entre eux elles sont considérées comme importantes pour le monde dans son ensemble, 47% des répondants s’intéressent à l’importance qu’elles recouvrent pour leur propre pays. Ils sont également 35% à considérer que ces élections leur permettent de mieux comprendre le système politique américain et 33% à s’y intéresser pour la personnalité des candidats.

Source : Cnn.

[Compte-rendu du live] Informer sur les guerres de l’armée française #infoDeGuerre

Les Entretiens de l’information, en partenariat avec

L’INA et L’Association des Journalistes de Défense (AJD)

Proposent une journée de réflexion

Sur le thème : INFORMER SUR LES GUERRES DE L’ARMÉE FRANCAISE.

26 juin à l’INA

83 rue Patay, 75013

Plusieurs interventions de l’armée françaises se sont déroulées au cours des dernières années, posant à nouveau aux rédactions la question du mode de traitement de ces guerres. Tel est thème central d’une journée des Entretiens qui reviendra sur les transformations, qu’a connu l’armée française et l’information qui est faite à ce sujet. Par ailleurs sera à nouveau interrogée la question de la prise de risque des journalistes pour traiter les conflits armés.

Live Blog INFORMER SUR LES GUERRES DE L’ARMÉE #infoDeGuerre
 

 

9h – 9h30 Transformations des armées françaises :

Vincent DESPORTES : général, enseignant SciencesPo et HEC

 

9h30 – 11h L’information sur les missions de l’armée française :

 

Animateur : Jean-Marie CHARON , discutant : Jean-Michel CROISSANDEAU

Pierre BABEY : ex rédacteur en chef  France 3

Bruno FANUCCHI : Association des journalistes défense.

Jean GUISNEL : Le Point 

Jean-Dominique MERCHET : L’Opinion    

 

11h – 12h55 Couvrir une intervention française : Autonome ou embedded ?

Animatrice : Jacqueline PAPET , discutant Patrick EVENO (Université Paris1) 

Claude GUIBAL : Radio France 

Thomas HOFNUNG : Libération 

Vincent HUGEUX : L’Express  

Thomas MOLLARD : Lt-colonel DICOD

Omar OUAHMANE : France Culture 

François ROBINET : Université Versailles – Saint Quentin  

Ilhame TAOUFIQI : TV5 Monde  

 

12h55 – 13 h Présentation de l’exposition en souvenir de Camille LEPAGE : Lorenzo VIRGILI

 

14h30 – 15 h Grand témoin

Pierre BAYLE (DICOD)   

 

15h – 17h Prise de risque, jusqu’où ?

Animateur : Jérôme BOUVIER (Radio France)  , discutant Yann MENS (Alternatives Internationales)

Morad AIT-HABBOUCHE : Producteur réalisateur documentaires

Nicolas HENIN : Free-lance  

Hala KODMANI : Free-lance  

Stéphane MANIER : RSF  

Marc SEMO : Libération

 

pour vous inscrire :  Jean-Marie.charon@orange.fr

Docs Snowden : comment la NSA collecte la localisation des téléphones portables à travers le monde

La NSA collecterait près de 5 milliards de documents par jour sur la localisation de téléphones cellulaires à l’échelle mondiale.

L’Agence nationale de sécurité américaine, la NSA, collecterait selon le Washington Post près de 5 milliards d’enregistrements de données par jour sur les allées et venues des téléphones portables dans le monde, selon des documents et des entretiens avec des responsables du renseignement américain, permettant à l’organisme de suivre les mouvements des individus, et cartographier leurs relations.

L’enquête publiée dans le Washington Post et sur le site est menée par le journaliste Barton Gellman et Ashkan Soltani, chercheur en sécurité indépendant et consultant.

Les fichiers alimentent une vaste base de données qui stocke des informations sur les emplacements d’au moins des centaines de millions d’appareils, selon les fonctionnaires et les documents qui ont été fournis par l’ancien employé de la NSA Edward Snowden.

