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VIDEO. Google et les éditeurs de presse: des relations loin d’être sereines

Quand Le FNPF -Fédération Nationale de la Presse Française (qui s’est dissoute ce vendredi)- décide faire se rencontrer des éditeurs de presse et Google, cela peut donner quelques étincelles.

Le titre du débat organisé : « Google, adversaire ou partenaire ? ».

« Contesté chez la plupart de nos voisins, Google est, pour les uns, l’adversaire résolu du droit d’auteur et, pour les autres, le moyen efficace pour les sites de presse de recruter l’internaute à la recherche d’informations. Google est–il à même de faciliter la démarche d’une presse à la recherche d’un modèle économique viable sur le Net ? »

Les deux invités de marque appelés à débattre étaient ce vendredi 4 décembre Carlo d’ASARO BIONDO, Vice-président Europe de l’Est et du Sud, Afrique et Moyen-Orient de Google, et Nathalie COLLIN, Directrice générale de Libération.

L’Observatoire des Médias a enregistré l’intégralité de l’échange, assez musclé, avec de jolis échanges provoqués également par les questions de Philippe Jeannet, directeur du Monde Interactif, présent dans la salle.

Avant de vous en proposer les meilleurs moments dans un montage ce week-end, voici un extrait qui vous donnera un avant-goût:

On entend dans cet extrait Philippe Jeannet répondre au représentant de Google : « enlevez les contenus de la presse! ». Mais en toute diplomatie, et convaincue par la valeur des contenus journalistiques, Nathalie COLLIN prêchait pour une vraie collaboration avec Google.

La suite de ce dossier ce week-end, avec la comparaison avec Microsoft.

Stay tuned.

Libé tente de se transformer

Est-ce que Libération va y arriver?

Certains disent que c’est la « nouvelle formule » de la dernière chance.

Libé ne va pas fort, et une nouvelle fois, change de maquette. Une évolution en douceur. Un journal plus élégant. Trop? Arriverez-vous à lire « Évènement » ou « Monde » de loin, tellement la police est fine? On entend un peu de tout.

D’autres disent que la maquette change tellement souvent que cela devient difficile de s’identifier au journal. Les salariés de Libération sont désormais habitués aux nouvelles moutures. Elles se préparent, comme dans beaucoup de journaux, dans des officines externes, puis sont présentées en secret à des équipes très restreintes, et puis là patatras, souvent, cela ne fonctionne pas. Et on se retrouve au mois de juin, lorsque tout le monde commence à partir en vacances, alors on repousse à la rentrée, et cela tombe plutôt bien, parce que tant qu’à faire, il serait de bon ton que le web soit prêt, en même temps.

C’est un peu comme le dessert en même temps que l’Expresso. Souvent, c’est essentiel…

Après avoir communiqué sur la culture du scoop, Libé fait donc une nouvelle offre à ses lecteurs. Un quotidien toiletté, un site web garni d’une couche payante, et un magazine de fin de semaine.

Essayons d’y voir plus clair.

1) Liberation modifie légèrement son ADN

Liberation modifie légèrement son ADN et se transforme, tant sur le web que sur le papier, avec toujours un petit retard pour le web — un grand classique désormais. L’élégante nouvelle maquette du quotidien Libération perd en lourdeur, et s’aère en lisibilité, bien qu’avec plus de texte. Car la ‘nouvelle formule’ – ou plutôt la nouvelle offre, comme la publicité le dit – exprime le souhait d’une adaptation du traitement de l’information, plus textuel, moins brut, de manière à fournir au journal une légitimité qui le différencie du contenu du site internet. J’aime dire qu’il devient un heptomadaire, tant son look de couverture ressemble à un magazine.

libe-maquette-couverture


2) La Modularité

Libération a modifié sa vision de l’actualité, en s’offrant plus de modularité sur sa Une, qui auparavant était essentiellement conçue pour n’afficher qu’un titre.

Or l’information a changé, à quelques exceptions près, impossible pour un lecteur curieux et ouvert que de rester focalisé sur un seul évènement. Et pour vendre, il vaut mieux proposer davantage de titres, histoire de présenter au plus grand nombre à quel point le journal est dense.

