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Interview de Loïc Chauveau, Directeur Social Media @ Marcel (Publicis)

J’ai demandé à interviewer Loïc Chauveau, Directeur Social Media chez Marcel (Publicis), suite à une intervention pour Le Monde Publicité, à propos des réseaux sociaux, et de Facebook en particulier :

 

 


 

Partagez cette ITW :

On a déjà parlé ici de ce que les réseaux sociaux pouvaient apporter, une fois des articles excellents écrits, ou des fantastiques interviews ou webdocus réalisés, pour les partager, les faire connaître, et au final, apporter au lecteur, média émetteur, et au journaliste lui-même :

Sous la plume d’Aurélien Viers, jadis chez Citizenside et désormais au Nouvel Observateur : « Journalisme & réseaux sociaux : quelques tendances pour 2011 »

Et on a aussi vu ensemble que nous cliquions beaucoup plus sur les publicités entourant les articles partagés par nos amis : « The Power of News and Recommendation : Cnn veut plus de pub sur son site #Pownar  »

Depuis, Facebook s’est encore développé, et est arrivé l’Opengraph. En d’autre termes, alors que les gens ont à peine appris à effacer leur historique de navigateur, qu’ils n’ont pas complètement saisi qu’ils allaient offrir à Facebook, et aux marques, et aux médias, beaucoup, beaucoup d’informations.

Avant l’été, Le Monde publicité réunissait donc ses annonceurs, pour une démo présentée par Corinne Mrejen présente « Demain tous social readers ». Au programme: vanter les mérites des réseaux sociaux, et en particulier Facebook, avec en autres invités Julien Cordoniou, « Head of European Gaming Partnerships » chez Facebook et Loïc Chauveau, Directeur Social Media chez Marcel (Publicis).

 

 

J’avais lancé à Loïc : « J’aimerais te poser des questions, mais il me faut une terrasse » : qu’à cela ne tienne, nous nous sommes retrouvés sur la terrasse de chez Publicis.

Retrouvez-le sur Twitter :

Le Monde lance une Académie pour aspirants journalistes de 18 à 25 ans

L’Observatoire des Médias était ce mercredi matin dans l’amphithéâtre du Monde, boulevard Blanqui, pour la conférence de presse de présentation de la Monde Académie, dont la première ‘saison’ arrive bientôt.
Florence Aubenas présente au Mouv, à RFI, et à l’Observatoire des Médias ce que sera Monde Académie:

L’Edito d’Erik Izraelewicz : 



 

Le communiqué de presse :

L’interview officielle par Le Monde :

Un article signé Florence Aubenas et Serge Michel : « Le Monde » est un média sérieux, mais…

Le Monde a prévu aussi une campagne de publicité, et des vidéos virales, voici la première :

Monde Académie, façon simple d’obtenir du contenu à moindre frais? Petite salve de critiques :


Les gens conseillent à leurs jeunes contacts de postuler , et les jeunes expriment leurs tentations :

Dixit Isabelle André, la toute nouvelle directrice du Monde Interactif, il était plus rapide et plus simple selon elle de faire appel à CitizenSide qui a développé une interface dédiée à la réception des candidatures. Un dérivé de la marque blanche que CitizenSide vend aux médias pour la réception des photos et vidéos des journalistes « citoyens ».


LePost.fr et LeMonde.fr vus par Raphaëlle Bacqué

Ce jeudi, les personnels du Monde interactif ont décidé de voter la grève à l’issue d’une assemblée générale.

C’est la suite de l’action lancée depuis lundi

La question posée lors de l’AG était :

« Êtes-vous favorable à une grève pour demander le respect de l’ensemble des engagements sur les contrats, soit les sept CDI « 

64 votants
oui 68,75%
non  25%
blancs 6,25%

Le 21 février 2011, les CDD, CDI et pigistes travaillant au Monde.fr et au Post.fr étaient donc descendus devant les locaux du Monde, boulevard Blanqui.

