Catégorie : Communiqué de Presse

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Mediawan : Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse vont acquérir le Groupe AB

L’Observatoire des médias publie les principaux éléments du communiqué de presse envoyé ce matin par Mediawan sur l’acquisition du Groupe AB.

PREMIERE ETAPE VERS LA CREATION D’UNE PLATEFORME INDEPENDANTE DE CONTENUS DE PREMIER PLAN, MEDIAWAN ENVISAGE D’ACQUERIR GROUPE AB, UN ACTEUR MAJEUR DE LA PRODUCTION, DISTRIBUTION ET AGREGATION DE CONTENUS TV EN EUROPE FRANCOPHONE

 Mediawan envisage une Acquisition Initiale d’un montant total d’environ 270 millions d’euros

 Groupe AB est un acteur majeur dans la production, la distribution et l’agrégation de contenus audiovisuels en Europe francophone, avec un fort potentiel de croissance au travers des chaînes TV, du digital et de la production, et qui servira de plateforme pour de futures acquisitions

 Les actionnaires de Mediawan (Hors Fondateurs 2 Après amortissement des droits) sont invités à se prononcer sur l’Acquisition Initiale lors d’une assemblée spéciale qui se tiendra le 13 mars 2017

Paris, le 30 janvier 2017. Mediawan SA (la « Société » ou « Mediawan »), le premier « SPAC » (Special Purpose Acquisition Company ou véhicule d’acquisition coté), fondé par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse (ensemble les « Fondateurs ») et coté sur Euronext Paris depuis le 22 Avril 2016, a annoncé aujourd’hui l’entrée en négociations exclusives avec les dirigeants de Groupe AB ainsi que ses actionnaires, Claude Berda et TF1, dans le cadre d’une promesse d’achat en vue d’acquérir 100% des actions existantes de Groupe AB.

Description de Groupe AB

Fondé en 1977, Groupe AB est un éditeur, producteur et distributeur indépendant de contenus audiovisuels en Europe francophone. Le groupe est actuellement détenu par son fondateur Claude Berda (53%), TF1 (33,5%) et ses dirigeants (13,5%). Les activités du groupe s’articulent principalement autour de la production et la distribution de séries TV, téléfilms, dessins-animés et documentaires ainsi que de l’édition de chaînes TV et services digitaux associés. Proposant une offre étendue à l’ensemble de la chaîne de valeur du paysage télévisuel français, Groupe AB est parvenu à établir un modèle économique pleinement intégré. Grâce à sa stratégie de distribution élargie, Groupe AB est aujourd’hui un acteur indépendant majeur en France mais également à l’étranger, où la société connaît un développement international rapide, en particulier dans les pays

francophones d’Europe et d’Afrique. Selon ses estimations, Groupe AB devrait générer en 2016 environ 158 millions d’euros de chiffre d’affaires et environ 36 millions d’euros d’EBITDA(Après amortissement des droits). Pour 2017, Groupe AB prévoit une croissance du chiffre d’affaires d’environ 3% et environ 37 millions d’euros d’EBITDA(2). A moyen terme, Groupe AB anticipe une croissance du chiffre d’affaires supérieure à 5% et une marge stable ou en légère amélioration.

« Groupe AB représente pour nous l’opportunité d’acquérir un acteur de premier plan présentant un fort potentiel de croissance dans les secteurs des chaînes, du digital et de la production. Groupe AB constitue à cet égard une première étape dans la poursuite de l’objectif que nous nous sommes fixé au moment de notre introduction en bourse, à savoir créer une plateforme dynamique susceptible d’agréger efficacement des contenus premiums à travers de futures acquisitions. Cette plateforme aura vocation à consolider des contenus médias traditionnels et digitaux divers et ainsi de créer de la valeur pour toutes les parties prenantes de Mediawan » a commenté Pierre-Antoine Capton, directeur général et président du directoire de Mediawan.

« Je me réjouis que Groupe AB, en tant que première acquisition de Mediawan, soit le point de départ et d’ancrage de sa stratégie de croissance. Cette opération représente une formidable opportunité pour améliorer la visibilité de Groupe AB tout en lui donnant accès au financement nécessaire pour accélérer sa croissance dans le digital en France et à l’international » a déclaré Claude Berda, président de Groupe AB.

Principaux termes de l’Acquisition Initiale

Les modalités de l’opération envisagée, laquelle reste soumise à la réalisation de certaines conditions usuelles, prévoient que les actionnaires de Groupe AB recevront environ 270 millions d’euros en numéraire en contrepartie de la cession de 100% des actions existantes de Groupe AB qu’ils détiennent.