Grâce aux documents fournis par Snowden, le Washington Post est en mesure de dire que les analystes de la NSA peuvent trouver des téléphones portables partout dans le monde, retracer leurs mouvements et exposer des relations cachées entre les personnes qui les utilisent.

Comment la NSA trace les gens

Voir l’infographie sur le site du Washington Post :

voir l'infographie sur le site du Washington Post
voir l’infographie sur le site du Washington Post

Le département d’État américain a bien entendu déclaré au journal que les logiciels qui collectent et analysent les données de localisation sont licites et destinés strictement à développer l’intelligence sur des cibles étrangères .

Ashkan Soltani explique comment se passe la récupération de données sur la position des téléphones par la NSA :

Chris Soghoian, ingénieur en chef à la ‘American Civil Liberties Union’ a déclaré au WaPo : Les gens qui tiennent à leur vie privée peuvent crypter leurs e-mails et dissimulent leur identité en ligne, mais «la seule façon de masquer votre position est de se déconnecter de notre système de communication moderne et de vivre dans une grotte.»

Selon les auteurs de l’enquête du Washington Post, Barton Gellman et Ashkan Soltani, les capacités de la NSA pour suivre la localisation des téléphones sont stupéfiantes, si on se base sur les documents de Snowden, et prouvent que l’agence américaine est capable de rendre la plupart des efforts de sécurisation des communications vains.

Lire l’enquête du Washington Post

Indépendance des journalistes : Sixièmes Assises Internationales du journalisme et de l’information, à Poitiers #Assises2012

Mardi 2 octobre 2012

9h15 – 12h00

Ateliers professionnels

  • Nouvelles pratiques : Développeurs et designers, quelle place dans les rédactions ? D’autres façons de travailler avec le data-journalisme. Avec l’Obsweb

Animé par Philippe Couve (journaliste et consultant à Samsa.fr). Intervenants : Pierre Romera (co-fondateur de Journalism++), Alexandre Léchenet (datajournaliste au monde.fr), Edith Rémond (présidente de la Conférence des Ecoles de Journalisme et créatrice du module pédagogique datajournalismelab.fr), Johan Hufnagel (rédacteur en chef de Slate.fr), Alice Antheaume (responsable de la prospective à l’Ecole de Journalisme de Sciences Po Paris, journaliste et chroniqueuse pour Médias le mag sur France 5).  

 

  • Les journalismes : Indépendance, dans la presse professionnelle aussi ? Quelles règles déontologiques avec les annonceurs et les agences de RP? Avec la Fédération Nationale de la Presse d’information Spécialisée

Animé par Charles-Henry Dubail (directeur des publications Victoires Editions, président du Syndicat de la Presse Professionnelle). Intervenants : Jean-Christophe Raveau (directeur des publications de PYC Edition), Henri Saporta (directeur de la rédaction d’Emballages Magazine), Alain Trebucq (directeur des publications du groupe Global Média Santé et président du Syndicat de la Presse des Professions de Santé), Anne-Laure Walter (journaliste à Livres Hebdo, lauréate du prix du Meilleur article de la presse pro 2011)

 

  • Éthique : Repenser la carte de presse ? Au-delà de sa valeur affective et symbolique, la carte de presse a-t-elle encore du sens ?

Animé par Loïc Hervouet (ancien médiateur de RFI). Intervenants : Raphaël Baldos (journaliste pigiste et administrateur de Profession : Pigiste), Richard Lavigne (président de la CCIJP), Eric Marquis (ancien président de la CCIJP), et Denis Ruellan (chercheur au CRAPE-CNRS), Jacques Morandat (membre titulaire de la Commission supérieure de la carte d’identité des journalistes professionnels).

 

  • Formation / Recherche : Futurs journalistes, à quoi rêvent-ils ? Jamais le métier n’a autant fait rêver. Et pourtant…L’imaginaire des étudiants en journalisme sondé par les chercheurs du réseau CEJER (Chercheurs En Journalisme des Ecoles Reconnues). 

