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Le Monde Interactif et Le Post interpellent Xavier Niel

L’ensemble des salariés du Monde Interactif et du Post.fr, La société des Personnels du Monde Interactif, La Société des Rédacteurs du Monde Interactif, La délégation Unique des Personnels, et La CFDT MIA interpelle Xavier Niel dans ce nouveau communiqué :

Monsieur Niel,

Vous investissez dans de nombreux projets Internet. Laissez-nous vous en recommander un : LePost.fr.

Créé par Le Monde Interactif en 2007, ce site d’information participative avait pour but de devenir un laboratoire d’innovations techniques, rédactionnelles et publicitaires. Contrat pleinement rempli, succès d’audience en prime !

En seulement trois ans, il est devenu le 1er pure player français, se plaçant à la 7ème place des sites d’actualité en France (OJD, janvier 2011), avec plus de 3,036 millions de visiteurs uniques (Médiamétrie-Nielsen, janvier 2011).

“LePost.fr, meilleure PME du buzz” (Slate.fr)

Impertinent, décalé, réactif… LePost.fr est à l’origine de nombreuses informations inédites, largement reprises par le reste de la presse : le lapsus de Rachida DatiRaymond Domenech qui réclame 3 millions d’euros aux prud’hommesFrance 2 qui diffuse de fausses images de guerre à GazaNicolas Sarkozy “DRH du PS”Boris Boillon soutenant Mouammar Kadhafil’arnaque de Faismesdevoirs.comle lipdub de l’UMPle cambriolage au Point

Du jamais vu en France : ces informations sont co-produites par une rédaction de journalistes et la communauté du Post.fr, forte de 100.000 membres qui publient chaque jour 700 posts. C’est aussi un formidable lieu d’échange et de débat, avec 5.000 commentaires quotidiens.

Une des plus intéressantes innovations surgies sur la toile française ces dernières années ” (D. Schneidermann, Libération)

LePost.fr a été précurseur sur le traitement de l’information en live, sur l’utilisation de la vidéo d’actu, sur la gestion d’une communauté pro-active. Et LeMonde.fr a largement profité de ces expérimentations qu’il a ensuite intégrées.

Aujourd’hui, LePost.fr est une référence incontournable du paysage médiatique, largement copié par les concurrents qui s’en inspirent dans leur manière de traiter l’information, d’aménager leur site et dans leur volonté d’ouvrir (timidement) leur porte aux internautes…

“L’un des sites d’infobuzz les plus innovants en France”

(P. Chappaz, Wikio)

Mais LePost.fr se meurt. La rédaction fond à vue d’oeil. Les efforts de ceux qui restent ont encore fait progresser l’audience. Mais nous n’acceptons pas que soit remise en cause la promesse de prendre en CDI un chef de rubrique qui travaille à nos côtés depuis trois ans. On nous répond que c’est parce que les actionnaires du groupe Le Monde ont donné six mois au Post.fr pour prouver sa rentabilité. Nous y voyons la fin programmée de notre site.

Qu’en pensez-vous, vous qui êtes actionnaire de nombreux pure players… dont LePost.fr ? Prendrez-vous le risque qu’on dise de vous “Il a Free, il a rien compris !” ?

L’ensemble des salariés du Monde Interactif et du Post.fr
La société des Personnels du Monde Interactif
La Société des Rédacteurs du Monde Interactif
La délégation Unique des Personnels
La CFDT MIA

TED: comment YouTube gère les droits des vidéos

Uploader une vidéo sur Youtube, un acte anodin, un geste rapide. Copier une vidéo, recopier et diffuser une vidéo, très simple aussi. Dès lors, comment gérer ses droits, et tirer profit de la diffusion virale de la vidéo? Tout est expliqué ici, par Margaret Gould Stewart, responsable de l’expérience utilisateur chez YouTube:

Source : TED

StreetPress.com un journalisme participatif en quête de sens

StreetPress vient d’être mis en ligne. C’est un nouveau venu dans les sites d’info participatifs, issu de l’expérience StreetReporters.

Capture d’écran 2009-12-10 à 12.14.12

L’Observatoire des Médias a interviewé un de ses fondateurs, Johan WEIZ.
Vous vous lancez ce jeudi midi. C’est donc la suite de Street Reporters?