Il est également prévu que Pierre-Antoine Capton continue d’occuper le poste de directeur général et président du directoire de Mediawan et soit nommé président de Groupe AB. Orla Noonan continuera d’exercer les fonctions de directrice générale de Groupe AB et rejoindra par ailleurs le comité stratégique de Mediawan.

Financement de l’Acquisition Initiale

L’Acquisition Initiale serait financée, à concurrence d’un montant de 130 millions d’euros, par emprunt bancaire. Le solde du prix d’acquisition des titres de Groupe AB sera financé par prélèvement sur les fonds levés au moment de l’introduction en bourse et transférés depuis lors sur un compte de dépôt sécurisé. Cette structure de financement devrait permettre à Mediawan de conserver une flexibilité financière suffisante en vue de futurs investissements, y compris d’éventuelles acquisitions.

Réalisation de l’Acquisition Initiale

Conformément aux stipulations des statuts de Mediawan ainsi qu’aux engagements pris au moment de l’introduction en bourse, l’opération envisagée, en tant qu’Acquisition Initiale, requiert

l’approbation d’au moins deux tiers (2/3) des actionnaires (hors Fondateurs) réunis en assemblée spéciale. Cette assemblée spéciale se tiendra le 13 mars 2017. Un avis de réunion en vue de cette assemblée sera publié au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires ainsi que sur le site de Mediawan (www.mediawan.fr) le 3 février 2017.

En outre, la réalisation de l’opération envisagée est soumise à certaines conditions usuelles, dont l’achèvement du processus d’information et de consultation des instances représentatives du personnel de Groupe AB et l’obtention des autorisations réglementaires requises du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pour les activités de diffusion.

En cas d’approbation du projet d’Acquisition Initiale par les actionnaires réunis en assemblée spéciale à cet effet, la réalisation définitive de l’acquisition devrait intervenir au cours du premier semestre 2017.

Par ailleurs, en cas d’approbation du projet d’Acquisition Initiale par l’assemblée spéciale des actionnaires de Mediawan, cette dernière procédera, au plus tard le trentième (30ème) jour calendaire suivant la réalisation de l’Acquisition Initiale, au rachat des actions détenues par les actionnaires qui voteraient contre le projet d’Acquisition Initiale lors l’assemblée spéciale, dans les conditions prévues à l’Article 11.4 de ses statuts ainsi que dans son prospectus d’introduction en bourse, ayant reçu le visa numéro n° 16-132 en date du 11 avril 2016 de l’Autorité des marchés financiers (“AMF”) (le « Prospectus »). A la suite de la réalisation de l’Acquisition Initiale, l’ensemble des actions composant le capital social de Mediawan (y compris celles détenues par les Fondateurs) seront automatiquement converties en une seule et même catégorie d’actions ordinaires de Mediawan, et les bons de souscription d’actions ordinaires émis lors de l’introduction en bourse deviendront exerçables.

D’autres opportunités d’acquisition

Fort de son positionnement stratégique sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’audiovisuel, Groupe AB constitue une plateforme de consolidation unique qui permettra à Mediawan de déployer sa stratégie et d’agréger des sociétés indépendantes avec des expertises complémentaires dans le cinéma ou le contenu audiovisuel.

Plusieurs opportunités d’acquisition sont actuellement envisagées par Mediawan (aucun engagement ferme n’ayant été pris à ce stade) dans le but de créer des synergies avec Groupe AB et de constituer une plateforme indépendante de contenus premiums en Europe en forte croissance.

Dans certains cas, des discussions sont à un stade avancé et pourraient conduire à un accord dans les semaines à venir (auquel cas une communication spécifique serait effectuée à ce sujet).

Les documents afférents à l’assemblée spéciale des actionnaires (dont le rapport du directoire) seront mis à disposition sur le site Internet de Mediawan (www.mediawan.fr) au plus tard le 21e jour précédant cette assemblée.

Deutsche Bank intervient en tant que conseil financier et Lead Capital Market advisor auprès de Mediawan. JP Morgan et Société Générale CIB interviennent en tant que Joint Capital Market advisor auprès de Mediawan.

 

 

