L’économie de la télévision : financements, audience, programmes, par @LeCNC

Dans le cadre de sa mission de diffusion d’une information économique et statistique sur le secteur de l’audiovisuel, le CNC publie pour la troisième fois une étude sur l’économie de la télévision française.

Cette étude présente l’évolution des sources de financement des chaînes, de la consommation télévisuelle des Français, de l’offre de programmes des chaînes et de leurs investissements dans la production audiovisuelle et cinématographique sur la période 2003-2012.

L’Observatoire des Médias relaie l’info et vous présente le document, via la synthèse du document, rédigé par Nicolas Besson et Benoît Danard du CNC.

Les revenus des chaînes de télévision s’établissent à 9 473 M€ en 2012

Recettes publicitaires des chaînes de télévision
En 2012, les revenus des chaînes de télévision sont estimés à 9 473 M€ en tenant compte des financements publics, des recettes publicitaires et des abonnements aux chaînes payantes. Le marché de la télévision affiche une croissance de 22,4 % par rapport à 2003 (+5,0 % en euros constants) : les financements publics progressent de 47,8 % à 2 796 M€ (+26,8 %), les recettes publicitaires nettes augmentent de 10,9 % à 3 337 M€ (-4,8 %) et les revenus des abonnements sont en hausse de 17,6 % à 3 340 M€ (+0,8 %). En 2012, les abonnements représentent 35,3 % des recettes des chaînes de télévision, la publicité 35,2 % et les financements publics 29,5 %.

Une baisse régulière du coût du média télévisuel

Avec l’arrivée des nouvelles chaînes de la TNT en 2005, la valeur des écrans publicitaires des chaînes a eu tendance à diminuer. En effet, les tarifs publicitaires pratiqués par les nouvelles chaînes sont significativement inférieurs à ceux des chaînes historiques, conduisant à une baisse du coût du média télévisuel pour les annonceurs. En 2012, les recettes publicitaires nettes des chaînes représentent 34,0 % des investissements publicitaires bruts des annonceurs, contre 56,0 % en 2003.
Répartition des recettes publicitaires nettes

La contribution à l’audiovisuel public en France est l’une des plus basses d’Europe

Si le montant de la contribution à l’audiovisuel public par foyer redevable est très variable selon les pays européens, elle est, en France, l’une des plus basses d’Europe. En 2013, la contribution à l’audiovisuel public est de 131 € en France, de 161 € en Irlande, de 179 € au Royaume-Uni, de 217 € en Allemagne, de 300 € en Autriche et de 325 € au Danemark. En Italie, la contribution à l’audiovisuel public est de 114 €.
Montant de la contribution à l’audiovisuel public en Europe en 2013

La durée d’écoute quotidienne de la télévision atteint un record (3h50)

En 2012, la durée d’écoute quotidienne de la télévision chez les individus âgés de 4 ans et plus s’élève en moyenne à 3h50. En dix ans, elle progresse de 28 minutes (+13,9 %). La dernière décennie (2003-2012) est marquée par le lancement de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2005 et le recul de l’audience des chaînes nationales historiques. Sept ans après leur lancement, les chaînes de la TNT recueillent plus d’un cinquième de l’audience de la télévision. La part d’audience des chaînes nationales historiques s’établit à 66,7 % en 2012, contre 89,1 % en 2003 (-22,4 points).
Durée d'écoute quotidienne de la télévision selon l’âge

Malgré une segmentation de l’audience, les chaînes conservent une puissance importante

Les chaînes de télévision parviennent toujours à réunir de larges publics malgré l’émiettement des audiences. En 2012, les cinquante meilleures audiences affichent entre 8,7 millions et 13,3 millions de téléspectateurs. Ces résultats sont comparables à ceux constatés en 2003 (9,0 millions à 12,2 millions).

L’offre de programmes des chaînes nationales gratuites est passée de 43 000 heures à 160 000 heures en dix ans

L’offre de chaînes nationales hertziennes s’est fortement développée entre 2003 et 2012. Fin 2012, les téléspectateurs ont accès à 26 chaînes, contre sept chaînes en 2003. En dix ans, l’offre de programmes des chaînes nationales gratuites est multipliée par 3,7, passant de plus de 43 000 heures en 2003 à plus de 160 000 heures en 2012.
Part d'audience des chaînes

Le coût de grille des programmes des chaînes nationales historiques s’établit à 4 248,4 M€ en 2012

En 2012, les chaînes nationales historiques (TF1, France 2, France 3, Canal+, France 5, M6) dépensent 4248,4M€ pour alimenter leurs antennes (3426,6M€ en 2003). Le coût des programmes diffusés sur ces chaînes atteint ainsi un record. Au cours des dix dernières années, le coût de grille des programmes des chaînes nationales historiques est en croissance de 24,0 % (+6,3 % en euros constants).

L’investissement des chaînes dans le financement de la production audiovisuelle et cinématographique s’élève à 1 157,2 M€ en 2012

En 2012, l’investissement des chaînes de télévision dans la production audiovisuelle aidée par le CNC s’établit à 797,6 M€. Il progresse de 38,4 % par rapport à 2003 (+18,7 % en euros constants). En parallèle, l’apport des chaînes de télévision dans le financement des films cinématographiques agréés s’établit à 359,6 M€. Il est en croissance de 34,4 % par rapport à 2003 (+15,3 % en euros constants). Au total, l’investissement des chaînes dans le financement de la production audiovisuelle et cinématographique s’élève ainsi à 1 157,2 M€ en 2012, contre 843,7 M€ en 2003, soit une progression de 37,2 % (+17,6 % en euros constants).

 

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