Animé par François Simon (directeur de l’Institut de Journalisme de Bordeaux-Aquitaine). Intervenants : Benoît d’Aiguillon, enseignant-chercheur à l’École de Journalisme et de Communication de Marseille, Nicole Gauthier ( directrice du Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme de Strasbourg) et Maria Santos-Sainz (enseignant-chercheur à l’Institut de Journalisme de Bordeaux-Aquitaine).

 

12h00 – 13h00

Café-Info au Restaurant Météo 

  • Lancement de l’Observatoire de la Déontologie de l’Information (ODI)

Par Didier Epelbaum, ancien médiateur de France Télévisions et président de l’Observatoire de la Déontologie de l’Information.

 

14h30 – 16h30

Le Grand Débat Indépendance

  • Protection des sources, accès aux sources : un enjeu démocratique. Après les insuffisances de la loi de 2010, débat sur les contours de la future loi, en présence d’un conseiller de la Garde des Sceaux Christiane Taubira.

Animé par Amaury de Rochegonde (responsable du service médias de Stratégies). Intervenants : Basile Ader (avocat), Fabrice Arfi (journaliste à Mediapart),Agnès Chauveau (directrice de l’Ecole de Journalisme de Sciences Po et productrice des Retours du Dimanche sur France Culture), Dorothée Moisan (AFP) et Pierre-Antoine Souchard (Sipa News) de l’Association de la Presse Judiciaire, Lucie Morillon (responsable du bureaux nouveaux médias de Reporters Sans Frontières), Luc Hermann (producteur-journaliste à Premières Lignes)

 

+ Le Labo des Projets : L’Université Populaire des de l’Information Citoyenne (UPIC) de Philippe Merlant auditionne les porteurs de projets de médias citoyens.

 

17h00 – 19h00

Débats publics

  • Presse féminine, presse d’info ? Comment la presse féminine, plus diverse que jamais, offre un autre regard sur l’actualité. Avec l’Association des Femmes Journalistes

 Animé par Alice Coffin (journaliste médias à 20 Minutes). Intervenants : Isabelle Germain (directrice des Nouvelles News), Elsa Guiol (rédactrice en chef actus à Grazia) , Johanna Luyssen (rédactrice en chef adjointe de Causette-Le Mag), et Anne-Cécile Sarfati (rédactrice en chef adjointe de Elle, ancienne avocate).

 

  • Grand reportage : parole à la génération « Printemps arabe ». Rencontre avec ces trentenaires qui ont marqué la couverture des révolutions arabes. Avec Reporters Sans Frontières

Animé par Hervé Ghesquière (grand reporter à Envoyé Spécial – France 2, auteur de « 547 Jours » chez Albin Michel). Avec Edith Bouvier (freelance), Alfred de Monstesquiou (Paris-Match, prix Albert Londres 2012), Marine Olivesi (freelance), Karim Talbi (AFP) et David Thomson (RFI-France24). Et la participation du Général Lecointre  de la 9e brigade d’infanterie de la Marine.

 

20h30 – 22h30

Soirée spéciale Plantu

  • 40 ans jour pour jour après la parution de son premier dessin de presse dans Le Monde, Plantu fait son son show à Poitiers !

 Inauguration d’une exposition inédite. Avant la grande soirée au TAP. Avec Plantu.

 

Mercredi 3 octobre 2012

9h15 – 12h00

Ateliers professionnels

  • Nouvelles pratiques : Nouveaux médias, comment faire payer l’info? Quelles stratégies gagnantes pour financer l’information sur les supports numériques? 

Animé par Erwann Gaucher (journaliste médias et consultant). Intervenants : Olivier Clech (rédacteur en chef du Télégramme), Bruno Jauffret (développement numérique La Voix du Nord), Pierre Haski (directeur de la publication de Rue89) et Philippe Laloux (digital media manager du Soir-Belgique).