A propos de Mediawan

Mediawan est un véhicule d’acquisition (dit « SPAC ») constitué en France, et ayant levé en Avril 2016 dans le cadre d’un placement privé international, un montant de 250 millions d’euros à l’occasion de son introduction sur le compartiment professionnel du marché réglementé d’Euronext à Paris. Mediawan a été fondée par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse dans le but d’acquérir une ou plusieurs sociétés cibles dans le domaine des médias traditionnels et digitaux ou dans le secteur du divertissement en Europe (“l’Acquisition Initiale”). Pierre- Antoine Capton est le fondateur de 3e OEil Productions, actuellement premier producteur indépendant de média en France. Xavier Niel est le fondateur et l’actionnaire principal du groupe français Iliad, coté à Paris, un des principaux opérateurs télécoms convergents, présent à travers la marque Free. Xavier Niel investit également dans 50 à 100 jeunes entreprises dans le monde à travers sa société d’investissement Kima Ventures. Xavier Niel a par ailleurs fondé le plus grand incubateur digital au monde – «1000 start-ups @La Halle Freyssinet» – basé à Paris. Depuis 2010, il est aussi propriétaire, avec M. Pierre Bergé et M. Matthieu Pigasse, du Groupe Le Monde ainsi que du magazine l’Obs, dont ils ont fait l’acquisition en 2014. Matthieu Pigasse occupe le poste de responsable mondial des activités de Fusions & Acquisitions et conseil aux gouvernements du groupe Lazard ainsi que celui de directeur général de Lazard en France. Il est également actionnaire de plusieurs groupes de médias en France : actionnaire majoritaire des InRocKuptibles, de Radio Nova, propriétaire du groupe Le Monde et de l’Obs avec Xavier Niel et Pierre Bergé, actionnaire de l’édition française du Huffington Post, de Vice France et de Melty Group.

Plus d’informations sont disponibles sur le site de Mediawan : www.mediawan.fr

A propos de Groupe AB

Fondé en 1977, Groupe AB est un éditeur, producteur et distributeur indépendant de contenus audiovisuels en Europe francophone. Le groupe est principalement impliqué dans la production et la distribution de séries TV, téléfilms, dessins-animés et documentaires ainsi que dans l’édition de chaines TV et de services digitaux associés. Le groupe a un portefeuille de 19 chaines de télévision, largement distribuées en Europe francophone et en Afrique. Groupe AB est un des gestionnaires de contenu les plus importants et les diversifiés en France avec environ 12 000 heures de programmes en catalogue et une production en interne d’environ 80 heures par an.

Plus d’informations sont disponibles sur le site de Groupe AB: www.groupe-ab.fr

 

 

 

 

france télévisions - Cour des comptes

Cour des comptes : France Télévisions doit « mieux gérer l’entreprise, accélérer les réformes »

La Cour des comptes communique ce matin. L’Observatoire des Médias vous propose de lire ce communiqué :

«Mieux gérer l’entreprise, accélérer les réformes»

France Télévisions, société détenue à 100 % par l’État, est un groupe qui rassemble cinq chaînes nationales, 24 antennes régionales, neuf stations de télévision et de radio outre-mer, ainsi que plusieurs filiales. Elle comptait 9 932 emplois à temps plein fin 2015 (hors filiales), dont 86 % d’emplois permanents. Les fonds d’origine publique (2,5 Md€ en 2015) représentent près de 80 % de ses ressources.
Après avoir procédé au contrôle des exercices 2009 à 2015, la Cour constate que la gestion
de France Télévisions manque de rigueur et que l’entreprise ne s’est pas assez réformée
pour faire face à la révolution numérique qui modifie profondément l’environnement dans lequel elle évolue, ses métiers et les usages des téléspectateurs.

L’entreprise unique : des objectifs non atteints

France Télévisions est le premier groupe audiovisuel français. Marquée par une insuffisante différenciation éditoriale de ses chaînes, la stratégie de bouquet qu’elle a développée n’a pas empêché une perte d’audience globale entre 2008 et 2015, plus sensible que celle du groupe TF1.
La création de l’entreprise unique en mars 2009 n’a pas conduit France Télévisions à tirer pleinement profit des synergies attendues de la fusion. La place des chaînes dans l’organisation interne n’est pas encore stabilisée, tandis que les fonctions support demeurent en sureffectifs. Le pilotage stratégique et le cadrage financier de l’entreprise par l’État se sont avérés fluctuants. Au regard de la dégradation inquiétante de sa situation financière, la maîtrise des dépenses est impérative.
Par ailleurs, la révolution numérique modifie significativement les conditions de production et de diffusion des programmes télévisuels. Au regard de cet enjeu, France Télévisions accuse un retard qu’elle a commencé de combler, tout en peinant à dégager les marges de manœuvre financières pour investir davantage dans ce domaine crucial pour son avenir.

Le fonctionnement interne : de multiples obstacles au changement

Pour homogénéiser ses modes de fonctionnement, l’entreprise a engagé deux grands chantiers en matière de ressources humaines et d’informatique qui ont été source de coûts importants et restent inachevés.
France Télévisions n’a pas été en mesure de réduire significativement ses effectifs permanents et le recours à l’emploi non permanent n’est pas assez maîtrisé. Le temps de travail, dont l’organisation reste insuffisamment efficiente, est soumis à un faible contrôle de l’entreprise. L’accord collectif conclu en mai 2013 a augmenté substantiellement la masse salariale, sans traiter pour autant la question de la polyvalence des salariés, ce qui compromet la capacité de transformation de l’entreprise.
Dans le domaine des systèmes d’information, les retards pris ont été préjudiciables à l’unification des procédures de gestion. De même, le contrôle de la Cour fait apparaître les insuffisances des instruments budgétaires et comptables, ainsi que du contrôle et de l’audit internes. S’agissant plus spécifiquement
des achats (hors programmes) de l’entreprise, la Cour relève une situation critique, caractérisée par des procédures de contrôles insuffisantes, qui doit être corrigée rapidement.