Oui, nous avons vécu comme un laboratoire l’aventure StreetReporters, et au bout de deux ans, on a décidé de sauter le pas et de tirer les expériences de StreetReporters pour créer StreetPress :
– le participatif, c’est quelque chose qui se travaille
– cela nécessite beaucoup d’encadrement
– un outil qui nous permet de suivre les gens qui écrivent
– nous serons là pour encadrer des gens qui ne seront pas forcément professionnels.

Qu’est-ce qui vous différencie, donc, par exemple, du Post.fr, où les posteurs se battent pour écrire un article le premier et être publié en une?

Nous on est AVEC les reporters qui contribuent. A la première conférence de rédaction, nous étions 20, et nous avons discuté. On va parler, en vrai, en direct, avec la personne qui va faire le reportage. Cela nous différencie par exemple du Post, où nous allons rencontrer la personne qui va écrire, qui va faire le reportage.

Moi ce matin, j’ai vu physiquement 8 reporters. On s’est posés, on s’est assis, on s’est parlés, on s’est vus, on a parlé au moins une demi-heure pour définir un angle.

Définir un bon sujet, c’est pas quelque chose qui s’improvise. On parie vraiment sur des interactions. La Motivation première, ce n’est pas d’être en une d’un gros site, mais je vais chercher autre chose que la visibilité.

La motivation qui compte le plus, c’est la quête de sens.

sp-tof
Mais tout cela, cela coûte très cher, n’est-ce pas?

Oui, faire du participatif de qualité, cela coûte très cher.
Nous sommes 5 permanents à la rédaction, et nous sommes là de 8 heures du matin à 21 heures en semaine, et le samedi, « à la cool ».
Les gens qui participent sont donc gérés par nous. Notre mission principale et chronophage, c’est de gérer cette participation.
Les gens qui écrivent sont soit en stage, soit on un job, et participeront à StreetPress en plus. Ce sont des gens qui ont un travail, une occupation à côté.

Vous allez donc les former à l’écriture journalistique?

Je veux traiter un sujet, mais comment le traiter. La manière de l’angler, n’est pas innée. Les gens ont des passions, des questionnements, et notre vrai travail c’est de faire de bons angles. Ce qu’il va falloir, c’est creuser, et ne pas traiter le sujet d’une manière générale, mais c’est au niveau de l’approche.
Deux tiers des gens qui participent chez nous n’ont pas de formation journalistique.

Vous aller payer les frais des gens qui vont partir en reportage? Si vous envoyez quelqu’un à Lille, allez-vous lui payer ses billets de train?

Non, si quelqu’un va à Lille, c’est qu’il a déjà prévu d’y aller, que son travail va lui permettre d’être là-bas, et que donc il va profiter de son déplacement pour écrire quelque chose pour nous et faire un reportage.

Une fois l’article écrit, la personne est-elle payée?

Non.

Et vous, comment vous payez-vous?

Nous avons monté des partenariats avec des institutions, comme des écoles de journalisme, qui vont nous envoyer des gens que nous allons former.
– Un tiers de notre chiffre d’affaire est basé là dessus, sur la formation des étudiants. Cela nous permet de financer l’encadrement des reportages.
– Nous faisons de la production vidéo. La structure va s’appeler StreetProd, c’est quelque chose que nous faisons depuis deux ans : des formats courts pour le web. Nous avons des contrats à l’année, et là dessus, j’ai de la visibilité jusqu’à juin.
– Nous allons ensuite essayer bien sûr, de revendre une partie de nos contenus, de faire des partenariats (Yahoo…), et aussi des partenariats au niveau européen.

Nous avons travaillé sérieusement sur le modèle économique, et nous sommes « zen » jusqu’à juin. Nous n’avons pas fait de levée de fonds, jusqu’à présent.

5 journalistes, c’est une petite rédaction, et nous espérons nous développer, bien entendu.