La solution hybride consiste désormais à s’offrir plus de gabarits, dont celui utilisé pour la sortie du lundi 7 septembre, consistant à un patchwork d’infos, et des photos horizontales difficile à recadrer.

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3) L’identité de Libération

La question de l’identité de la marque se pose à nouveau à nouveau. Chaque support offre un traitement différent de l’information, mais empêche-t-il une homogénéisation de la charte graphique print/web, afin de maximiser la perception de l’identité et l’image de Libération à travers ses supports ?

typographie

Deux exemples tout simples, celui des choix typographiques et de la palette des couleurs. Une Trade Gothic est désormais utilisée pour les titres du papier et devient une Georgia sur le web, à l’heure où les @font-face et autres méthodes d’affichages de polices sur le web deviennent répandus.

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Là encore, bien que les rubriques print et l’architecture d’information du site web soient totalement différentes, il n’en demeure pas moins possible de rendre l’ensemble plus cohérent. Avec pour conséquence, repérage par rubrique plus aisé. Le site reste globalement fidèle à lui même, avec un Affichage de type ‘blog’ listing. Peu de changement donc, le web parchemin fait son petit bonhomme de chemin.
La question du payant Pour une fois, une évolution du contenu du site se fait sentir, il s’agit de proposer des services premium. Et Libération est également tombé dans cette mode 2009 de proposer un service payant, en suivant la stratégie qui sera mise en place incessamment sous peu par lefigaro.fr, et son réseau social. Tous les modèles économiques sont le bienvenus pour cette presse en crise. Cela peut fonctionner, si les medias traditionnels s’y mettent au même moment.

Voici Ludovic Blecher, responsable du site internet du journal, annoncer lors de la conférence de presse la grande nouveauté, la zone payante:

Nous reviendrons plus tard sur cette version payante à laquelle je me suis abonné (si, si!). Qu’offre-t-elle vraiment en plus, tiendra-elle ses promesses, évoluera-t-elle régulièrement et vite? Nous en reparlerons.

4) Les unes expliquées par les journalistes

« A nouvelle formule, nouvelles unes. Et nouvelle forme pour 5 jours à la une, notre émission vidéo hebdomadaire consacrée à l’actualité vue à travers les manchettes de Libé. »

« Désormais enregistrée au coeur de la rédaction, donnant la parole à tous les journalistes concernés par les événements couverts durant la semaine, 5 jours à la une a pour objectif de vous faire partager les dessous de Libé, la façon dont la rédaction fait des choix, s’interroge, travaille. »

C’est une très bonne idée
.

5) Libération, Le Mag

Pour le même prix, le samedi, on aura un magazine.

Libération, Le Mag, est le nom de ce magazine dont le premier exemplaire est sorti ce samedi 12 septembre.

C’est Béatrice Vallaeys qui en a la charge.

Voici le contenu du premier numéro:

6) La conférence de presse

Une vidéo à venir.
En attendant, voici ma sélection de twits échangés pendant la conférence de presse:

7) Les réactions sur le web

L’analyse de Benoit Drouillat, designer d’interfaces, qui décrit la nouvelle formule de Libération comme étant « une forme mosaïquée »

L’avis de Christian Aubry sur Médiaschroniques, La « refonte » de Libé : un rituel primitif sans intérêt
Christian Aubry est assez violent dans son analyse, et met ensuite à jour son article :

Mise à jour @ 18h22 : Il y a quelques jours, 01net écrivait qu’« une application payante très innovante permettra d’accéder à d’autres services, dont on ne connaît pas encore la teneur ». Espérons que Libé ira dans le sens de l’ouverture des sources, de l’info multimédia, du temps réel et du remix. Si c’est le cas, je réviserai ma position en conséquence…

Les twits choisis :

Les twits en question :

http://twitter.com/Laurent_Joffrin/status/3848532167 …mais est-ce son vrai compte?