 

  • Les journalismes : Télévision : quelles nouvelles écritures pour la TV aujourd’hui ? L’info en continu et le web bousculent l’écriture TV traditionnelles des JT et newsmags. Parole à ceux qui font le pari de la créativité.

Animé par Richard Sénéjoux (grand reporter médias, Télérama). Intervenants : William Irigoyen (journaliste, Arte), Gaël Legras, (rédacteur en chef-adjoint à La Nouvelle Édition, Canal + – Flab Presse), John Paul Lepers (directeur de latelelibre.fr), Michel Mompontet (éditorialiste et concepteur-réalisateur de Mon Oeil, France 2) et Vincent Vanderstuyf (rédacteur en chef, service informations générales, TF1).

 

  • Éthique : Indépendance rédactionnelle, déontologie : c’est maintenant ? Charte, instance de médiation, reconnaissance des équipes rédactionnelles : de quels outils la profession est-elle prête à se doter?

Animé par Jacques Trentesaux ( rédacteur en chef – l’Express). Intervenants : Patrick Eveno (historien des médias), François Malye (Journaliste, président de la SDJ du Point), Denis Ruellan (enseignant-chercheur Rennes 1), Dominique Pradalié (secrétaire nationale du SNJ) et Yves Agnès (président de l’APCP).

 

  • Formation / Recherche : Ouvrir l’accès à la profession, un pari? Peut-être pas tant que ça ! Retour d’expériences de ceux qui ont essayé d’ouvrir leurs portes à de nouveaux profils. Avec Le Monde

Animé par Ousmane Ndiaye (chef de rubrique Afrique Courrier International). Intervenants : Florence Aubenas (journaliste, Le Monde), Hervé Demailly (responsable du département de Journalisme CELSA- Paris IV), Samira Djouadi (déléguée générale de la Fondation TF1), Nordine Nabili (directeur du Bondy Blog), Erwan Ruty (directeur de Ressources Urbaines et rédacteur en chef de Presse & Cité).

Avec les témoignages de Hakim Djelouat, journaliste à Eurosport et Abdelhak El Idrissi, journaliste à France Culture.

Et une présentation de l’action de l’Acsé, par Fadila Mehal, directrice du pôle promotion de la diversité par l’image et les médias de l’Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des chances.

 

12h00 – 13h00

Café-Info au Restaurant Météo 

  • Géraldine Muhlmann, présidente du Jury, présente les nominés du Prix des Assises 2012

 

 14h30 – 16h30

Le grand débat Indépendance

  • Quelles réformes pour le quinquennat ? Journalistes, éditeurs, associations, présentent leurs propositions-phares pour la nouvelle législature. En présence des parlementaires.

Une nouvelle loi sur la protection et l’accès aux sources, la mise en place d’une taxe sur les moteurs de recherche, la redéfinition des aides à la presse, une modification des règles de temps de parole en période électorale et de publications des sondages sortis des urnes, la reconnaissance des équipes rédactionnelles… Journalistes et éditeurs présentent leurs propositions-phares pour cette législature en présence des parlementaires et de représentants de la DGMIC et du CSA.

 

Débat conduit par Jérôme Bouvier, président de Journalisme & Citoyenneté.

Intervenants : Marie-Laure Augry, présidente du Club des médiateurs de la presse, Maurice Botbol, président du Syndicat de la presse indépendante en ligne (Spiil), Dominique Gerbaud, président de Reporters Sans Frontières, Louis Dreyfus, président du directoire, Le Monde, François Malye, président du Forum permanent des sociétés de journalistes, Philippe Massonnet, directeur de l’information, AFP.