Allez-vous vous créer un compte sur Le Post, pour être média invité? (StreetReporters a publié jusqu’en août 2008 des articles sur cette plateforme)

Nous ne les avons pas encore contacté, mais oui, c’est quelque chose que nous allons faire. LePost est un media qui a une vraie force. Nous notre point de départ est différent. Tout le monde ne peut pas venir écrire chez nous, contrairement au Post. Nous voulons faire moins de production de sujets, mais plus des sujets « fait main ». On veut en même temps « industrialiser » cette approche. Mais cela peut être complémentaire avec le Post.

Et Rue89, qu’est-ce qui vous en différencie?

On ne peut pas vraiment arriver chez Rue89, et dire voilà, j’ai un sujet. Ils ne vont pas prendre une demi-heure pour discuter avec la personne de son angle.
Même en envoyant un mail.
Eux leur métier, c’est de faire du participatif, notamment avec les commentaires, mais la production de l’information, est principalement faite chez Rue89 par des professionnels.
Si vous produisez l’information par des gens qui ne sont pas journalistes ou professionnels à la base, comme nous voulons le faire, l’impact sociétal que vont avoir ces articles seront radicalement différents.

L’Observatoire des Médias souhaite une bonne chance à StreetPress et à son équipe!

Une équipe qui se paye une bonne tranche de rigolade en se présentant :

Voici leur communiqué de presse officiel.

Hyperlocal, infos et pub: Le NYT fait dans la simplicité

The Local, un réseau de blogs participatifs locaux lancés il y a quelques mois par le New York Times, propose désormais un service de mise en ligne d’annonces et de publicités. Le service, facturé 5 dollars pour mille pages vues, est destiné aux petits commerces, bars, restaurants, organisateurs d’événements, etc. Il s’appuie sur un système existant du nytimes.com et se veut très  facile d’utilisation.

NYT publicité

« Notre système est – on l’espère ! – très simple. », annonce le texte de présentation dans le style chaleureux et ironique qui fait la marque de The Local. « Il vous laisse écrire et mettre en forme une publicité – ou uploader celle que vous avez déjà –, nous dire combien vous voulez dépenser pour atteindre l’audience incroyablement attractive de The Local (vous être là, pas vrai ?). Vous donnez les références de votre carte bancaire et poof ! vous retrouvez votre publicité dans ce joli et large emplacement situé presque en haut de notre colonne de droite. »

Cinq communes ou secteurs du New-Jersey et de Brooklyn sont désormais couvertes par The Local. Ce réseau de blogs, têtes chercheuses du prestigieux quotidien new yorkais sur le terrain de l’hyperlocal, s’est d’emblée démarqué d’opérations similaires par sa modestie et sa simplicité.

Sur The Local, pas de réseau social intégré, de bases de données gigantesques ou d’agrégateurs de flux RSS. Chaque site est animé par un journaliste professionnel qui sollicite la communauté pour bloguer, commenter, voire couvrir des sujets. On trouve aussi quelques services comme les horaires de trains et de cinéma ou des annonces immobilières. Le ton est amical (« Je suis des vôtres »). Les contenus sont très bien édités (pas de fautes, l’essentiel dans le premier paragraphe). Les contributeurs sont conseillés, remerciés et mis en valeur par de petits portraits.

Vu d’ici, le résultat fleure bon la banlieue des « Hockey Mums » et de « Joe The Plumber» avec ses conseils de jardinage ou ses dessins d’enfants. Mais c’est, à mon avis, la force de l’expérience : The Local part « d’en bas » pour s’adapter à chaque communauté (ou, du moins, une certaine audience au sein de cette communauté) au lieu d’imposer d’en- haut un modèle automatisé (voir notamment Patch.com, concurrent de The Local sur certains secteurs ).

Reste désormais à voir si le modèle fonctionne avec les annonceurs. Etant donné le coût très faible de la réclame, le NYT ne vise certainement pas la rentabilité, mais plutôt à approfondir sa connaissance du marché hyperlocal.

Cet article a été publié à l’origine sur le blog de Flavien Plouzennec, bienvenue à lui sur l’Observatoire des Médias!

Rue89: et voilà enfin la levée de fonds tant attendue

Je viens de recevoir le communiqué de presse, que je préfère vous livrer sans glose, dans un premier temps (juste en ajoutant des liens):

Augmentation de capital réussie pour Rue89.com

Le site d’information Rue89.com vient de réussir une levée de fonds de 1,1 million d’euros auprès de nouveaux investisseurs, une opération réalisée dans des conditions qui garantissent son indépendance et lui assurent les moyens de son développement.