http://twitter.com/jmsardo/statuses/3931790469

spéciale dédicace aux Irocks qui se trompent d’un mois :
http://twitter.com/lesinrocks/statuses/3814421316

http://twitter.com/jeffmignon/status/3820374353

http://twitter.com/benoitraphael/status/3835952332

8) Laurent Joffrin invité des médias

France Inter le 7 septembre – « Comme on nous parle » – Pascale Clark : Invité sur Inter le lundi du lancement. Pour arriver à « ce qui nous intéresse », bougez le curseur jusqu’à la minute 7’41 ».
Sur le site de France Inter, « Mouchette » commente : « Laurent Joffrin est so lui-même. Tout en aphorismes inégalables. Un instrument du bonheur. » :

RFI le 11 septembre – « l’Atelier des Médias » – Philippe Couve :


@Enikao
demande à Laurent Joffrin si les journalistes ne devraient pas répondre plus dans les commentaires des articles de liberation.fr
« On fait ca tout le temps. On répond à des interrogations d’internautes. »
Philippe Couve relance Laurent Joffrin et insiste : « les commentaires sont peu fréquentés par les journalistes » ce à quoi Joffrin répond:
« Les journalistes n’ont que 24 heures. Il y en a un certain nombre qui ont des blogs, aussi. Sur un blog, on discute. »

Laurent Dupin pose une épineuse question sur le site de l’atelier des Médias, relayée par Philippe Couve : « Questions de logique et de stratégie : pourquoi s’opposer courageusement à la ‘presse low cost’ notamment sur le online… tout en y contribuant soi-même? Je parle des blogs de Libération (auxquels j’ai participé avec Serial Worker). Vous les dites ‘invités’ et donc gracieux (‘parce que ça fait de la publicité et de la notoriété’). La belle affaire! Peut-on vivre de cela? »

« Peut être un jour. Si on a besoin de pigistes, on les paye. Pour le moment, on a pas prévu de rémunérer les blogueurs. »

@StevenJambot demande à Laurent Joffrin si Libération est un journal de gauche: « Oui. […] On est une maison ouverte, cela va de Bayrou à Besancenot ».

Gabriel JORBY ( @gabyu + gabyu.com ) et Gilles BRUNO ( @gillesbruno + observatoiredesmedias.com )

Quand Libération oublie de sourcer un sondage

A la page 13 du quotidien Libération daté de ce mardi 16 juin, le lecteur apprend que « Les cotes du Président et du Premier ministre rebondissent ». Le problème : aucune source ne vient étayer les chiffres des cotes de popularité de Nicolas Sarkozy et de François Fillon.

La méthode utilisée n’est pas non plus indiquée.

Cliquer sur l’image pour l’afficher en grand.

Or, comme le rappelle la commission des sondages« la publication des sondages doit obligatoirement s’accompagner de certaines indications : noms de l’organisme de sondage et de l’acheteur, nombre de personnes interrogées et date des interrogations ».

Page 6, autre sondage et nouvel oubli. Moins grave celui-ci. L’enquête d’opinion porte sur les cotes de popularité des principales figures de l’opposition au sein d’une double page intitulée « Opposition cherche tête de pont ». Le quotidien précise bien que l’enquête a été réalisée « les 12 et 13 juin, par téléphone auprès de 1007 personnes » par l’institut Viavoice. Il indique également les questions qui ont été posées aux personnes interrogées, répondant ainsi aux exigences de la loi du 19 février 2002. Mais la méthode indiquée (certainement celle des quotas) n’est pas explicitée.

Réaction du côté de Libération: « Nous avons vérifié et effectivement nous aurions dû faire figurer ces indications. On en a parlé avec les personnes concernées et on fera tout à l’avenir pour éviter de reproduire ce type d’erreurs« .

La source du sondage semble être ici.

Moralité, même si on utilise le même sondage sur plusieurs page pour le même « Evénement »… il convient de reciter la source.

Commentaires médiocres et sans intérêts : les 5 erreurs de Libération à ne pas commettre

[Vous le savez peut-être, le site de Libération va changer bientôt. Une nouvelle version est en développement. C’est finalement la société Nstein qui a été choisie pour la réaliser. Dans les changements à venir on espère que les commentaires vont être centralisés, un single sing-on sur toute la plate-forme. Les Libénautes de la première heure discutent sur les forums de Libération. Discutent-ils vraiment en dessous des articles du site? Réactions? Vrais commentaires construits?

