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Les journalistes, premières victimes de la répression en Turquie

« Aujourd’hui, nous avons le record du nombre de journalistes en prison. Nous avons dépassé tous les régimes autoritaires et totalitaires du monde ». Au cours de l’entretien que nous avons eu, en septembre, dans un vaste bureau au dernier étage du quotidien Cumhuriyet,  le journaliste Kadri Gürsel, dressait le constat amer d’une presse turque en pleine épuration. « Le journalisme est mort en Turquie. Il ne reste plus que des médias sous le contrôle du pouvoir. Leur fonction n’est que de relayer la parole officielle. Les autres sont réduits au silence « , nous disait cet ancien journaliste à l’AFP, membre du comité directeur de l’Institut de la presse internationale (IPI) et spécialiste de politique étrangère.

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Quelques semaines plus tard, le 31 octobre, Kadri Gürsel était lui aussi arrêté, avec huit de ses collègues. la police a lancé un raid sur le journal et a dont les cadres sont accusés de liens avec des organisations terroristes. Ils croupissent depuis en prison. Au total, environ 145 journalistes et écrivains seraient actuellement détenus en Turquie selon le décompte de la plateforme indépendante P24. La moitié des journalistes emprisonnés dans le monde le sont par le régime turc.

« Je n’ai jamais connu pire situation pour les journalistes. Même pendant les périodes de junte militaire. »

« Je n’ai jamais connu pire situation pour les journalistes. Même pendant les périodes de junte militaire. » Celui qui porte ce regard sombre sur le paysage médiatique en Turquie n’est pas le premier venu. Hasan Cemal, 47 ans de carte de presse, est l’une des grandes figures du journalisme politique turc. Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, autour de 2005, Hasan Cemal était pourtant une voix écoutée jusqu’au sommet du pouvoir. Sa plume était bienveillante à l’égard d’Erdogan. Aujourd’hui, comme tous les démocrates, il est désabusé. Et il n’a plus de mot assez dur pour décrire l’atmosphère dans laquelle est plongé son pays.

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Hasan Cemal a été une victime parmi d’autres de la grande « purge » des médias lancée par Recep Tayyip Erdogan. En 2013, il a été licencié du grand quotidien Milliyet, tout juste racheté par un homme d’affaires lié au gouvernement et patron de la fédération turque de football, Yildirim Demirören. Sa carte de presse lui a été supprimée pour la première fois depuis 1969, en septembre. « Tous mes collègues sont en exil, en prison, ou privés de leur travail. Erdogan veut une presse servile, à sa botte », constate Hasan Cemal.

L’ancien rédacteur en chef de Cumhuriyet, Can Dündar, lui, a été contraint à l’exil après avoir été condamné à une lourde peine de prison et victime d’une tentative d’assassinat à la sortie du tribunal. Sa faute: avoir publié les preuves de livraisons d’armes par les services secrets turcs à des groupes radicaux syriens. Dündar avait été nommément pris pour cible par Erdogan. « Il le payera cher », avait fulminé le président turc.

Très tôt convaincu de la nécessité de contrôler l’information, dans un pays grand consommateur de journaux, l’homme fort de la Turquie arrivé au pouvoir en 2003, a rapidement fait le ménage dans le paysage médiatique. Dès 2009, il met à genoux le puissant groupe Dogan, qui détenait les plus grands titres (Hürriyet, Milliyet, Posta) et la chaîne CNN Türk. Frappé par un redressement fiscal de 3,7 mds de dollars, le groupe est dépecé, vendu en partie à des hommes d’affaires proches du parti au pouvoir, l’AKP. Le journal Sabah est lui aussi racheté par un groupe, dirigé par le gendre d’Erdogan.

Répression en Turquie : les réseaux sociaux aussi

La censure d’internet et des réseaux sociaux est une autre forme prise par la mainmise du pouvoir turc. Youtube avait été bloqué de longs mois, déjà en 2007. La moitié des tweets bloqués en 2015 par des administrations étatiques l’ont été par la Turquie. Ce black-out sur l’information est devenu particulièrement criant à partir des émeutes du parc Gezi, en 2013. Depuis, les interventions incessantes du pouvoir politique ont laminé toute une profession.