Les achats de programmes : des adaptations trop lentes au regard des enjeux

France Télévisions achète auprès de sociétés de production privées les programmes qui alimentent sa grille en émissions dites « de flux » (magazines, divertissements, jeux) et en œuvres dites « patrimoniales » (fictions, documentaires, films, animations, captations de spectacles vivants). Ces achats représentaient 912 M€ en 2015.
Le développement de droits sur les programmes patrimoniaux financés par France Télévisions est un enjeu vital pour le modèle économique de l’entreprise, mais il dépend de la capacité de l’État à faire évoluer la réglementation. Les modalités d’achats de programmes doivent encore être améliorées afin de garantir des décisions plus collégiales et transparentes, et de respecter des règles strictes de déontologie en vue de mettre fin à certaines pratiques critiquables.
La réforme de la « filière de production » passe notamment par une réorganisation de ses implantations. Par ailleurs, France Télévisions doit renforcer son activité de distribution et de valorisation des programmes dont elle détient les droits.

L’information : un secteur emblématique peu enclin à se réformer

Le secteur stratégique de l’information, qui employait plus de 2 700 journalistes en 2015, est resté à l’écart des efforts de productivité attendus de la constitution de l’entreprise unique. Les effectifs et les coûts de grille sont en augmentation continue, pour des résultats contrastés en termes d’audiences.
Évoqué dès 2010, présenté en 2012, le projet de constituer une rédaction nationale unique est très loin d’être achevé. La chaîne d’information continue « franceinfo: » représente pour France Télévisions l’opportunité de créer une nouvelle dynamique dans ce domaine, même s’il reste des obstacles à lever en interne pour en maîtriser les coûts ; à cet effet, son coût réel et complet, et pas seulement un éventuel « surcoût », devrait être rapidement évalué et publié.

Les réseaux régionaux : une rationalisation nécessaire, une intégration à renforcer

Le réseau régional de France 3, très dense, apparaît coûteux au regard des deux à trois heures quotidiennes de décrochages régionaux qu’il produit ; une nouvelle stratégie doit être élaborée pour garantir son avenir et en réduire le coût. De plus, il serait normal que le réseau de France 3 s’adapte à la nouvelle carte des régions.
Un rapprochement entre le réseau France Bleu de Radio France et le réseau régional de France 3 pourrait s’opérer sur le modèle du réseau des « Outre-Mer 1ère ». Ce dernier, qui constitue une expérience réussie, associe radio, télévision et numérique, sous l’égide d’une stratégie claire et partagée. Pour autant, des efforts restent à mener pour contenir ses charges croissantes et mieux intégrer les stations ultramarines dans l’entreprise unique.

Conclusion et recommandations

Les défis stratégiques que France Télévisions doit relever pour garantir la pérennité du service public de l’audiovisuel sont bien identifiés : le chantier de l’entreprise unique, qui est encore inabouti ; la révolution numérique, qui remet en cause de nombreux aspects du fonctionnement de l’entreprise ; son modèle économique, qui doit être revu ; enfin, ses missions de service public, qui font l’objet d’une définition hésitante.
Pour être en mesure de poursuivre son développement, France Télévisions doit améliorer la performance et la rigueur de sa gestion, maîtriser ses charges et dégager des marges de manœuvre financière par des gains significatifs de productivité. Elle doit accélérer ses réformes, et notamment assurer l’intégration du numérique dans l’ensemble de l’entreprise.
En outre, les déséquilibres financiers de la fin de période témoignent de la nécessité pour l’État de faire évoluer le modèle économique de France Télévisions et de consolider la trajectoire de ses recettes (redevance, publicité et valorisation des droits sur les contenus).
En définitive, il s’agit de garantir la capacité du service public de l’audiovisuel à affirmer son identité dans l’univers toujours plus concurrentiel des médias et du numérique.

La Cour formule 23 recommandations visant à renforcer la gouvernance et assurer l’équilibre financier de l’entreprise, améliorer sa gestion interne, renforcer l’encadrement réglementaire et rendre plus transparentes les procédures d’achat des programmes, conduire les réformes longtemps repoussées de l’information et rationaliser le périmètre des réseaux régionaux.

