Catégorie : TV

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Les Assises de l’audiovisuel #AssisesAV

Ici, le Live des Assises de l’Audiovisuel

09h30 REGULER L’AUDIOVISUEL À L’HEURE D’INTERNET
Ouverture du débat par Olivier Schrameck, Président du CSA
Participants : Nicolas Coppermann (Endemol France), Anne Durupty (Arte France), Alexandra Laferrière (Google),
Maxime Lombardini (Free), Marc du Pontavice (Syndicat des Producteurs de Films d’Animation), Olivier Schrameck (CSA),
Marc Tessier (Sevad – Télévisions locales de France), Alain Weill (NextRadioTV)
– Quelle régulation pour les contenus audiovisuels diffusés sur internet ?
– Quelle place pour les services de communication audiovisuelle sur les écrans connectés ?
– Quel rôle pour les distributeurs de services ?


Les Assises de l'audiovisuel (en direct) par culture-gouv

11h00 QUELLE TNT POUR DEMAIN ?
Participants : Martin Ajdari (France Télévisions), Françoise Benhamou (ARCEP), Karine Blouët (Groupe M6), Arnaud Brunet (Sony Europe), Christophe Cornillet (NRJ Group), Emmanuel Gabla (CSA), Arnaud Lucaussy (TDF), Pierre Louette (Orange)
– Quelle attractivité pour la plateforme TNT à moyen terme ?
– Quelles évolutions technologiques pour la TNT ?
– Quelle affectation des fréquences entre audiovisuel et services mobiles ?

14h30 FINANCER LA CREATION AUDIOVISUELLE, NOUVEAUX ENJEUX ET NOUVEAUX EQUILIBRES
Participants : Emmanuel Chain (Elephant & Cie), Sylvie Coquart (La guilde française des scénaristes), Bénédicte Lesage (Mascaret Films), Francine Mariani-Ducray (CSA), Nonce Paolini (Groupe TF1), Bruno Patino (France Télévisions), Jean-Pierre Plancade (Sénateur), Matthieu Viala (MakingProd)
– Comment optimiser le système de contribution à la production audiovisuelle ?
– Quelles obligations pour les chaînes ?
– Quel rôle pour le service public ?

16h30 FINANCER LES SERVICES DE TELEVISION, QUELLES EVOLUTIONS ?
Participants : David Assouline (Sénateur), Léonor Grandsire (NBC Universal), Jean-Xavier de Lestrade (Scam), Bertrand Meheut (Groupe Canal+), Rémy Pflimlin (France Télévisions), Pascal Rogard (SACD), Fabienne Servan-Schreiber
(Cinétévé), Nicolas de Tavernost (Groupe M6)
– Faut-il faire évoluer la réglementation de la publicité à la télévision ?
– Comment assurer la pérennité de la télévision payante ?
– Quel financement pour le service public ?

18h30 : Conclusion de la journée par Aurélie Filippetti

La coupure d’électricité… et la télé-réalité

Hier, un ami habitant Créteil me prévient par sms : tout le réseau électrique a sauté dans sa ville. Je regarde sur twitter et je commence à voir les tweets arriver. Il y a en effet une coupure de courant. Alfortville, Bonneuil, Saint-Maur, Charenton, Créteil, Joinville et  Maisons-Alfort sont touchées. Je me prends pendant quelques minutes pour un journaliste du Parisien et j’appelle la mairie de Créteil, ERDF, et RTE. C’est un court-circuit sur un cable à 225 000 volts alimentant le poste source Colonie à Créteil qui est à l’origine de la panne. (Voir l’article qui est paru ensuite sur leparisien.fr)

Mais ce qui me saute aux yeux, c’est la tonalité des tweets envoyés par les habitants de ces localités.

Il est 16h43 quand l’incident s’est produit. La fin de journée est là, et les jeunes rentrent chez eux et allument la télévision.

Et qu’ont-ils peur de rater si la coupure d’électricité persiste?

Les Anges de la télé-réalité sur NRJ12 :

Et ces tweets ne sont qu’un échantillon.

Pendant que le Centre hospitalier intercommunal de Créteil était plongé dans le noir, ou que la circulation était en bordel faute de signalisation, d’autres ne pensaient qu’à leur émission favorite de retour sur les écrans.

On en vient presque à apprécier cette réaction de cette élève : 

Quand @itele fait la réclame graphique de la #manifpourtous

Hier, des centaines de milliers de gens ont défilé contre le mariage et l’adoption pour tous.

De mon côté, je voulais revenir sur un petit point, concernant la chaîne d’info du Groupe Canal Plus,  i>Télé.

Le 15 octobre dernier, la chaîne revoyait son habillage. Un habillage qui comme toutes les grandes chaînes d’info aujourd’hui présentent un « ticker » dans le bas de l’image, pour faire défiler dépêches, annonces de programmes, exclus de la chaîne etc. À gauche, le logo de la chaine, à droite l’heure, et entre les deux les dépêches avec une majeure partie du temps une catégorisation apparaissant en blanc sur fond rouge.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir, hier,  i>Télé utiliser le logo officiel des opposants au « Mariage pour tous », ce « logo » représentant un père une mère et leurs enfants.

 

Pourquoi avoir utilisé ce logo?
Pourquoi ne pas s’être contenté de la rubrique « Politique » ?