En présence de : David Assouline, sénateur de Paris, vice-président de la Commission  de la culture, de l’éducation et de la communication au Sénat ; Michel Françaix, député de l’Oise, responsable Médias au sein du groupe PS et rapporteur de la mission presse PLF 2013 à la Commission des affaires culturelles et de l’éducation ; Sébastien Huyghe, député UMP du Nord ; Christine Kelly, journaliste et membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, Pierre Laurent, sénateur de Paris et secrétaire national PCF – Front de gauche ; Sophie Lecointe, chef de bureau, service Régime juridique de la presse et des métiers de l’information (DGMIC).

Le débat sera précédé d’une présentation du bilan de l’emploi dans les entreprises de presse en 2012, par Jean-Marie Charon, sociologue des médias, EHESS.

  • Rencontre des journaux lycéens et collégiens de Poitou-Charentes

Avec Jets d’encre

 

17h00 – 19h00

Débats publics

  • Conflits d’intérêts et indépendance. Connivence, amour, amitié…Peut-on être proche de sa source et informer? Avec l’Alliance Internationale de Journaliste et l’UCP2F

Animé par Emmanuelle Anizon (chef de service médias, Télérama). Intervenants : Thomas Legrand (éditorialiste politique, France-Inter), Jean Quatremer (journaliste Europe, Libération), Daniel Schneidermann (Arrêt sur images)

 

  • BFMTV, I-télé, LCI : la consécration des chaînes tout-info. De l’affaire Merah aux présidentielles, les chaînes d’info en continu ont dominé l’actualité de l’année 2012. Rencontre exceptionnelle avec les responsables de BFMTV, I-télé et LCI.

Animé par Albéric de Gouville (rédacteur en chef, France 24). Intervenants : Hervé Béroud (directeur de la rédaction, BFMTV), Frédéric Carbonne (directeur de la rédaction, France Info), Laurent Drezner (directeur de la rédaction, LCI),  et Céline Pigalle (directrice de la rédaction, I-télé).

Et également des interventions de Christine Kelly, journaliste et membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de Isabelle Veyrat-Masson, directrice du laboratoire Communication et Politique (CNRS).

 

20h30 – 22h30

  • Soirée des Assises à Hôtel de Ville de Poitiers (sur invitation) : Remise des Prix des Assises par Géraldine Muhlmann, présidente du Jury 2012, et du prix « Stop aux Clichés sur les Jeunes » de l’Anacej par Patrick Apel-Muller de L’Humanité.
     
    A l’invitation d’Alain Claeys, député-maire de Poitiers

 

Jeudi 4 octobre 2012

9h15 – 12h00

Ateliers professionnels

  • Nouvelles pratiques : Quelles perspectives pour l’info mobile ? Appli tablettes, sites web, TV connectée…Quels contenus éditoriaux pour les smart médias? Avec l’AFP

Animé par Marc Mentré (journaliste consultant et formateur à l’EMi-CFD). Intervenants : Eric Scherer (directeur de la prospective et de la stratégie numérique France Télévisions),  Benoit Raphaël (créateur de médias sociaux La Social Newsroom), Joël Ronez (directeur des nouveaux médias de Radio France) et plus à venir…

  • Les journalismes : Année électorale, quel bilan éditorial ? Fact-cheking, réseaux sociaux, chaînes tout info…Retour sur le traitement de la campagne. Avec les Entretiens de l’information

Animé par Jean-Marie Charon, président des Entretiens de l’information, et Hubert Coudurier, directeur de l’information au Télégramme et président de la chaîne Tébéo. Intervenants : Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde, Marie Camier, animatrice du blog « 2012 est à vous ! » (Animafac-Jets d’encre-letudiant.fr), Laurent Guimier, directeur de l’information numérique chez Lagardère Activ et chroniqueur le « Vrai-Faux de l’info » à Europe 1, Cédric Mathiot, journaliste à Libération, rubrique « Désintox », Bernard Pellegrin, directeur-adjoint de l’information de l’AFP, et Thierry Vedel, chercheur au CNRS-Centre de recherches politiques SciencesPo.

