Google se lance dans la vente de publicité dans les journaux papiers

copyright Jakob Lodwick http://www.flickr.com/photos/jakob/58282511/C’est officiel, le géant de la publicité en ligne Google vient de passer un accord avec une cinquantaine de journaux américains tels que le New York Times ou le Washington Post.

Hier les publicités sur internet, demain celles dans les journaux.

Pour un grand nombre d’acteurs, la publicité traditionnelle va être d’un accès plus facile. Dans le même temps, les journaux, surtout les petits, qui avaient du mal à remplir leurs pages de publicité, vont avoir à leurs côtés un allié de taille.

Google reprend donc son système AdWords, et l’adapte pour le papier.

Les utilisateurs se connnectent au backoffice AdWords sur le site de Google. Là, ils voient une liste des journaux qui participent à l’opération, et le type d’encarts publicitaires disponibles. Ils peuvent ensuite mettre une enchère sur un certain type de publicité, en spécifiant la rubrique souhaitée et la période ou date de publication. Les journaux de leur côté voient les enchères, et les valident ou non.

Source : The New York Times

C’est un projet très ambitieux. Mais qui fait un petit peu peur tout de même. Car un des soucis constants des rédactions et des régies publicitaires dans les journaux de bien faire attention au placement des publicités. Certes, tout d’abord, il faut vendre l’espace. Mais lorsque l’on parle de grands journaux, la pertinence des publicités, leur placement dans le journal qui peut faire conflit, est un travail très minutieux, et surtout… humain.

Mais les journaux seront-ils si réticents à ce type de système? Ne privilégierons-ils pas plûtot la vente et la vente en masse d’espaces publicitaires plutôt que le souci de leur placement?

Google revient sur ce marché, car la société de Mountain View n’est pas à son coup d’essai, et n’avait pas été encouragée dans cette voie, comme le soulignait Business Week en juin. C’est certainement pour cela que la nouvelle initative de Google est annoncée comme un test. Mais lorsque l’on s’appelle Google, la différence est que l’on a l’argent pour mener un test de cette ampleur.

Des voix s’élèvent et mettent en lumière le fait que les journaux devraient s’inquiéter du fait que leur modèle ait été bâti sur des publicités très chères avec des journalistes sous-payés, et que les choses vont aller en s’aggravant.

à suivre!

 

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