Raphaëlle Bacqué, Grand reporter au Monde, ne participait pas à l’événement, mais a bien voulu répondre à nos question à sa sortie du journal.

Mes excuses pour le son, pourri.

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Le Post

Le Post est un site qui fonctionne en totale autonomie, mais qui n’a pas de communauté rédactionnelle avec Le Monde

LeMonde.fr

Aujourd’hui tout le monde est très conscient aussi bien sur le papier que sur le web, que nous sommes vraiment une communauté et que nos destins sont liés, et partagés. On est très solidaires, et c’est important que lemonde.fr soit un élément extrêmement dynamique comme le papier aussi qui doit se renouveler.

Louis Dreyfus, nouveau président du directoire

J’espère qu’on va pouvoir redynamiser absolument tout le groupe et de pouvoir faire en sorte de sauver aussi l’information. [Elle est en danger]. A la fois la gratuité met en danger le principe même de l’économie de l’information et puis le fait qu’ aujourd’hui la définition même de ce qu’est le journalisme est beaucoup plus floue. Et c’est pour çà qu’aussi bien au Monde.fr qu’au Monde papier nous avons la même vision de ce qu’est le journalisme et l’information.

Un blog sur LeMonde.fr?

Je ne fais pas de suivi quotidien, je fais plus du magazine. J’ai un mode d’écriture qui est un peu différent, je suis d’ailleurs une des rares à faire ça dans le journal.

Twitter

Je pense qu’il faut échapper à l’excitation de l’instant. Je pense qu’il faut j’ai pas envie de tomber moi dans l’excitation de l’instant.

Rencontre avec les repreneurs du Monde

Voici un article de Benoît Daragon , journaliste médias (ExCB News). Publié sur son « presse-blog« , il me permet de le reprendre ici. Bonne lecture!

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Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse veulent que le groupe le Monde redevienne rentable.

Affluence record à l’association des journalistes médias (AJM). Assez compréhensible puisque, ce midi nous avons reçu Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, les trois nouveaux actionnaires du groupe le Monde, et Louis Dreyfus, le président du directoire du groupe. A ma connaissance, les BNP (comme on les appelle) n’avaient jamais été réunis publiquement autour d’une même table pour parler de l’avenir du quotidien, des sites internet du Monde Interactif mais aussi de Télérama, de Courrier International, etc.

Les yeux rivés sur leurs iPhones – où ils vérifiaient ce que nous retranscrivions sur Twitter (voir ici) -, le quatuor a détaillé sa stratégie. En gros, ils veulent faire renouer le groupe avec les bénéfices afin de ne plus être dépendants des aides publiques ou des investissements des actionnaires du journal.

Relance éditoriale et guerre aux coûts

Pour cela, la direction entend d’abord rebâtir l’offre éditoriale des titres. La refonte du quotidien sera confiée au nouveau directeur de la rédaction qui est en train d’être recruté mais les BNP aimeraient toutefois repenser le numéro du week-end, augmenter la place de l’économie, de l’investigation et du sport dans les colonnes du Monde. Par ailleurs, Pierre Bergé a promis que Le Monde n’aurait pas de « position officielle pour la présidentielle 2012« . D’abord, parce que les trois actionnaires, tous de gauche, ne tomberaient pas forcement d’accord sur le candidat à soutenir et que cela ferait baisser la diffusion du journal. La pub va être relancée en misant sur les couplages entre les différentes entités du groupe (presse quot’, magazines et internet) afin de gagner en puissance. Dernière objectif: augmenter les recettes issues du web qui ne représentent que 5% du chiffre d’affaires total alors que lemonde.fr est un des sites d’actualité les plus visités de France.