Des centaines de journalistes, de toutes les sensibilités politiques, ont été licenciés depuis 2013 avec l’épuration lancée par Erdogan contre la presse. « Aujourd’hui 90% de la presse est contrôlée par Erdogan et ses proches. Ils ne parlent que d’une voix, ne font que s’incliner, servir, répéter la parole officielle », estime Hasan Cemal.

Depuis le 15 juillet et le coup d’Etat manqué, la répression frappe tous azimuts : la presse critique de gauche, mais aussi les médias jugés « pro-kurdes » ou conservateurs… Renforcé par l’état d’urgence, le pouvoir a fait fermer des chaînes de télévision, radios, sites internet et le quotidien Özgür Gündem. Journalistes, éditeurs et même les membres du comité de soutien de ce journal sont poursuivis par la justice, y compris Erol Önderoglu, courageux correspondant de Reporters Sans Frontières depuis plus de 20 ans.

Enfin, la presse proche de la confrérie de Fethullah Gülen, ancien allié devenu rival et soupçonné d’être le cerveau du coup d’Etat, a été anéantie. Le groupe de presse Ipek, qui détenait plusieurs chaînes télé et quotidiens, a été saisi par la force et placé sous tutelle en octobre 2015. Le journal Zaman, vaisseau amiral de la confrérie Gülen qui tirait à 700.000 exemplaires par jour, a été pris d’assaut par la police antiémeutes et réduit au silence. Des dizaines de ses journalistes et éditorialistes ont été mis derrière les barreaux, d’autres poussés à l’exil.Au total 170 médias ont été interdits ces quatre derniers mois.

C’est peut-être à l’étranger que se trouve l’avenir des médias turcs. C’est l’avis de Can Dündar qui devrait lancer prochainement une web tv turcophone depuis son exil allemand.

Guillaume Perrier

Les entretiens avec Kadri Gürsel et Hasan Cemal sont à retrouver dans « Erdogan, l’ivresse du pouvoir« , un film documentaire de Guillaume Perrier et Gilles Cayatte (Alegria Productions), sur Arte à 20h50.

LCI passage en gratuit podcast Complètement Médias

LCI sur la TNT gratuite – Chronique radio « Complètement Médias »

LCI vient d’arriver sur le canal 26 de la TNT gratuite.

Combien d’entre vous regardent la télévision via la TNT ?
Quand LCI est-elle née ?
Quelle est sa réputation ?
Pourquoi n’est-elle présente que maintenant sur le bouquet gratuit ?
Que devra respecter la chaîne dans sa convention avec le CSA ?

Désavantagée d’être la dernière arrivée sur la TNT, LCI se retrouve avec l’exercice compliqué d’être une chaîne info de rendez-vous, de destination.

Cette chronique est un partenariat avec Fréquence Protestante et a été diffusée ce samedi 9 avril.

VIDEO – Sandrine Treiner : « France Culture est une antenne intrinsèquement différente »

L’Observatoire des Médias : Dans ce monde où des médias de service public vont contribuer à la nouvelle chaîne publique d’information, comment fait-on pour garder son identité ?

Sandrine Treiner : J’ai plutôt tendance à penser que c’est de plus en plus facile. Ça dépend ce qu’on appelle une identité ou une singularité. On représente tout sauf une singularité de niche, pour parler entreprise de la culture, on est tout sauf une niche quand vous avez un million quatre cent mille personnes qui passent tous les jours sur votre antenne Si c’est une niche, il y a énormément de chiens dans la niche !
Il ne s’agit pas de cultiver une identité différente, il s’agit d’une antenne qui est intrinsèquement, sans avoir aucun besoin de se forcer sans avoir besoin de se fabriquer une posture, une antenne différente.
Alors pourquoi ? Parce que nous pensons qu’un autre ton radiophonique, un autre temps radiophonique, une autre manière de penser l’actualité, de la mettre en lumière est possible et qu’elle a aujourd’hui non seulement un public mais un public grandissant.
Cela veut dire qu’en tant qu’antenne généraliste, nous sommes aussi une antenne généraliste avec des news à 8 heures etc.