  • Éthique : Info de proximité et liberté. Comment se vit l’indépendance dans la presse locale? Avec le Club de la Presse de la Vienne

Animé par Laurence Chegaray et Arnault Varanne, vice-présidente et président du Club de la Presse de la Vienne. Intervenants : Ivan Drapeau, rédacteur en chef-adjoint de La Charente Libre, Pierre France, journaliste-fondateur de Rue89 Strasbourg, Gwenaëlle Guerlavais, rédactrice en chef et cofondatrice de Jeudi tout, Bernard Loche, rédacteur en chef à la direction de l’information régionale de France 3, et Brice Perrier, fondateur de La Voix des Allobroges.

  • Formation / Recherche : Jeunes et médias : choix éditorial ou effet d’aubaine ? Quand des médias font le pari de donner la parole aux jeunes : retour d’expériences. Avec le collectif « Stop aux clichés sur les jeunes »

12h00 – 13h00

Café-Info au Restaurant Météo

  • Crise, précarité, violences : des journalistes grecs témoignent

14h30 – 16h30

Débats publics

  • Education aux Médias  : quelle politique, quelles actions? Les acteurs de l’éducation populaire présentent leurs propositions. En présence des ministères concernés.

Débat conduit par Anne Brucy, journaliste.

Avec l’Anacej, l’Arpej, les Ceméa, Jets d’encre, La Ligue de l’enseignement, les Pieds dans le PAF, la PEEP…

 

Et le CLEMI / CNDP

  • L’expert et le journaliste : qui est l’expert? Qui est le journaliste? A quelles conditions peuvent-ils fournir une information de qualité? Avec l’Association des Journalistes Economiques et Financiers (plus d’infos à venir)

Animé par Dominique Rousset, journaliste et productrice de L’Economie en questions, France Culture. Avec un représentant de l’Association Française de Sciences Economiques ; Serge Marti, journaliste au Monde et président de l’AJEF ; Laurent Mauduit, journaliste à Médiapart ; Xavier Timbeau, directeur du département analyses et prévisions de l’OFCE.
 

—— Clôture des 6e Assises internationales du Journalisme et de l’Information ——-

Les médias en 2011: un tournant pour la presse française

L’exercice est assez convenu en cette fin d’année.  Il consiste à revenir sur les éléments marquants de 2011. Pour la presse écrite française, il ne paraît pas exagéré de parler de l’amorce d’un véritable tournant dans sa longue histoire. Pour en prendre la mesure il suffit de revenir sur quelques uns de ses événements ou faits les plus significatifs.

L’année se termine sur quelques symboles forts : deux titres nationaux, France Soir et La Tribune dont les comptes sont très dégradés vont ou risquent d’abandonner le papier pour ne plus être proposés que sous forme numérique, alimentés par des rédactions réduite au strict minimum. En fait il s’agit là de la manifestation d’une tension générale sur les comptes des journaux, manquant de ressources publicitaires, voyant leur diffusion s’éroder, qui frappe d’abord les plus fragiles. France Soir et La Tribune des situations pourtant bien différentes, entre l’ancien quotidien populaire, totalement épuisé ayant perdu l’essentiel de son lectorat et le quotidien économique né des années quatre-vingt qui a su gagner un public, sans jamais trouver l’équilibre de ses comptes.

Comme toujours, l’attention se concentre sur la presse parisienne, alors que des situations encore plus préoccupantes se sont fait jour en région, là où la Comareg (Groupe Hersant Média) a purement et simplement cessé d’exister licenciant plus de mille personnes. Région où ce même Groupe Hersant Média surendetté a annoncé son mariage avec le groupe Rossel (La Voix du Nord, Le Soir de Bruxelles), avec là aussi la perspective d’une « rationalisation » qui se soldera par des centaines d’emploi supprimés.  Que penser en outre du sort de Paris Normandie, exclu de cet accord, au risque d’un dépôt de bilan à plus ou moins brève échéance ?