Cette opération, qui valorise la société à 4 millions d’euros, a vu l’entrée au sein du capital de Rue89.com de cinq nouveaux actionnaires:

Halmahera (fonds familial): 100 000 €

– Khedaoudj Zemmouri (journaliste): 100 000 €

Midi-Minuit (société de production audiovisuelle, PDG : Georges Bermann): 200 000 €

Hi-Media (régie publicitaire et éditeur de sites, PDG : Cyril Zimmermann): 300 000 €

Verdoso Média (fonds personnel de Franck Ullmann): 300 000 €

Les « Amis de Rue89 » -une société fondée au démarrage du site pour en soutenir la démarche- ont apporté environ 100 000 € supplémentaires.

Le capital de Rue89 se compose désormais de la manière suivante:

Les quatre fondateurs (Arnaud Aubron, Pierre Haski, Laurent Mauriac et Pascal Riché) conservent la majorité du capital : 51,3 %

– Les Amis de Rue89: 17,6%

– Les Habitants de Rue89 (l’équipe initiale du site): 6,1 %

– Nouveaux actionnaires: 24,9 %

La structure de la société a également changé, avec un Directoire et un Conseil de surveillance. Le Directoire est composé des quatre fondateurs et de Damien Cirotteau, directeur technique. Il est présidé par Pierre Haski.

Le Conseil de surveillance de la société est présidé par Renaud de la Baume, membre des « Amis de Rue89 » et qui représente au Conseil la société Verdoso Média.

Commentaire : Cette augmentation de capital constitue une étape importante dans la courte histoire de Rue89, qui a vu le jour le 6 mai 2007. Elle lui donne les moyens de son développement après une première année consacrée à l’émergence de ce nouveau média participatif, et à l’installation de cette nouvelle « marque » dans le paysage médiatique français.

Parmi les projets de développement rendus possibles par cet apport financier, figure le lancement d’un site participatif à Marseille, et le lancement, à la rentrée, d’un site consacré à l’information économique. De nouvelles avancées pour élargir le champs de l’information couverte par le site.

Cette opération financière réussie constitue un signe de confiance important dans le secteur de l’information en ligne, encore relativement nouveau et en construction. Et elle vient conforter la position de Rue89, devenu en un temps record le site le plus fréquenté dans la catégorie des médias indépendants et participatifs, avec environ 600 000 visiteurs uniques par mois.

Le 27 juin 2008

Les fondateurs de Rue89

Arnaud Aubron, Pierre Haski, Laurent Mauriac et Pascal Riché

Journalisme citoyen: Pas question d’argent

Skoeps.nl, un site de journalisme-citoyen, a fermé la semaine dernière. Ses actionnaires, deux gros groupes médias néerlandais, l’ont jugé trop peu rentable. Le business plan avait pourtant l’air simple :

  1. Trouver plein de sous,
  2. Faire une publicité massive et
  3. Partager les revenus des pubs et de la revente de contenus.

Tout a fonctionné, sauf qu’il n’y a pas eu assez de revenue à partager. Le cash-flow de Skoep était positif. Ce qui signifie, puisque les investisseurs ont décidé de mettre la clé sous la porte, que la croissance devait être minimale.

Skoeps avait prévu de reverser €500,000 aux contributeurs en 2008. Malgré cette proposition, qui aurait dû leur apporter un avantage considérable par rapport aux autres sites de journalisme citoyen, le site n’a pas été capable de proposer des contenus rivalisant avec les marques nationales.

Parmi les motivations des journalistes, on trouve souvent ‘sauver le monde’, généralement un peu avant ‘voir ma byline partout’. Tout en bas de la liste, on doit trouver ‘pour gagner beaucoup d’argent’. Ca ne serait pas incongru que les producteurs de contenus non-professionnels (le mot précis pour journalistes-citoyens) pensent la même chose.