Lire le rapport :

Photo Omarukai CC BY 2.0

La SDJ de FranceTVInfo à Delphine Ernotte : « Renoncez à soutenir le nom de ‘France Info’ »

L’Observatoire des Médias publie un communiqué de la Société des journalistes de francetv info. Le moins que l’on puisse dire, à la lecture de ce communiqué, c’est que les salariés de Ftvinfo ne vont toujours pas se faire des amis au sein de France Info…

Offre d’info du service public : la présidence
de France Télévisions empêtrée dans ses contradictions

Les semaines et les mois passent, et à France Télévisions, toujours rien. Le lancement de l’offre d’information en continu du service public approche. Les questions éditoriales se font toujours plus nombreuses. Et la présidence de France Télévisions se mure dans un silence assourdissant.

Face à la colère des rédactions, un séminaire dédié à la marque de l’offre d’information du service public a bien été organisé par la directrice de la communication Nilou Soyeux. Mais loin de rassurer ceux qui y ont participé, cette demi-journée de travail a au contraire mis un peu plus en lumière les contradictions de la présidence à soutenir le nom « France Info ».

1) Comment expliquer le choix d’une marque radio, quand seule une minorité de Français considère la radio comme son principal média d’information, selon l’étude commandée par France Télévisions ?

2) Comment prétendre à la première place sur le numérique, alors que la marque France Info n’a jamais su convaincre les internautes ?

3) Comment prétendre toucher en priorité les jeunes, quand ces derniers sont ceux qui écoutent le moins les radios d’information ?

4) Comment prétendre renouer avec les publics qui n’ont plus confiance dans les médias traditionnels, en choisissant une marque certes perçue comme digne de confiance, mais aussi très institutionnelle ?

5) Comment prétendre s’inspirer voire concurrencer des nouveaux médias (Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, Vice, AJ+, Vox…), en soutenant une marque radio vieille de 30 ans ?

Madame la présidente, 94% des journalistes des rédactions nationales refusent que l’offre d’information en continu que le service public lancera au 1er septembre prenne ce nom de « France Info ». La rédaction de francetv info s’est même récemment mise en grève à ce sujet, pour la première fois de son histoire : elle ne peut soutenir cette option.

Parce que nous espérons pouvoir continuer à avoir confiance en vous, nous vous demandons solennellement de ne pas défier l’avis des journalistes de l’entreprise que vous présidez, et de renoncer par conséquent à soutenir le nom de « France Info ».


Sur son fil Twitter, la SDJ du site internet d’info de service public met en avant l’avis de la presse sur ce nom de chaîne :

« Création & patrimoine » : la Scam veut un CNC aux missions élargies

L’Observatoire des Médias publie les extraits d’un communiqué de la Scam paru ce jour :

La Scam apporte son soutien au projet de loi de création adopté par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée Nationale dont le travail mérite d’être salué.
[…]
La Scam a révélé en juin dernier dans une étude qualitative, une attente très forte des utilisateurs en ligne sur une disponibilité des œuvres malheureusement encore trop faible. La Hadopi quant à elle constate que 69 % des films signalés sur sa plateforme « offrelegale.fr » sont indisponibles. Trop de professionnels de l’audiovisuel restent focalisés sur la diffusion antenne quand le public regarde de plus en plus les films par des moyens délinéarisés. Il est temps de réagir. Une obligation d’exploitation permanente et suivie des œuvres audiovisuelles permettra de mieux anticiper une seconde vie après la première diffusion, et d’apporter ainsi une réponse aux attentes du public.

Dans cette perspective, la Scam estime nécessaire d’élargir les missions du CNC. Elle propose qu’il soit en charge d’une veille en matière de disponibilité des œuvres, et qu’il mette en œuvre des moyens visant à l’inciter.

Enfin, s’agissant de la copie privée, la Scam espère que le Gouvernement et le Parlement accepteront, dans la logique du rapport établi par le député M Rogemont, d’inclure dans le périmètre de rémunération de la copie privée les copies d’œuvres stockées à distance dans le « nuage informatique » ou cloud. Au moment où les travaux de la Commission copie privée vont pouvoir reprendre il s’agirait d’une avancée de bon sens tenant compte des évolutions technologiques.

Les kiosquiers interpellent le Président de la République

Les kiosquiers (les marchands de presse, pour être précis)  interpellent à nouveau  le Président de la République. L’Observatoire des Médias publient leur communiqué et s’est permis de mettre en valeur en gras certains passages du communiqué et de la lettre.

Nous interpellons une seconde fois en trois mois le Président de la République sur la multiplication des fermetures de points de vente de la presse car, malgré son engagement du 6 juillet de faire intervenir le ministère de la Culture, en réponse à notre premier appel à l’aide, celui-ci n’a donné aucun signe de prise en compte du problème.

