Acheter un abonnement à un journal sur Vente-privee.com ?

Vente-privée.com, mastodonte de la vente de marque à prix discount, les voitures Peugeot, les maisons Kaufman & Broad, innove encore en se mettant à vendre des disques.

Patricia Kaas sort du circuit traditionnel et vent son album à moitié prix (port compris) sur le site vente-privée.com : 6 euros.

Alors on est en droit de se demander, est-ce qu’un abonnement à un journal est un bien de consommation comme un autre? L’État va aider la presse avec une perfusion pour le portage, certes, mais est-ce qu’une vente massive d’abonnements serait possible via un site de ventes privées? Remporterait-elle un succès?

On sait bien que les chiffres de diffusion peuvent être gonflés par les exemplaires gratuits disponibles dans les universités ou les aéroports.

Mais on peut imaginer que des abonnements à des prix cassés seraient au bout du compte comptabilisés comme les autres dans les chiffres totaux des abonnements. Est-ce que financièrement, un journal tiendrait-il le challenge, économiquement? Un bon nombre de marques passent le cap et n’ont pas honte de vendre une partie de leurs stock sur des sites du genre. Et un journal?

Si cela se faisait, si le média en question est vraiment de qualité, si il ne déçoit pas son lecteur, si il lui apporte une information fraîche et réfléchie, alors le réabonnement au plein tarif ne devrait pas poser tant de problèmes.

Une belle animation tout en 3D + After Effects + une caméra qui se balade dans la rédaction, pur la bande annonce, cela aiderait à vendre un abonnement?

Ci-dessous, une interview du boss, Jacques-Antoine Granjon.

2 Comments

  • L. Bérard-Quélin
    4 février 2009

    Pour conserver son numéro de commission paritaire et l’accès aux aides qui va avec (TVA, tarifs postaux préférentiels, exemption de taxe professionnelle, …) un journal doit être vendu. La vente se constate par une diffusion de la moitié du tirage plus un exemplaire à un prix qui peut être inférieur à 50% du prix public.
    1) c’est la limite légale de la « braderie » évoqué ci-dessus.
    2) cette réglementation est-elle encore pertinente aujourd’hui ?
    3) si cette régle disparait, les journaux gratuits devraient avoir accès aux mêmes aides que les autres (sauf la TVA qui n’a alors pas de sens)
    Ce mélange de diffusion payante, diffusion « bradée », diffusion qualifiée (gratuite, mais ciblée) et diffusion gratuite (sans parler du web) est probablement l’un des grands sujets de demain même si il n’a pas été évoqué tel que lors des Etats généraux de la presse

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