Il semble que les internautes ne sont prêts à accorder du temps et des efforts à créer du contenu que s’ils ont espoir de voir leur prose largement diffusée. En Pologne par exemple, les sites de journalisme citoyen les plus importants, MM Moje Miasto (ma ville) et Wiadomosci24, appartiennent aux deux plus gros groupes du pays, Mecom et Polskapresse. Ils utilisent largement les synergies entre pro et amateur, entre le média de masse et le média spécialisé. Polskapresse a ainsi fait la pub de son site en pleine page dans les journaux du groupe, tout en promettant aux contributeurs un espace dans l’édition papier.

Même les pure-players semblent suivre cette voie. Malgré ses fonds de $10m, Now Public n’est pas pressé de rémunérer ses contributeurs. Un débat organisé sur le site a été superbement ignoré par la communauté. Seuls 8 membres y ont pris part, sur plusieurs milliers. Leur contrat avec Associated Press semble être leur principale force.

Quand il s’agit de monétisation, la meilleure option reste l’open-pricing. Le don moyen tourne autour de $4. Avec un système de rémunération à la quantité ou au sensationnalisme, les contributeurs sont incités à penser en termes de pages vues. L’open-pricing donne au journaliste la possibilité de se concentrer sur la fidélisation et la satisfaction de ses lecteurs, avec une vision à long-terme.

Les contributions amateurs n’ont de la valeur pour l’éditeur que si elles présentent un avantage sur la masse. Les sites d’opinions citoyennes, style Agoravox, se retrouvent avec un réseau social de news junkies plutôt qu’un réservoir à scoops. Pour dénicher les contributions à plus forte valeur, la BBC invite les internautes les plus proches de l’action à participer aux articles.

Les « agrégateurs éditorialisés », media de demain?

Proam, media-citoyens, agrégateurs d’information, blogs, site de media traditionnels, faisons le point sur ce qui se passe du coté des sites d’infos et sur ce qui semble se profiler…

On connait depuis un an, une croissance importante des media dits participatifs (ou pro-am pour professionnels – amateurs). Ce sont des sites qui mélangent plus ou moins des contenus d’origines diverses (journalistes, experts, internautes). La plupart du temps, ce sont les professionnels qui éditent ce contenu, fixant la ligne éditoriale et mettant en avant ce qu’ils jugent le plus pertinent. Dans cette catégorie on retrouve les Mediapart, Rue89, The Politico, TPM Café,… Ces sites mettent l’accent sur ce qu’ils appellent le contenu communautaire, à savoir les « commentaires » des internautes ou au mieux des blogs d’experts… A court terme tous les médias traditionnels (TV, presse écrite, radio…) intégreront cette dimension participative à leur offre internet. Ainsi, d’ici peu les sites media traditionnels ne devraient plus présenter de différence avec les pro-ams.

 

En parrallèle, des media dits citoyens vont plus loin dans leur démarche d’ouverture. Ils proposent une plus grande part de contenus rédigés par des non professionnels. Parfois, ils vont même jusqu’à laisser le choix éditorial aux rédacteurs amateurs ou aux lecteurs (par exemple via des votes). C’est le cas de Now Public, Agoravox, Oh My News,… Les articles proposés sont des contenus rattachés au site. C’est à dire que les auteurs font le choix de publier, sur la plate-forme, leur papier, leur video, leur photo et ces contenus deviennent propriété du site. Ils génèrent une audience pour le site et constitue le patrimoine éditoriale du site.

 

Enfin, nous connaissons tous les projets encore plus anciens que sont les portails (ou les agrégateurs). Le procédé utilisé par ces sites est extrèmement simple : construire des pages référençant des articles externes et les classer par thématique, chronologie, vote, etc… Digg, Technorati, Wikio, les portails d’actualité de Google, Yahoo et MSN sont aujourd’hui le meilleur générateur d’audience pour les sites d’informations et les blogs.