Au fond qu’est-ce qu’on produit ? On produit de l’information. C’est une mission extrêmement importante pour une antenne de service public et puis on produit à mon sens ce qui permet de vraiment comprendre ce que l’on a dit dans les journaux. C’est ça la particularité de France Culture : pour ça il faut un temps spécifique, donc on a du temps, on laisse le temps. Nos émissions généralement font une heure. On pourrait se dire oui « est-ce que ça correspond au rythme de vie d’aujourd’hui ? » : précisément, on se rend compte que grâce au numérique on peut proposer une forme de contre-grille, de contre-programmation.

Comment gérer le mercato au sein même de Radio France ? Quand par exemple Claude Guibal, grande voix pour l’international, va chez Inter ?

D’une part Claude Guibal c’est presque le cas où la question ne se posait pas : d’une part elle n’est que momentanément sur France Inter jusqu’à cet été, mais surtout elle a été très longtemps comme vous le savez correspondante. Elle a été correspondante de Radio France au Caire. Une correspondante de Radio France, c’est une correspondante de Radio France, c’est-à-dire autant sur Culture sur Inter ou sur Info. Quand elle est revenue en France, elle est venue sur France Culture, mais il y a une porosité des rédactions. La question ce n’est pas de savoir si Claude Guibal est sur France Culture ou France Inter, c’est savoir ce qu’elle y fait et comment elle le fait.

Précisément en raison de cette question des temps et des formats, Claude, pour ne citer qu’elle, fait forcément des papiers qui sont différents. L’anglage assez international de France Culture l’amenait effectivement à avoir plus de temps à France Culture, mais à France Inter, elle n’est pas « France Culture à France Inter » : Elle est Claude Guibal qui travaille pour France Inter. Elle travaille un peu différemment. Il faudrait lui poser la question mais c’est probablement de cela qu’il s’agit.

En revanche du côté des émissions, les gens peuvent éventuellement passer d’une antenne à l’autre, mais en revanche l’émission de philosophie de France Culture est plus puissante en réalité que la personne qui la fait. C’est vrai de l’Histoire, c’est vrai de la géopolitique, c’est vrai de tout. Quand bien même les personnes évoluent et tant mieux s’ils en ont envie passent à France Inter ou ailleurs, l’émission, elle, reste à France Culture, donc la singularité reste à France Culture. Cela dit, le petit bémol c’est qu’on peut avoir le sentiment parfois que, y compris évidemment en dehors du service public, France Culture donne aussi des idées à d’autres antennes, et que donc de temps en temps, on se dit « Là ils font du France Culture ». Tant mieux.

Parlez-nous de votre nouveau bébé, à savoir le nouveau site internet de France Culture.

Le bébé, d’abord dans un premier temps on est toujours très content du bébé. Les autres ne vous disent rien d’ailleurs parce qu’ils savent que vous le prendriez très mal. Le nouveau bébé est épatant d’abord parce que c’est un bébé bien fichu, très simple d’utilisation, la condition sine qua non de la chose : Il a un player qui fonctionne, il y a des sons qui arrivent et donc, en l’espace de deux mois il est déjà de +35 % d’écoute des propositions des propositions radiophoniques.

Il nous permet de faire des choses auxquelles je tiens beaucoup, qui est tout le travail d’éditorialisation et de ré-éditorialisation du fonds de France Culture ce que l’ancien ne permettait pas. Du reste l’ancien permettait à peine l’écoute de la radio. Il ne permettait même pas l’écoute de la radio sur les smartphones et les tablettes. Donc oui, je suis très contente.

Maintenant, c’est le tout début de notre nouvelle réflexion : « à quoi va ressembler le récit numérique de France Culture », et pour le moment, nous commençons à travailler, nous n’avons posé que les bases.

Il y a des endroits où on est seuls. On n’est pas seuls par exemple sur l’actualité culturelle, et heureusement pour la culture dans ce pays. En revanche on est sans doute seuls sur la question de du lien entre les savoirs et le monde, entre les savoirs et l’actu. C’est beaucoup de ce côté-là que l’on va développer notre proposition : nous pourrions devenir une sorte de gigantesque webradio des savoirs. Vous vous brancheriez sur France Culture et vous tomberiez toujours, tout le temps, sur une conférence de très haut niveau, une émission de connaissances moderne et qui en même temps vous fait comprendre des choses que vous ne saviez pas avant. Je pense qu’on a un boulevard.