Autre dimension de cette reprise: une large réduction des coûts. « Le titre vit comme s’il générait 700 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels alors qu’en 2010 nous étions en-deçà des 400 M€« , a déploré Louis Dreyfus. Mais le groupe ne prévoit pas pour autant de plan de départs mais préconise une gestion plus rigoureuse du quotidien. Les coûts de fonctionnement vont être réduits en regroupant toutes les équipes au sein d’un même immeuble, « plus central« . Ce déménagement devrait permettre d’abaisser le loyer de 9M€ et de faire des économies de frais généraux. Autre exemple, un château, propriété de la branche magazine, a été vendu dès l’arrivée du trio. Mais ce pragmatisme de gestion ne suffira pas. Le groupe doit régler le lourd et couteux modèle économique de son impression qui parait beaucoup plus fondamental que les mesurettes énoncées précédemment. La direction réfléchit d’ailleurs à la question de sa parution le soir et aimerait que le Monde soit distribué dans la France entière au même moment.

Etablir des synergies entre Le Monde et Télérama

Sinon, le trio souhaite renforcer les liens entre des entités qui se sont  souvent disputés par le passé et insérer un « esprit de groupe« . Ainsi le futur dirigeant de Télérama, dont le recrutement est en cours, participera activement à la refonte du numéro du week-end du Monde, vendu avec le Monde Magazine. Les équipes du Monde interactif aideront Télérama à repenser son offre numérique et, partout, les salariés du web seront rapprochées de ceux du papier. LePost.fr, qui a perdu « significativement plus d’un million d’euros en 2010« , devra trouver le moyen d’être rentable ou sera vendu. Mais les BNP ont indiqué qu’ils n’avaient absolument pas l’intention de réinvestir dans d’autres titres (donc ils ne sont pas intéressés par La Tribune) afin de se concentrer sur ceux déjà présents dans le groupe et garantissent que Télérama puisse réinvestir un tiers de ses propres bénéfices pour se développer.

Sinon Pierre Bergé n’a pas pu s’empêcher de balancer sur la concurrence. « La différence entre Edouard de Rothschild (le propriétaire de Libération, ndlr) et nous est qu’il n’avait jamais lu Libé avant de l’acheter« . Une pique qui montre bien à quel point les nouveaux propriétaires du Monde ont déjà enfilé leurs  costumes de patron de presse. Mon sentiment à l’issue de ce déjeuner est que les BNP maitrisent parfaitement leur dossier. Ils n’ont pas clairement pas racheté le Monde pour gagner de l’influence. Ou pas uniquement en tout cas. Même si les défis sont énormes (voire insubmersibles pour les pessimistes), ils sont activement aux manettes pour faire sortir le groupe de la zone de turbulence qu’il traverse depuis plusieurs années. A eux de montrer maintenant qu’en plus d’avoir sauvé le journal de la faillite ils sauront trouver la recette miracle pour pérenniser son activité.

Pourquoi les journaux de guerre Afghans n’ont pas été publiés aussi en France

Cela aurait pu être un scoop collectif qui passe aussi par l’Hexagone. Depuis des semaines, le site de collecte d’informations confidentielles Wikileaks travaillait avec trois rédactions sur le traitement de dizaines de milliers de rapport d’incidents en Afghanistan : le New York Times, le Guardian, et le Spiegel, avec qui ils avaient partagé leurs données.

Arme d’information massive?

Une masse colossale de données, directement extraite du système informatique utilisé par l’armée en Afghanistan, prouvant notamment que les services de renseignement pakistanais instrumentalisent les talibans afghans et auraient même projeté d’assassiner le président Hamid Karzaï. Une vision méticuleuse, détaillée et crue de la guerre, loin de l’image héroïque renvoyée par les reporters qui partent « embedded » aux cotés des soldats de la coalition occidentale. Une accablante liste de bavures commises notamment par la “Task Force 373” à la Une du Guardian, une unité secrète chargée de traquer et d’abattre les leaders de l’insurrection. Une mine d’or journalistique donc, savamment compilée puis rendue publique sur la toile dimanche en fin d’après midi (NY Times / Guardian / Spiegel) avant de faire la une des éditions papier de ces deux quotidiens anglophones et de cet hebdomadaire allemand.