La tension sur les comptes des journaux se traduit aussi par l’annonce de restructurations de titres hier encore symbole de réussite : Les Echos, Le Parisien/Aujourd’hui en France. Dans les deux cas les comptes sont au rouge, alors même que la diffusion fléchit (-5,38% pour le second). « Plans sociaux » ou « Plans de départs volontaires » ont ici en commun qu’ils visent à resserrer les rédactions, en même temps qu’à opérer un mouvement qui voit des journalistes traditionnels de l’imprimer laisser leur place à de nouveaux venus formés et si possible créatifs dans l’univers du numérique.

Dans ce registre des évolutions nécessaires des rapports entre imprimé et numérique, 2011 aura été pour les quotidiens français l’année de l’engagement vers les « rédactions intégrées » où se côtoient, coopèrent, se fondent journalistes du print, du web, des supports mobiles. Le Figaro en fait l’annonce et engage les aménagements nécessaires, Le Monde ou 20 Minutes créent des services communs, etc. Faut-il rappeler que la presse anglo-saxonne avait amorcé ce mouvement dès les lendemains de l’éclatement de la bulle Internet. Ces journaux à l’exemple du Guardian ou du Financial Times montrent d’ailleurs que ce ne sont pas des rédactions aux fonctions indifférenciées qui se font jour, puisque des pôles continuent à servir plutôt un support ou l’autre selon ses spécificités. Faut-il imaginer que 2012 permettra de faire un pas de plus aux quotidiens français, celui du « web first », soit la priorité au numérique pour sortir d’abord les nouvelles sur ses différents supports, pour ensuite les sélectionner, les développer, les approfondir pour l’imprimé, comme en ont fait le choix en 2011, le Guardian, le Financial Time ou Le Temps.

Faut-il voir dans ces différents mouvements de réorganisation des rédactions de la presse quotidienne l’explication d’un autre signe d’évolution apparu en 2011, celui de l’inversion de la courbe d’évolution du nombre de journaliste qui tend à baisser (37 007 en janvier) ? Faut-il s’attendre alors à une évolution de fond aussi brutale que celle des Etats Unis qui en dix ans ont perdu pratiquement 30% des effectifs de journalistes ?  Faisant en quelque sorte écho à cette tendance, le 5 décembre à Lyon lors d’un colloque organisé par la Wan-Ifra, un leitmotiv se retrouvait dans les propos des responsables journaux et groupes aussi différents que le New York Times, le Financial Times, Le Temps, Roularta, 20 Minutes : « Il va falloir faire travailler beaucoup plus les rédactions et nos journalistes ». Gageons que la formule est insuffisante et que le tournant amorcé en 2011 amènera presse imprimée et presse numérique à repenser la notion même de rédaction, avec des journalistes travaillant en réseau et expérimentant de nouvelles formes de coopérations avec des experts/spécialistes de différents domaines, sans parler des internautes témoins d’événements ou sensibilisés à une question ou une cause.

Jean-Marie Charon
Sociologue des médias.
Président des Entretiens
de l’Information

Jean-Marie Charon est intervenu ce mercredi 27/12 dans l’émission d’Ali Rebeihi « Comme on nous parle ».

Les invités : Jean-Marie Durand (Rédacteur en chef adjoint, rubriques idées, médias – Les Inrockuptibles), Guy Dutheil, (journaliste, service média – Le Monde), par téléphone Pierre Haski (co-fondateur du site Rue89), par téléphone Jean-Marie Charon (sociologue des médias)

Rédactions au futur #redfutur : le live

Les  Entretiens de  l’information et  l’INA
organisent  un  débat ce  vendredi  25  mars 2011

Cette   journée   est   consacrée   au   troisième   moment   de   la   réflexion   engagée   sur   les   transformations   des   modèles   économiques   des   médias   et   leur   impact   sur   la   production   de   l’information.   Quelles   nouvelles   organisations   des   rédactions  et  quelles  évolutions  des  pratiques  des  journalistes  ?

suivre l’événement en direct ici