Le temps passe et l’inaction de l’État cause la fermeture de plus de 1000 magasins ou kiosques par an. La grande distribution se réjouit de ce manque de prise de conscience des services de l’État et voit venir à elle le marché de la distribution de la presse. Elle en détient déjà 25% et bientôt 30%. À ce niveau elle pourra exprimer ses exigences et faire disparaître de ses rayons toutes les revues éditées par les petits et moyens éditeurs, trop peu rentables pour elle. C’en sera fini de la pluralité d’opinion que garantit le réseau des marchands indépendants. Les grands distributeurs pourront, comme ils l’ont déjà fait, donner l’ordre à leurs directeurs de magasins de retirer une revue contenant un article qui nuit à leur image.

Convaincu que le problème n’est que la conséquence logique du développement du numérique, le ministère préfère finir de négocier les accords pluriannuels État/Presse/Poste (accords Schwartz) qui se terminent fin 2015 que de traiter le problème structurel de notre filière.

Car il s’agit bien d’un défaut de structure et non comme le clament à longueur de temps les médias, pour préserver l’obtention des aides de l’État, d’un phénomène conjoncturel. Ce n’est pas tant la baisse des ventes qui affecte les magasins que la concurrence qui leur est faite par les éditeurs eux-mêmes qui, depuis 2005 ont décidé de favoriser les offres tarifaires des abonnements. C’est aussi une volonté affirmée, derrière un discours de façade contraire, de ne pas rémunérer correctement les marchands pour le travail fourni. Tout juste ont-ils concédé, sous la pression du précédent ministère, une hausse de 1.7% étalée sur trois ans, pour certains marchands seulement et en échange de nouvelles contraintes.

Le problème est bien structurel. C’est la conséquence de l’obsolescence de la Loi Bichet qui depuis 1947 régit la distribution de la presse sans avoir été modifiée pour prendre en compte le développement du numérique.

Depuis trop longtemps les marchands de presse ont été manipulés et pressurés. Il est temps de leur redonner non seulement un moyen de survivre mais également la possibilité de construire leur avenir. Après tout, ce sont des créateurs d’emplois non délocalisables, qui par un travail de grande amplitude horaire assurent des services irremplaçables : l’accès de proximité à la culture, a garanti de la pluralité et l’animation des centres-villes.

C’est pour cela que nous demandons une nouvelle fois au Président de la République d’agir, et d’agir vite. Il est de sa responsabilité de garantir les valeurs fondant la République. La pluralité en est une et non des moindres. La sauvegarde des marchands de presse est nécessaire pour cela au moins. L’équité est un élément supplémentaire, si besoin était, pour justifier cette intervention.

Monsieur le Président de la République,

La disparition en cours des magasins de Presse est aujourd’hui connue de tous. Le cas personnel de Sophie David en est emblématique. Plus de mille points de vente de presse ferment désormais chaque année et la situation s’aggrave de jour en jour.

A ce rythme il n’en restera bientôt plus et la presse deviendra un produit purement commercial distribué par les grandes surfaces, au détriment de la pluralité d’opinion fondatrice de la République. La présence de distributeurs de presse fait partie de la qualité de vie à la française, et des éléments d’une bonne information du public.

Les causes sont connues de vos services :

  • La structure décisionnaire (Conseil Supérieur des Messageries de Presse, CSMP) est entre les mains des seuls éditeurs au lieu d’être équitablement partagée avec les marchands, et sous contrôle de l’Etat.
  • Le contrat obsolète qui nous lie n’est pas, selon le Ministère de la Justice, conforme au Droit quoique validé par le CSMP et place les magasins en situation de soumission
  • La rémunération consentie par les éditeurs est notoirement insuffisante pour le travail imposé mais les marchands doivent l’accepter et disparaître ou la refuser et changer d’activité. Une plus juste redistribution de la valeur est nécessaire.
  • Les éditeurs favorisent la vente par abonnement, sans partage des ressources publicitaires, convertissant ainsi les magasins en show-rooms très mal commissionnés sur le peu de ventes momentanément conservées.
  • La messagerie Presstalis est historiquement mal gérée : son coût d’intervention représente 14% des frais de distribution alors que dans les autres secteurs d’activité ce taux est de 6 à 9%. De plus elle pousse, dans son propre intérêt, à la fermeture des points de vente traditionnels, préférant développer les rayons de la grande distribution. Exonérée de l’application de normes de qualité (ISO 9000), les coûts induits par ses dysfonctionnements sont extrêmement importants et lourds de conséquence pour le réseau de vente au quotidien.

 

La source de nos difficultés réside donc moins dans la conjoncture que dans l’organisation de la filière et l’imposition du respect des Lois dont vous êtes le garant.