Cette salve de révélations s’accompagnant aussi de rapports accablants sur le comportement de l’armée française qui aurait blessé des civils dont des enfants lors d’opérations en 2008 sans leur porter secours. Un média français aurait pu, aurait dû être dans la confidence. A défaut de l’être, Le Monde n’a pas choisi d’accorder une large place à ces informations entre leur publication sur la toile à 18H dimanche et le bouclage du journal lundi en fin de matinée. A midi, l’édition papier du mardi 26 juillet comporte une brève en page 6. Quelques lignes pour évoquer la condamnation et la colère de la Maison Blanche fâchée que ces informations soient publiées.

Le site internet du Monde ne fait pas l’impasse et publie le lendemain matin un résumé des informations du New York Times, qui ne parlait pas encore des bavures françaises présentes dans les documents Wikileaks. S’en suivra un papier intéressant où il est surtout question de la grande expérience marketing de l’équipe de Julian Assange  de Wikileaks, « La stratégie bien rodée de Wikileaks ». Lemonde.fr publiera enfin un résumé détaillé des principales révélations.

Des médias partenaires triés sur le volet

Dans l’après-midi de ce lundi 26 juillet, à Londres, s’est tenue une conférence de presse, au cours de laquelle, à un journaliste qui l’interrogeait sur sa volonté de se limiter à trois médias partenaires, Julian Assange, le charismatique porte-parole de Wikileaks a répondit :

Nous espérions au début un partenariat avec un réseau plus large pour mener une enquête plus importante. Mais le manque de temps et de ressources nous a fait changer d’avis. Nous espérons pouvoir le faire la prochaine fois. Pourquoi avons nous choisis ces trois médias? Bien evidemment, nous ne pouvions pas avoir une coalition journalistique trop large.  Donc avec trois ou quatre médias, nous pouvions réellement entrer dans une pièce et se mettre d’accord sur toutes les conditions. Et tout simplement, à l’exception de certaines publications en français, les trois meilleurs journaux d’investigations papiers sont The New York Times, Der Spiegel, et The Guardian.

Etrange petite phrase qui ne sera malheureusement pas explicitée. Pourquoi a t’il fait exception de ces médias français? Nous avons posé la question à Adriano Farano (@farano), directeur fondateur de Café Babel et aujourd’hui chercheur en journalisme à Stanford (Knight Fellowship):

En travaillant avec le NYT, The Guardian et Der Spiegel, Wikileaks recherchait des médias pouvant lui donner une image de maturité. Les médias choisis représentent en effet des modèles de journalisme d’investigation traditionnel sachant allier rigueur et profondeur journalistique. Sur le fond, c’est un partenariat intéressant car ces rédactions ont fourni un travail de vérification de l’information.
Parmi ces partenaires, on ne retrouve aucun média français comme aucun média italien. Pourquoi ? Parce qu’en France, les médias traditionnels ont, depuis longtemps, décroché avec le travail d’enquête, par manque de moyens et, dans certains cas, de vraie indépendance. Certes, il y a l’exception notable du Canard Enchaîné mais l’hebdomadaire satyrique ne dispose pas de rayonnement international suffisant.

Pour Mark Hunter ( http://markleehunter.free.fr ), journaliste et chercheur sur le journalisme d’investigation cette absence de média français est la conséquence d’un manque d’implantation dans les réseaux internationaux de journalistes

Les Français ne sont pas mauvais.  Par contre, ils sont largement absents des organisations internationales par lesquelles passent les relations de confiance dont ont besoin les gens comme ceux de Wikileaks.  Ce n’est qu’en 2010 qu’une association française, Liberté d’Informer, s’est enfin jointe au Global Investigative Journalism Network, fondé en 2003, pour ne citer qu’un exemple.  C’est très simple: Si on veut compter dans le monde, il faut s’y joindre.

