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Jérémy Parola (Reworld Media), propriétaire de Science&Vie : « On a une croyance profonde: le contenu n’est pas le monopole uniquement des journalistes »

Jérémy Parola (Reworld Media), propriétaire de Science&Vie : « On a une croyance profonde: le contenu n’est pas le monopole uniquement des journalistes »

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Jeremy Parola Reworld Media

Les dirigeants de Reworld Media ne s’expriment pas pas beaucoup. Dans les médias, j’entends. Dans les médias qui posent des vraies questions. Si vous voulez avoir très mal aux oreilles, vous pouvez aller voir et écouter « l’interview » de Pascal Chevalier, PDG de Reworld Media par Stéphane Soumier chez BSmart. Bon courage, c’est un grand coup de langue.

aides à la presse magReworld Media, c’est le groupe que vise très clairement le Ministère de la Culture avec la nouvelle mission qui vise à conditionner l’attribution des aides à la presse au fait que ces groupes emploient des… journalistes.

Car le mot journaliste, chez Reworld, on a parfois du mal à le prononcer, ou l’écrire, comme ici :

Une semaine après notre billet, Libération et son nouveau journaliste média est revenu sur cette histoire de mission commandée par Roselyne Bachelot. Mais la fin de l’article se terminait par cette mention  :

Injoignable, le groupe Reworld n’avait pas répondu à nos sollicitations mercredi matin

Alors, comment faire, pour recueillir la parole des dirigeants?

Et bien écouter ce qu’ils disent.

Pas dans les médias. Mais sur internet. Dans un podcast.

En l’occurrence, celui de l’agence digitale, Cosavostra, qui à la fin de l’été, le 28 aout, ils ont mis en ligne le premier épisode de leur podcast média, avec comme invité Jeremy Parola, directeur des activités numérique de Reworld Media. CosaVostra est une petite agence qui veut se faire une place, venue après des agences comme Upian (qui a dessiné les maquettes de la maquette de la prochaine version de Liberation.fr) ou de Datagif. Cosavostra fait des sites web, et du conseil. Et puis, comme c’est la mode, et comme le fera aussi L’Observatoire des Médias, ils ont fait un podcast sur les médias.

Voici comment est présenté l’épisode sur les plateformes de podcasts :

François Defossez , cofondateur de CosaVostra, reçoit Jeremy Parola, directeur des activités numérique de Reworld Media. “Quand on a racheté Mondadori, en tant que Directeur des activités numériques, c’était Disneyland. Tout était à faire et il y avait de quoi s’amuser.”Ensemble, ils décryptent les raisons du succès du groupe. De comment ils se sont lancés, en dernier sur un marché a priori mûr et bouchés en s’inspirant de ce que font les Pure Player, à leur rapport avec les GAFAM en passant par l’importance du contenu, François et Jérémy analysent la stratégie (gagnante) de Reworld Media. Ils se posent aussi la question du futur du secteur, du modèle économique des médias, du digital et de la disparition annoncée des cookies.

La stratégie gagnante de Reworld Media. Le décor est planté. On aura pas de question « gênante ».

 

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Mais L’Observatoire des Médias est allé écouter pour vous les 70 minutes de ce son, et en a retiré ces 25 secondes : 

 

Ce que dit Jérémy Parola :

« On a une croyance PROFONDE qui est le fait qu’on pense que le contenu n’est pas le monopole uniquement des journalistes, et tu en es la preuve vivante [Il s’adresse à François Defossez, consultant et cofondateur de l’agence CosaVostra] en face de moi.

Il y a des très très bons formats audio vidéo, sociaux, texte écrits etc, produits par des personnes qui ne sont pas des journalistes donc je pense qu’il n’y a plus un monopole de la production entre les mains des journalistes.» 

 

Un peu plus tard dans le podcast, il revient sur l’image de Reworld Media :

« Pour revenir à cette problématique d’incompréhension, elle est due au fait effectivement que quand tu laisses parler les gens à ta place, forcément l’histoire qui en est créée n’est pas forcément l’histoire que tu veux maîtriser. Je pense que sur les premières années de l’existence du groupe ça nous fait du bien d’être une petite boîte pas très connue etc, tu fais des acquisitions donc vaut mieux quand même voilà la jouer un peu profil bas […] après effectivement quand tu commences à devenir un petit peu un petit peu plus grand c’est important commercialement c’est important d’avoir la position de mon entreprise de ce qu’elle fait etc de mieux faire comprendre [ce que fait l’entreprise].

On a compris.

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