Le ministère en charge du dossier n’a pas donné suite à votre engagement écrit du 6 juillet de nous tenir informés. Les conséquences du manque d’action de vos services depuis un an sur ces sujets se mesurent au quotidien dans les communes. Au-delà des marchands de presse touchés directement, ce sont les citoyens et les fondements de la République qui sont en danger.
Une prise de conscience autre que celle exprimée par la ministre au Petit Journal de Canal Plus est nécessaire, tant sur l’urgence de l’intervention que sur le rôle de l’Etat dans la relation que les éditeurs entretiennent avec tous les acteurs de leur filière.

Nous vous demandons une nouvelle fois d’intervenir directement pour que les sujets évoqués plus hauts soient traités avant la fin de l’année, sans attendre la fin de la négociation sur les accords Schwartz régissant les accords tarifaires pluriannuels entre l’Etat, la Presse et la Poste.

Des milliers de magasins sont sur le point de fermer. L’urgence est là Monsieur le Président.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération

 

Michel Marini
Président de l’AADP

 

Association pour l’avenir des diffuseurs de Presse
77, route des Mouilles 74400 CHAMONIX MONT-BLANC
Mail : presse2012@sfr.fr                  Blog : http//aadp.blog4ever.com

 

 

 

 

CafeBabel.com fête son dixième anniversaire à Strasbourg

Voici un communiqué de presse pour les 10 ans de CafeBabel.com, le média de la génération Erasmus (www.cafebabel.com).

  • Le 1er février 2011, CafeBabel.com, le média européen de la génération Erasmus, fête son dixième anniversaire à Strasbourg (voir milieu de texte)
  • Du 29 janvier au 1er février 2011, CafeBabel.com organise Shake up Europe !, la première rencontre des médias européens
  • Pour ses 10 ans, CafeBabel.com refait le portrait de la génération des 18-35 ans, et organise un grand débat à Strasbourg
  • Tous les contacts presse en fin de texte.

SHAKE UP EUROPE ! La première rencontre des médias européens à Strasbourg.

Du 29 janvier au 1er février à Strasbourg, CafeBabel.com organise Shake up Europe ! La première rencontre des médias citoyens européens.

Ils sont jeunes, associatifs, souvent multilingues, et ont tous comme point commun de parler d’Europe en donnant la parole aux citoyens. A l’occasion de son dixième anniversaire, CafeBabel.com réunit 45 participants venus des quatre coins de l’Europe et représentant 10 structures médias indépendantes, pour 4 journées de rencontre, d’échange de bonnes pratiques et de débats.

Alors que les deux premières journées du 29 et 30 janvier seront consacrées à l’organisation d’ateliers sur les éléments clés de la vie des médias citoyens(comment recruter des bénévoles, comment communiquer, comment trouver des fonds), toute la journée du lundi 31 janvier sera organisée autour d’une grande rencontre avec des professionnels de la presse européenneSeamus Kearney, journaliste senior àEuronewsClémentine Forissier, rédactrice en chef de Euractiv.frAnne-Camille Beckelynck, reporter Europe aux DNA, ou encore Eric Maurice, rédacteur en chef dePresseurop.eu pourront se confronter avec un parterre de jeunes journalistes européens.

Le 1er février 2011, à l’occasion de son dixième anniversaire, CafeBabel.comorganise un grand débat sur le thème « Génération sans identité ?».

Considéré comme une des plus belles réussites de la génération Erasmus,CafeBabel.com pose la question de la crise d’identité des 18-35 ans. Quel regard portent les 18-35 ans sur l’Europe, le féminisme, l’écologie, les nouvelles technologies et l’engagement politique ? Pour en débattre CafeBabel.com a réuni des invités prestigieux : Bruno Laforestrie, président de Génération 88.2, la radio hip-hop,Bérangère Portalier, rédactrice en chef du magazine « féministe » CausetteHenri Lastenouse, Secrétaire général de Sauvons l’Europe, et Paul Da Silva, président duParti Pirate. Un débat en présence de Nawel Rafik-Elmriniadjointe au Maire de Strasbourg.

Pour célébrer ses 10 ans,CafeBabel.com refait le portrait de la génération des 18-35 ans, à sa manière.

Génération précaire, mais hyper-connectée, aussi perdue qu’accro à Facebook. Génération X ou génération Y ? C’est notre génération, et c’est déjà ça. Nos parents nous connaissent par contre très bien et savent comment nous catégoriser. Leur génération, c’était communisme, toxicos et fils à papa, comme l’ont montré les films cultes que l’on se repasse en famille. Le cinéma actuel passe à la génération Erasmus, Facebook, vols low-cost… Mais aussi stages à vie. Interview de Julien Bayou, co-fondateur de « Génération Précaire » et emblème malgré lui d’une génération en difficulté. l’occasion de son dixième anniversaire, CafeBabel.com refait le portrait de notre génération. A sa manière.