Où en est l’adoption de l’outil web par les équipes de France Culture ?

Concernant les journalistes, en tant que tels, et de manière globale sur l’ensemble de la maison ronde – et cela aura été l’enjeu de l’année 2016 – nous arriverons à un accord multimédia qui permettra de clarifier les missions de chacun. Pour autant, les gens qui font les antennes sont des gens formidables qui n’attendent pas cet accord multimédia pour travailler, même s’ils considèrent – et je le comprends très bien – que c’est très important. Nombreux sont les journalistes qui, maintenant que nous avons le nouveau site qui est beaucoup plus simple d’utilisation pour nous, nombreux sont les journalistes qui postent leurs chroniques, leurs journaux, leurs papiers alors qu’ils ne le faisaient pas avant tout simplement parce que c’était très long et très casse-pieds.

Par ailleurs, environ 80 % des émissions ont une page tout à fait entretenue, se sont développées sur les réseaux sociaux, que nous développons beaucoup. On développe aussi la vidéo : nous allons détacher quelqu’un qui va se mettre à travailler activement là-dessus, étant posé que notre réflexion est de se dire que contrairement à France Inter ou France Info, nous n’allons pas directement filmer nos émissions parce qu’on a moins besoin de reprises, d’exposition, et on a moins de modules courts à exposer.

En revanche nous allons accompagner en vidéo et en photographie nos productions documentaires, nos fictions : nous avons déjà commencé à créer des petits modules de vidéos qui ne sont pas du filmage, mais qui sont vraiment de la création de vidéo ou photographique.On commence à travailler sur tous ces enjeux.

France Culture est partenaire du Forum d’Avignon. Pourquoi ce partenariat ?

Le Forum d’Avignon a fort aimablement proposé que France Culture soit le partenaire privilégié de l’événement. La première évidence est que je veux que dans France Culture soit puissamment présente là où il est question de culture. Je pense que non seulement nous sommes un relais de la culture et des savoirs, mais nous avons aussi un discours sur la nécessité de la culture et des savoirs. C’est une chaîne qui met en œuvre et qui remet en œuvre tous les jours 24 heures sur 24 une forme d’engagement qui est un engagement de service public, citoyen et de passion. France Culture est aujourd’hui une grande antenne, qui rayonne fortement, très suivie, qui reste – voire qui est de plus en plus à certains égards – une antenne extrêmement singulière où l’on s’engage.

Radio France : comment va être nommée la nouvelle présidence

Nous venons de recevoir ce communiqué du CSA :

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, réuni en assemblée plénière, a adopté le mercredi 11 décembre 2013 une résolution relative aux modalités de nomination du président de la société Radio France.

Après avoir visé la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication et la loi du 15 novembre 2013 relative à l’indépendance de l’audiovisuel public, d’une part, et la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000 d’autre part, il a décidé d’adopter les modalités suivantes :

– Les candidatures seront reçues au siège du Conseil, sous pli à l’attention du président du Conseil supérieur de l’audiovisuel revêtu de la mention « Procédure de nomination à la présidence de Radio France – Personnel et confidentiel » à compter de ce jour et jusqu’au vendredi 24 janvier 2014 soit par courrier, cachet de la poste faisant foi, soit par dépôt au siège du Conseil avant 17 heures.

– Outre le projet stratégique, la déclaration de candidature peut être accompagnée de tous documents attestant de l’expérience et des compétences du candidat.

– Le Conseil procèdera à l’ouverture des enveloppes le mercredi 29 janvier 2014 et en rendra public le nombre.

– Le mercredi 12 février 2014, le Conseil établira, à la majorité des membres qui le composent, et à bulletins secrets, la liste des candidats qu’il entendra et la rendra publique.

–  Les auditions se dérouleront lors de la deuxième quinzaine de février et consisteront en trente minutes d’exposé introductif du candidat et en quarante-cinq minutes de discussion avec le Conseil pour une durée totale d’une heure et quinze minutes.

Ces auditions ne seront pas ouvertes au public, en conformité avec la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000.

Le Conseil se prononcera à la majorité des membres qui le composent, et à bulletins secrets, sur la nomination du président de la société Radio France au plus tard le vendredi 7 mars 2014.

L’Observatoire des Médias souhaite de bonnes fêtes à tous les candidats !

