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O. Schrameck se réveille-t-il sur iTELE ? : « tout ne peut s’acheter avec de l’argent »

La grève à iTELE a pris fin le 16 novembre après un mois d’un conflit douloureux et qui aura vu partir des grands noms de la chaîne d’informations en continu. Un arrêt de la grève obtenu suite à la signature par la SDJ d’I-Télé et les dirigeants du groupe Canal d’un protocole d’accord, que l’Observatoire des Médias a publié. Après la fin de la grève à iTELE, le CSA doit maintenant veiller au respect de l’indépendance de la rédaction, a rappelé mardi son président, Olivier Schrameck, au micro d’Europe 1.

« Ces 31 jours de grève se terminent sur un sentiment de tristesse. Je voudrais exprimer des sentiments particuliers à l’égard des journalistes, dont l’équipe se dissout dans des conditions terribles » : le grand manitou du gendarme de l’audiovisuel a fait part de son soutien aux salariés. Et nous sommes émus. Mais où était le CSA pendant ce mois de grève?

Olivier Schrameck se réveille-t-il sur iTELE ? : «tout ne peut s’acheter avec de l’argent» »

Comme on peut le voir dans le protocole d’accord, les salariés n’ont pas obtenu le retrait de Jean-Marc Morandini de l’antenne. Ils ont obtenu une sorte de cordon sanitaire anti-Morandini, comme nous l’avions évoqué ici :

 

La défense du patron du CSA : « nous avons exercé notre compétence déontologique »

Une charte éthique doit être rédigée, dans le cadre de la loi Bloche, dans les quatre mois. « Tout ne peut pas s’acheter avec de l’argent mais bien entendu, les problèmes d’argent sont au centre des conflits sociaux. Ils ne sont pas de notre compétence. En revanche, nous avons une compétence déontologique et nous l’avons exercée« , précise le président du CSA.

csa-charte-ethique-groupe-canalComme l’observatoire des Médias l’a montré, parmi les annexes jointes au protocole d’accord, figuraient deux versions de la charte d’éthique du groupe Canal Plus. De son côté, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a en effet demandé qu’un « comité d’éthique soit reconstitué » Et Olivier Schrameck de préciser :  « J’ai reçu hier des indications provenant de la chaîne iTÉLÉ, nous sommes en train de les examiner et de vérifier qu’elles sont conformes au principe d’indépendance qui est consubstantiel à l’existence d’un comité d’éthique« , en concluant sur ce sujet : « Il n’y pas d’éthique respectée sans indépendance reconnue ».

Enfin, en rappelant ce qui fait le fondement de la convention de la chaîne, Olivier Schrameck répétera ce qu’il avait déjà dit lors des auditions des dirigeants de Canal Plus au CSA : le gendarme de l’audiovisuel tient à veiller à ce qu’i-Télé ne devienne pas une chaîne de divertissement. « Pour l’instant, Vincent Bolloré a dit clairement que ce n’était pas son intention », note Olivier Schrameck. « S’il arrivait qu’on vienne à confondre information et divertissement, alors ce serait les conditions même de la chaîne qui se trouveraient modifiées substantiellement », affirme-t-il. Auquel cas, la chaîne encourrait des sanctions.

 

L’Observatoire des Médias vous propose de voir l’intégralité de l’interview d’Olivier Schrameck : 


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