AvecCafeBabel.com, la génération Erasmus a trouvé son média !

Qui pensait qu’un média européen pourrait célébrer son dixième anniversaire ?Depuis sa création le 1er février 2001 par une poignée d’étudiants Erasmus à l’IEP de Strasbourg, CafeBabel.com a fait la démonstration qu’il était possible de parler d’Europe de façon innovante et originale.

La formule ? Un média européen, jeune et participatif. Entièrement traduit en 6 langues, français, anglais, allemand, italien, espagnol et polonais, il s’adresse à lagénération Erasmus. La première génération d’Européens qui n’a pas connu de frontières, qui parle plusieurs langues, qui est née avec internet ; bref, la première génération qui vit l’Europe au quotidien.

A CafeBabel.com, point de drapeau européen ou de suivi des « directives de Bruxelles ». Dans le café le plus européen de la toile, les langues se mêlent et l’eurogénération prend forme : sociétés, culture, modes de vie, reportages, galeries photos. C’est cette approche éditoriale « babélienne », dépassant les frontières nationales et linguistiques, qui a fait le succès du premier média européen.

A l’heure où l’Union européenne célèbre l’Année européenne du bénévolat et du volontariat, CafeBabel.com est l’une des plus belles réussites que la société civile européenne ait produite. Edité par l’association à but non-lucratif « Babel International », CafeBabel.com repose sur un réseau unique de bénévoles, auteurs, blogueurs et traducteurs, présents dans plus de 20 villes en Europe.

Avec CafeBabel.com, c’est une nouvelle génération de médias qui est née. Considéré par la profession comme une des premiers média « pure player » français et européen, c’est-à-dire exclusivement consultable sur internet, CafeBabel.com a très tôt  innové dans la pratique du journalisme participatif « pro-am ». La recette ? Une équipe dejournalistes professionnels – un par version linguistique – a pour tâche de solliciter des contenus auprès de la communauté, de sélectionner les meilleurs articles produits, et d’éditer les articles et traductions publiés en six langues sur le magazine.

Cafebabel.com représente un réseau de près de 1 500 auteurs et traducteurs à travers l’Europe, plus de 12 000 inscrits à sa communauté, et un lectorat de croissance de plus de 350 000 visiteurs uniques par mois, le tout en 6 langues. Qui a dit que l’Europe n’intéressait  pas ?

Il y a dix ans, les sceptiques prédisaient l’échec d’un média en plusieurs langues, professaient l’inexistence d’une opinion publique européenne, et déploraient le désintérêt des citoyens pour une actualité européenne et transnationale. Aujourd’hui,CafeBabel.com est là pour démontrer que l’Europe n’est pas une construction institutionnelle froide et distante, c’est aussi le lieu où s’exprime une nouvelle génération d’Européens, mobile, multilingue et ouverte sur le monde.

QUI CONTACTER ?

Alexandre Heully, 31 ans, français, co-fondateur et directeur de la publication. (Langues : français, anglais). Téléphone : +33 (0)6 80 51 73 40  / Email :a.heully@cafebabel.com

Katharina Kloss, 30 ans, allemande, coordinatrice éditoriale, éditeur de la version allemande. (Langues : allemand, français, anglais). Email : k.kloss@cafebabel.com

Jean-Baptsite Mathieu, 28 ans, français, président de Cafébabel Strasbourg. (Langues : français, anglais). Téléphone : +33 (0)6 37 46 10 60 / Email :jba.mathieu@gmail.com

L’EQUIPE

Alexandre Heully, 31 ans, français, co-fondateur et directeur de la publication

Katharina Kloss, 30 ans, allemande, coordinatrice éditoriale, éditrice de la version allemande

Nabeelah Shabbir, 28 ans, britannique, éditrice de la version anglaise

Emmanuel Haddad, 25 ans, français, éditeur de la version française

Aleksandra Sygiel, 26 ans, polonaise, éditeur de la version polonaise

Argemino Barro, 25 ans, espagnol, éditeur de la version espagnole

Federico Iarlori, 27 ans, italien, éditeur de la version italienne

Nicola Accardo, 25 ans, italien, éditeur de la version italienne

Cédric Audinot, 28 ans, français, graphiste et webmaster

Malen Perret, 26 ans, française, chargée de développement

Ovidiu Tataru, 28 ans, roumain, chef de projet européen

OU NOUS TROUVER ?

Du 28 janvier au 2 février 2011, CafeBabel.com s’installe à Strasbourg, au CIARUS
7 rue Finkmatt, 67000 Strasbourg

En temps normal, à Paris, dans les locaux de CafeBabel.com
226 rue Saint Denis, 75002 Paris
+33 (0)1 42 33 45 79