 

Il y a une voie mediane encore peu explorée : une nouvelle catégorie de media qui mixerait l’ensemble des pratiques citées précédemment. On pourrait l’appeler la catégorie des « agrégateurs éditorialisés ». Ces derniers porposeraient un ensemble hiérarchisé de contenus d’origine mixte (professionnels et amateurs). La hiérarchisation pourrait être réalisée soit par les lecteurs, soit par des équipes restreintes, des communautés d’éditeurs (journalistes ou non). Certains sites pratiquent déja plus ou moins cette approche. C’est le cas de Drudge Report, de Desourcesure, de Paperblog, de Betapolitique, de Wikinews, de France 24 Observers…Il me semble que les « agrégateurs éditorialisés » devraient être particulièrement appréciés par les lecteurs et les auteurs. D’abord parce que les contenus débordent et vont déborder de partout, les sources d’information ne cessent de se multiplier (les évolutions technologiques transfomant sans cesse nos terminaux en diffuseurs) et le besoin de hiérarchisation, de filtrage et d’éditorialisation deviennent plus importants que la création d’information elle-même. Enfin parceque les créateurs de contenus, souvent motivés par l’audience et la notoriété, ont un désir d’indépendance croissant ; de peur de d’être « récupérés » par des sites d’information participatifs ou des medias citoyens ils préfèreront être cités dans un agrégateur plutôt « qu’hébergés » sur une plate-forme commune.

Signal intéressant, Yahoo Actualités semble avancer un pion dans ce sens. Certains bloggueurs se voient proposer depuis peu d’intégrer le flux d’agrégation du portail. Le deal est alléchant au premier abord : Yahoo apporte de la notoriété et de la visibilité aux bloggeurs et récupère de l’audience et des liens vers du contenu pertinent. Demain cette pratique devrait s’intensifier…

mknmlpmini.jpgMichel LEVY-PROVENCAL
directeur technique « nouveaux media » de
la chaine d’information France24.
www.mikiane.com

Géolocalisation et géomarketing pour les entreprises de presse, avec L’IFRA

Je participe aujourd’hui à une Table ronde aujourd’hui mercredi 19 mars 2008 de 14h à 17h30 – Paris 8ème (les inscriptions sont closes)

Dans les campagnes marketing, la diffusion, le référencement ou le contenu, la géolocalisation et le géomarketing sont désormais partout.
Dans ce contexte, il est très difficile d’aborder un seul secteur d’application de ces nouvelles technologies. Que vous soyez sceptique ou convaincu, venez découvrir, lors de cette table ronde, les différentes applications et outils « géo » qui peuvent vous être utiles.

Au programme :

14h00-15h00 : Outil Géopub pour rentabiliser vos campagnes marketing
Couverture territoriale de vos éditions, statistiques sur les ventes par commune, réseaux de distribution , zones de chalandise, etc.
Pierre FRAISSE, Directeur général Zetascribe.

15h00-16h00 : A la découverte des logiciels de géolocalisation et des mashups Google
Gilles BRUNO, Consultant, Observatoire des médias.

16h00-16h15 : Pause café

16h15-17h00 : Géolocalisation des images numériques fixes
Techniques, méthodes, intérêts du géocodage des images numériques fixes. Relations entre le géocodage et les métadonnées IPTC et XMP.
Google Earth, Google Maps, Yahoo! Maps, Web services de géocodage.
Patrick PECCATTE, Directeur Soft Expérience.

17h00-17h30 : Discussion ouverte entre les participants, les partenaires du CampusXML et les intervenants.

Lieu :

Locaux des Papiers de Presse SPPP-CFPP
39, rue de Courcelles
75008 Paris
Métro Courcelles – Ligne 2

Mardi, interview dans Parlons Blogs sur Public Sénat

Merci mille fois à Caroline Deschamps et à toute son équipe!

J’étais interviewé ce matin pour un sujet « portrait de blogueur » qui sera intégré à l’émission Parlons Blogs, qui sera diffusée sur la chaîne Public Sénat mardi prochain, à 18h30 (Rediffusions mardi 18/03/2008 à 23h20; samedi 22/03/2008 à 08h50; Durée: 10 minutes).

De mon côté, j’avais placé mon petit appareil photo numérique pour filmer le backstage. Alors voilà un teasing…

Ne montez pas le son, cela ne sert à rien, on entant des noms comme Rue89 ou Mediapart… mais la séquence n’est pas encore montée.

Nicolas et moi étions impressionnés par l’effectif déployé pour cette interview! :-) Merci à tous (adorables)

Rendez-vous mardi, pour retrouver ici même la séquence.