Aujourd’hui, la galaxie web de Libé, c’est un cms installé par British Telecom pour www.liberation.fr, un SPIP pour www.ecrans.fr, TypePad pour ses blogs, comme pour ses sites de Villes, WordPress pour www.libelabo.fr, puis Drupal pour voyages.liberation.fr et next.liberation.fr.
Est-ce que Nstein va tout rassembler? Ou est-ce que le nouveau système ne va s’occuper « que » du quotidien?

soucoupe-phase-1.pngEn attendant, j’ai reçu un mail de Julien Dorra, concepteur de DVD Interactifs, de projets web et d’installations numériques. Il tient un blog, avec une jolie url : http://ils.sont.la , tout simplement. Julien a écrit un billet sur les commentaires sur le site de Libération. Julien ne savait pas que le site était en train d’être refait, et quelque part, c’est tant mieux.

Lisons-le : ]

«Vous êtes le garant de la qualité de votre site, et donc de la qualité de ses commentaires.»

Les commentaires sur liberation.com sont fatiguants, agressifs et répétitifs. Je ne vous apprends rien ! C’est à tel point que cela nuit à l’image du journal. Difficile d’en rendre compte en citant un commentaire isolé, car tout est dans l’ambiance générale et dans les réactions aux réactions. Mais est-ce « la faute aux lecteurs » ? Non, car liberation.com commet 5 erreurs que vous ne devez surtout pas commettre si votre site est ouvert aux commentaires. Commençons par quelques exemples récents…

Les principaux problèmes qualitatifs identifiables sont la présence de nombreux trolls ridiculisant ouvertement le journal, ses journalistes et ses lecteurs, l’absence d’informations complémentaires et de liens venant enrichir l’article, la bipolarisation des échanges et la répétition stérile des mêmes formules et des commentaires fermés très rapidement, ne laissant la voix qu’aux plus rapides et au plus nerveux.

Alerte de modération sur liberation.com

  • Agressif «Jeune et bete Au lieu de frimer (…) en boîte de nuit les « jeunes » devraient travailler leurs cours ! 1 sur 2 seulement réussit en Fac : la honte. (..)»
  • Troll «C’ets ca qui est amusant sur Libé. AVnat même d’avoir lu la fin d’un article, je sasi déjà quelles vont être les réaction de nos chers libernautes… Ah Pavlov…»
  • Le mythique bobo «a fier parisien (…) plus fier qu’un gogo et bobo à paillettes maire de Paris, croyant à un destin national il fait n’importe quoi,il est tendance comme le sont les fiers bobos parisiens (…)»
  • Et enfin, un bon résumé «oops ca craint bah dites donc, pas joli joli ces commentaires haineux. Je me méfie toujours de ces gens qui éructent, gueulent, leur soif de vengeance. C’est malsain…»

Est-ce une fatalité ? Est-ce le résultat de la pauvreté inhérente au web dont certains nous parlent encore régulièrement? Au contraire, cette médiocrité est le résultat de la négligence du journal, et de 5 erreurs en particulier.

Continuer la lecture

L’Etat et les entreprises à la rescousse?

La crise de la presse

À lire dans Libération aujourd’hui, le papier d’Emmanuel Schwartzenberg, pages Rebonds.

(Dernier ouvrage paru :Spéciale dernière. Qui veut la mort de la presse quotidienne française ? Calmann-Lévy, 2007.)

Fallait-il vraiment attendre la crise au Monde pour enfin se relever les manches, et s’occuper de la presse, vraiment?

k-par-k.jpgFaut-il plutôt donner un label à certains sites d’information (comme l’immigration? au cas par cas) pour qu’ils puissent à leur tour, avoir des subventions?

 

Cela ne passionne pas les foules : 4 réactions à 17h00. « Long » écrit :

[…]heureusement il reste de la solidarité au Livre , ce qui permet de peser face au patronat . A l’heure du TPMG ( tout pour ma gueule) ça fait un bien fou . Le but d’un journal est d’informer , au juste prix, en étant rentable et non pas de dégager des ratios de bénéfice a deux chiffres .[…]

Dommage que l’article ne soit accessible depuis la rubrique Ecrans/Médias, aussi.