Infographie : les audiences radio de Médiamétrie sur la période septembre – octobre 2013

Elles viennent de tomber.

Comment sont perçues les grilles de rentrée par le public?

Voici un élément de réponse, avec les audiences de Médiamétrie.

RTL est en recul sur un an et perd 0,4% de part d’audience cumulée et passe de 12,3% à 11,9%.
NRJ repasse devant et est la première radio de France, devant RTL avec 12,3% (11,6% en 2012).
RMC augmente très clairement, avec des chiffres en hausse de +0,6%, en passant de 7,5% à 8,1%
Europe 1 augmente en passant de 8,9% à 9,2 %, et France Bleu passe de 7,3 à 7,7.
Une baisse sensible de France Inter qui passe sous les 10% avec 9,9% au lieu de 10,6% en 2012

 

Les chiffres principaux, l’audience en semaine :
AudiencesRadioOct2013

Tous les chiffres :

La radio : chiffres clés et nouvelles tendances de consommation par @Mediametrie_TM #RR20

Médiamétrie a présenté des chiffres aujourd’hui aux Rencontres de la Radio 2.0.
Voici les slides de la présentation, que j’ai doublé avec le son de la conf, concocté par la lettre pro de la Radio.

Voilà, c’est un peu comme si vous y étiez, du coup. N’hésitez pas à mettre la présentation en plein écran.

VIDEO : Alain Weill : «J’ai un problème global par rapport à France24»

C’est parti d’une déclaration d’Alain Weill, patron du groupe NextRadioTV, que j’ai interpellé via Twitter :

 

La réponse d’Alain Weill :

Je décroche mon téléphone et je demande une interview. J’ai donc rencontré le patron du groupe NextRadioTV, au septième étage de leurs locaux dans le sud de Paris.

La voici, chapitre par chapitre.

Les finances du groupe : « la société est totalement controlée »

Cette année le groupe redevient bénéficiaire en résultat net.

BFMTV devrait être pour la première fois à l’équilibre en 2011 […]Nous serons les premiers à y être bénéficiaires parmi les nouveaux entrants de la TNT

Avec 49,8% des droits de vote, la société est totalement controlée

« J’ai un problème global par rapport à France 24 »

France 24 a fait un choix original de diffuser ses programmes en anglais ou en arabe à l’étranger. J’étais moi-même en vacances au Vietnam à Noël, et effectivement  j’ai pu regarder France24 en anglais, ce qui me paraît complètement ubuesque, et en tous les cas qui ne permet pas aux francophones d’avoir une chaîne d’information à l’étranger.

Moi j’ai un problème global par rapport à la chaîne, parce que  elle est née à peu près en même temps que nous, elle a la chance de bénéficier d’un budget plus du double que nous, sur fonds publics. Pour une entreprise privée comme la nôtre, indépendante, c’est toujours difficile de voir un concurrent qui peut parfois débaucher des gens chez nous en proposant des salaires beaucoup plus élevés, parce que c’est de l’argent public, c’est beaucoup moins contrôlé que dans une entreprise privée, et pour un résultat qui parfois qui peut être contesté, même si je ne pense pas non plus que France24 soit une mauvaise chaîne, je la regarde comme tous nos concurrents,  les journalistes font du bon travail, ils sont présents, mais c’est plus son statut qui me gêne que la réalité du travail quotidien de la rédaction.

Le lancement de BFM Business / BFMTV vs iTélé

Les jeunes journalistes, le recrutement / La Tribune

Sur BFMTV c’est 140 postes de journalistes créés en 5 ans

Pour la Tribune, j’ai préféré passer la main, j’ai pensé que Valérie Descamps se consacrant à plein temps au journal était la mieux à même de poursuivre le redressement du journal. Mon passage à la Tribune pendant 2 ans fait incontestablement partie du plan de redressement, et on a bien travaillé

Les journalistes et les réseaux sociaux

La télévision connectée

Les relations avec les politiques

>>>> Mise à jour

Les piques d’Alain Weill envers France 24 ont intéressé l’AFP qui a fait une dépêche :

La dépêche sur le site de TeleObs;
La dépêche enrichie de la vidéo sur Ozap:

Alain Weill, patron du groupe NextRadioTV qui comprend notamment BFM TV, n’apprécie pas que France 24 recrute des gens parmi le personnel de sa chaîne d’informations, “en proposant des salaires beaucoup plus élevés parce que c’est de l’argent public”.