Faisons mieux la prochaine fois, donnons-leur envie

Mediapart, même si porté à la lumière internationale récemment, n’avait visiblement pas la stature et le renom d’une publication installée. Alors qu’a-t-il manqué au Monde, pour être destinataire privilégié de ces données? Pas seulement du temps. Peut-être aussi un renfort de programmeurs, collaborant avec les journalistes, qui auraient fait du journal « de référence » une tête de pont du journalisme de données?

Messieurs, mesdames les patrons de presse, investissez, investissez.

Le Monde, cette Rolls-Royce

Ce lundi soir, sur France Inter, Pierre Weill, dans le téléphone sonne, recevait trois invités pour parler des difficultés économiques de la presse écrite :

« La mauvaise santé financière de la presse écrite en France. 3 quotidiens nationaux, dont Le Monde, cherchent des repreneurs. Baisse des ventes et des recettes publicitaires, concurrence d’internet, et des gratuits… »

Dans le studio, Gilles Van Kote, Président de la Société des Rédacteurs du Monde (SRM), Nathalie Sonnac, Professeur à l’Université Paris 2 (spécialisée en économie des médias), et Directrice de l’Institut Français de Presse (IFP) et Patrick Eveno Professeur à la Sorbonne, et historien des médias, auteur avec Yves Agnès de “Ils ont fait la presse” (Vuibert).

Nous avons eu le droit à une émission plutôt vulgarisatrice, sur le sujet, intéressante. Voici quelques citations. Les voici, telles que je les ai citées, au moment de leur diffusion, sur Twitter :

Et puis vint le moment où un auditeur appela. Il dit ne plus acheter Le Monde. Et dit pourquoi. Avec une image assez intéressante.

Je vous laisse méditer là-dessus.

Le Monde Interactif : « nous n’admettons pas d’être considérés comme des salariés de seconde zone »

Voici un communiqué reçu de la part des salariés du Monde Interactif :

Les salariés du Monde Interactif et du Post SA s’indignent de plusieurs dispositions contenues dans les offres des deux investisseurs potentiels dans le Groupe Le Monde, remises ce lundi.

Alors que le MIA est valorisé à plus de 100 millions d’euros ; qu’il constitue de l’avis de tous un actif stratégique ; et que les deux dossiers mettent l’accent sur le développement d’une stratégie numérique, nous n’admettons pas d’être considérés comme des salariés de seconde zone.

Avec le premier site d’information généraliste de France, et des projets innovants comme le Post entièrement développés en interne, le Monde Interactif a-t-il vraiment besoin qu’on l’aide à « prendre le virage du numérique », comme le souhaite Stéphane Richard ?

Comment expliquer que la société de personnels du Monde interactif et la société des rédacteurs du Monde interactif soient absentes du projet de « pôle d’indépendance » de SFA, Orange et Prisa ? Et ce alors que l’arrivée potentielle d’Orange à la direction du MIA est source d’inquiétudes pour l’indépendance éditoriale et stratégique des sites ?

Comment expliquer qu’aucun des deux investisseurs potentiels n’évoque dans son projet l’avenir du Post.fr ? Qu’en est-il de notre régie publicitaire, I-Régie ?

Par ailleurs, lors d’une rencontre, la semaine dernière, avec les représentants de la SDPMIA, MM. Bergé, Pigasse et Niel nous avaient assuré qu’une disparition du MIA et une fusion des équipes avec celles du journal n’étaient pas à l’ordre du jour.

Nous découvrons aujourd’hui qu’il s’agit en réalité du cœur de leur projet.

Nous souhaitons donc rappeler que ce projet de fusion provoque de vives craintes parmi les salariés, tant sur l’emploi que sur l’organisation ou la capacité d’innovation du MIA.

En l’état, il nous paraît donc difficile de porter du crédit à ces deux offres, qui semblent dénoter une mauvaise connaissance de notre travail et de nos structures.

La société des personnels du Monde Interactif, la Société des rédacteurs du Monde Interactif, les délégués du personnel et la CFDT-MIA

Le Monde va-t-il garder son indépendance éditoriale? Revue de presse.