Et le web, avais-je demandé à Emmanuel Schwartzenberg… et bien on en parle chez Philippe Couve, avec un compte-rendu du débat organisé par le SNJ : « le web, sauveur ou fossoyeur du journalisme? »

Libération gratuit aujourd’hui

Dans le Libération de jeudi, un à découper, et aussi en Une du site un bon à imprimer, pour pouvoir obtenir son exemplaire gratuit, ce vendredi 11 avril.

Un slogan intéressant : "Le 11 avril, Libération est gratuit. Lisez-le, vous comprendrez pourquoi il est payant".

Un slogan tellement intéressant que il serait bien qu'il se passe quelque chose de formidable dans l'actualité de ce jour! Faudrait-il que le Libé de demain soit meilleur que les autres jours, ou alors juste comme d'habitude? :-)

Fort pari en tous les cas: 500 000 exemplaires vont être mis en vente.

Le blog média de Télé7Jours parle de l'évènement, et les commentateurs éclairés s'en donnent, comme d'habitude à coeur joie :

j'ai retenu :

Cette histoire de coupons rappelle un peu l'initiative du site Mediapart qui promettait à de multiples reprises un cadeau a ses futurs abonnés.
Le cadeau c'était que Mediapart permette à ses abonnés de leur transmettre les coordonnées de personnes susceptibles d'être interessées par leur site de façon à ce qu ils puissent acceder à quelques numéros gratuitement.
En d'autres termes, le cadeau c'était de bénévolement leur trouver de nouveaux lecteurs!

mais on trouve aussi :

Très bon plan de communication avec ce slogan : Libé gratuit, vous allez comprendre pourquoi il est payant." Ce qui est vrai pour Libé, l'est également pour les quotidiens nationaux tels que Le Monde, Le Figaro et d'une certaine "manière" Le Parisien. Les papiers de fond vous ne les trouverez jamais dans les gratuits !

alors du coup, la communauté se donne des coups de main :

j'ai entendu sur la radio que les coupons peuvent être téléchargés sur leur site !!!

En effet, une campagne de publicité radio (agence Deepblue) a démarré mercredi 9 avec le slogan « Le 11 avril, Libération est gratuit. Lisez-le, vous comprendrez pourquoi il est payant ». Elle est diffusée sur Europe 1 et RFM, Chérie FM, RTL2, Nostalgie, NRJ, Fun Radio et des radios dites indépendantes.

Voici les deux spots :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

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Pour la direction de Libération, il s'agit de "reconquérir d'anciens lecteurs et de faire découvrir la nouvelle formule à tous ceux qui ne seraient pas familiers du titre".

Denis Pierrard sur  France Inter ce vendredi matin :

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page-metro.jpgUne publicité de Libération publiée jeudi dans le gratuit Metro, a provoqué des débats au sein de la rédaction de ce dernier, certains journalistes étant piqués au vif par le slogan de leur concurrent payant, explique la présidente du comité éditorial de Metro, Caroline Brun.

Cliquez pour voir en grand l'éditoCe slogan, les journalistes de Metro ne l'ont pas trouvé drôle", mais l'ont plutôt pris comme "une grande claque, pas très confraternelle", indique Mme Brun dans un billet publié juste au-dessus de la publicité.

La conférence de rédaction du quotidien gratuit "très animée" a donné lieu à de vifs débat sur la question de savoir si Metro devait ou non accepter cette publicité, explique-t-elle.

"Quelle reconnaissance pour Metro au contraire. Que Libé fasse sa pub chez nous, en soulignant l'avantage comparatif, façon campagne Leclerc, c'est la gloire", juge au contraire Mme Brun, qui conclut en souhaitant "longue vie à Libé".

"Pour nous, cette publicité est un clin d'oeil. Nous croyons que la presse gratuite et la presse payante ont chacune leur place, chacune leur type de produit", a expliqué à l'AFP le directeur général de Libération, Denis Pierrard.

Souhaitons à Libé un successful friday.