J’ai un problème global par rapport à la chaîne (France 24). Elle est née à peu près en même temps que nous, elle a la chance de bénéficier d’un budget de plus du double que nous, sur fonds publics”, confie Alain Weill dans un entretien accordé àl’Observatoire des médias. “Pour une entreprise privée comme la nôtre, indépendante, c’est toujours difficile de voir un concurrent qui peut parfois débaucher des gens chez nous en proposant des salaires beaucoup plus élevés, parce que c’est de l’argent public”, ajoute-t-il.

Alain Weill a par ailleurs commenté le choix de l’AEF (Audiovisuel extérieur de la France) de diffuser en anglais ou en arabe à l’étranger. “J’étais moi-même en vacances au Vietnam à Noël et j’ai pu regarder France 24 en anglais, ce qui me paraît complètement ubuesque”, a-t-il lancé, car cela “ne permet pas aux francophones d’avoir une chaîne d’information à l’étranger”.

Le lendemain, deuxième dépêche avec la réaction d’Alain de Pouzilhac :

La dépêche reprise sur le site Orange Actu mais aussi, sur celui de France 24 :

AFP – Alain de Pouzilhac, PDG de France 24 et patron de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a estimé mardi que son homologue de NextRadioTV, Alain Weill, parlait d’un sujet qu’il ne connaissait pas en critiquant la diffusion de France 24 en anglais au Vietnam.

« Alain Weill parle d’un sujet qu’il ne connaît pas, ça fait plus d’un an que nous demandons notre licence en français qui nous est refusée parce qu’il y a un gel de toutes les licences », a expliqué à l’AFP M. de Pouzilhac.

La veille, le patron du groupe NextRadioTV, qui comprend notamment BFM TV, avait jugé « complètement ubuesque » d’avoir dû regarder France 24 en anglais alors qu’il était en vacances au Vietnam à Noël. Cela « ne permet pas aux francophones d?avoir une chaîne d?information à l?étranger », avait-il affirmé dans un entretien accordé à l’Observatoire des médias.

M. Weill s’était également ému du recrutement qu’effectuerait France 24 parmi le personnel de BFM TV. « Nous ne savons pas de quoi il parle », a réagi M. de Pouzilhac, en soulignant que « la différence entre France 24 et BFM TV était importante et se faisait sur les langues: tous les collaborateurs de France 24 doivent être bilingues ».

Pour revoir toutes les vidéos :

Aucune vidéo correspondant

==> un énorme merci à dvjproduction.com qui a réalisé l’animation avec mon logo.

Quand France Inter perd le sens de l’humour

Voici un son qui sera diffusé lors de la prochaine émission L’atelier des médias, sur RFI.

Réalisation, Simon Decreuze.

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En avril 2009, Jean-Luc Hees, candidat désigné par Nicolas Sarkozy pour prendre la tête de Radio France, avait donné des garanties aux députés, qui l’interrogeaient sur le cas Stéphane Guillon. «C’est un garçon qui a beaucoup de talent, que je ne mettrai pas à la porte», avait-il assuré.

Voir la vidéo.
Lire l’article (payant) de Médiapart.

Mise à jour ce ce vendredi :

François Morel est bien d’accord, et le dit dans son « humeur » de ce matin : « Fini de rire » :

Sites d’infos pureplayers – débat sur les modèles économiques

Ce matin, Nicolas DOZE recevait les représentants des grands sites d’infos pureplayers en France dans l’émission « Les Grands débats de BFM » :

Pierre Haski, co-fondateur de Rue89, Eric Leser, co-fondateur de slate.fr,  François Bonnet, Directeur éditorial de Mediapart.fr, Nicolas Beau, Directeur de la rédaction de Bakchich.

L’Observatoire des Médias vous propose le Podcast de cette émission :

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Confrontation autour de l’info sur le web, comment fonctionnent les sites d’information en ligne? Ont-ils un modèle économique viable? Sont-ils concurrents?

Gratuit? Payant? Mixte? Faut-il ou pas se diversifier avec des activités annexes?