Le 7 avril dernier, le site Electronlibre.info écrivait : Prisa veut prendre le contrôle du Monde :

Allié au groupe italien L’Espresso, le groupe espagnol Prisa est prêt à recapitaliser Le Monde à la condition expresse d’en détenir 51%. L’opération, dévoilée lors du conseil d’administration de vendredi prochain, se ferait par le biais d’un rachat des obligations remboursables en actions (ORA) qui viennent à échéance en 2012 et qui peuvent naturellement être remboursées à tout moment et par une augmentation de capital. D’un montant total de 70 millions d’euros, ces ORA ne peuvent, bien évidemment pas être souscrites par Le Monde.

Le lendemain, Rue89 emboitait le pas : Le Monde sur le point de perdre son indépendance ?

Les différents acteurs du dossier sont peu enclins à s’exprimer avant le conseil de surveillance. Selon nos informations, LMPA [Le Monde et partenaires associés] pourrait proposer « d’autres solutions », mais les journalistes travaillent surtout à des propositions leur permettant de garder le contrôle éditorial.

De son côté, le groupe Lagardère (17% du capital), qui dispose d’un droit de regard sur tout changement dans le capital, ne devrait pas s’opposer à la montée de Prisa-L’Espresso, puisqu’il est plus intéressé par Le Monde Interactif que par le papier.

Le 12 avril, c’est le tour de Libération : «Le Monde» vers un tournant capital

La recapitalisation, gros mot prononcé avec des pincettes depuis 2007, repoussée aux calendes grecques par la SRM et la direction, est aujourd’hui devenu incontournable. C’est même le dernier carat. Les commissaires aux comptes sont dans les starting-blocks. Il faut impérativement la boucler avant fin juin.

Aujourd’hui Médiapart publie : «Le Monde»: le rachat ou le dépôt de bilan

Dans cent jours, les journalistes auront perdu perdu le contrôle du groupe ou l’entreprise aura déposé son bilan. La direction négocie l’arrivée de l’espagnol Prisa (El Pais), lui même sur le point d’être racheté par un fonds d’investissement américain. Une époque de la presse française disparaît.

avec une interview de Gilles Van Kote, Président de la société des rédacteurs du Monde :


Gilles Van Kote
envoyé par Mediapart. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

La Reppublica, l’Espresso : disons qu’il y a pire comme nouveau partenaire!

VIDEO. Google et les éditeurs de presse: des relations loin d’être sereines

Quand Le FNPF -Fédération Nationale de la Presse Française (qui s’est dissoute ce vendredi)- décide faire se rencontrer des éditeurs de presse et Google, cela peut donner quelques étincelles.

Le titre du débat organisé : « Google, adversaire ou partenaire ? ».

« Contesté chez la plupart de nos voisins, Google est, pour les uns, l’adversaire résolu du droit d’auteur et, pour les autres, le moyen efficace pour les sites de presse de recruter l’internaute à la recherche d’informations. Google est–il à même de faciliter la démarche d’une presse à la recherche d’un modèle économique viable sur le Net ? »

Les deux invités de marque appelés à débattre étaient ce vendredi 4 décembre Carlo d’ASARO BIONDO, Vice-président Europe de l’Est et du Sud, Afrique et Moyen-Orient de Google, et Nathalie COLLIN, Directrice générale de Libération.

L’Observatoire des Médias a enregistré l’intégralité de l’échange, assez musclé, avec de jolis échanges provoqués également par les questions de Philippe Jeannet, directeur du Monde Interactif, présent dans la salle.

Avant de vous en proposer les meilleurs moments dans un montage ce week-end, voici un extrait qui vous donnera un avant-goût:

On entend dans cet extrait Philippe Jeannet répondre au représentant de Google : « enlevez les contenus de la presse! ». Mais en toute diplomatie, et convaincue par la valeur des contenus journalistiques, Nathalie COLLIN prêchait pour une vraie collaboration avec Google.

La suite de ce dossier ce week-end, avec la comparaison avec Microsoft.

Stay tuned.