Le résultat de ce choix graphique, et donc éditorial, délibéré, est surprenant. Voire choquant. Le résultat est de voir des déclarations de personnalités favorables au mariage homosexuel précédées de ce logo, utilisé par la chaîne.

Lorsqu’on fouille un peu plus loin, on voit que la chaîne utilise ce espace lorsqu’il y a un événement important. Et hier, entre les synthés « Manif pour tous » et ceux classiques avec catégorisation, il y avait ceux du Vendée Globe :

capture @salam93

Sauf que le Vendée Globe a un logo, qui n’est pas utilisé par la chaîne :

Choquant, donc, de voir ce logo partisan, non réalisé par les équipes d’i>Télé, utilisé à cet endroit : si près du bandeau info, à la place de « info iTélé » ou « rdv iTélé’.

Mesdames, messieurs du CSA, les chaînes d’info doivent-elles informer, ou placer des logos quitte à se muer en message subliminal?

 

Mise à jour du 16/01 :

Pour mieux se rendre compte, quoi de mieux que l’image vidéo. Alors voici deux extraits de l’antenne d’i>télé :

Le premier extrait, le plus récent, l’antenne d’i>télé le 13 janvier 2013 à 23h11, jour de la « Manif pour tous ». Nous sommes donc le soir même, la manifestation contre le mariage pour tous est terminée, et à l’antenne, on parle sport :

Le deuxième extrait, le plus ancien, l’antenne d’i>télé le 16 décembre 2012 à 16h29. Jour de la manifestation pour le « mariage pour tous », avec un direct de la manif (à 2’19″) :

Catherine Lamour et Jérôme Caza : redevance, nouvelles chaînes et production française #AuteurDeVue

La première table ronde de ces Assises de l’Audiovisuel organisées par la Scam, avec L’Observatoire des Médias comme partenaire était intitulée :
« Entre risques éditoriaux et risques économiques, comment la création audiovisuelle s’épanouit-elle ? ».

Avec cette question :

L’ouverture de nouveaux canaux sur la TNT pose à nouveau la question du financement de la production et plus particulièrement de la création. Alors que la réglementation du PAF évolue pour faciliter la circulation des œuvres notamment, comment le service public cultive-t-il sa singularité?

Étaient présents à cette table ronde, animée par Philippe Bertrand (France Inter) : Jérôme Caza (producteur 2P2L, président du collège télévision du Spi), Sophie Goupil (productrice Les Poissons volants, vice-présidente de l’Uspa), François Guilbeau (directeur de France 3), Catherine Lamour (auteure, productrice, co-auteur du rapport « Le documentaire dans tous ses états »), Jean-Xavier de Lestrade (auteur, président de la Scam), Philippe Venault (auteur-réalisateur, co- président du groupe 25 images) et Alain Weill (PDG de NextRadioTV). La conclusion était assurée par Éric Garandeau (président du CNC).

À l’issue de la table ronde, j’ai voulu interroger Catherine Lamour et Jérôme Caza, particulièrement « actifs » lors du débat :

Mes excuses pour cette lumière trop forte. Cela m’apprendra à utiliser les mandarines de l’Ina, trop fortes pour moi…

Catherine Lamour est productrice, journaliste et écrivain. En 1969, Catherine Lamour est rédactrice au service étranger du Monde puis successivement directrice de collection aux éditions Stock, Grasset, Le Seuil et Fayard. En 1980, elle se tourne vers l’audiovisuel en produisant et en réalisant des documentaires pour la télévision. Elle est ensuite responsable des relations édition-télévision chez Hachette puis directrice des documentaires et magazines à Canal+ durant près de 20 ans. Depuis 2002, Catherine Lamour est gérante de CL Images Conseil. En 2010 elle est missionnée avec Serge Gordey, Jacques Perrin et Carlos Pinsky par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, qui leur confie un rapport sur le documentaire de création, intitulé Le documentaire dans tous ses états. Pour une nouvelle vie du documentaire de création. Avec Danièle Granet, Catherine Lamour signe deux documentaires, Les Français et internet et Murdoch Imperator ainsi que deux livres, Médiabusiness: le nouvel eldorado (Fayard, 2006) et Grands et petits secrets du monde de l’art (Fayard, 2010) sur la mondialisation de la culture actuellement encours d’adaptation pour le cinéma et la télévision.


 » On est en train de nourrir des chaînes avec des programmes bas de gammes qui ne se vendent pas à l’étranger  » C. Lamour #AuteurDeVue

Jérôme Caza est président du collège télévision du Spi (Syndicat des producteurs indépendants), mais il est surtout JRI, réalisateur et producteur, il a notamment participé aux débuts de l’agence Capa et de son émission phare, 24 heures. Il s’installe en 1992 aux États-Unis d’où il signe de nombreux reportages et documentaires pour Envoyé Spécial, Zone Interdite ou Reportages et obtient le Fipa d’Or en 1992 pour Le Chœur des hommes. De sa rencontre en 1995 avec François Pécheux en Patagonie sur le Raid Gauloises, naît en 1998 la société de 2P2L (PourquoiPas La Lune). Jérôme Caza devient producteur et supervise plusieurs documentaires dont ceux de Stéphane Meunier, Jean-Thomas Ceccaldi, Bruno Sevaistre, Laetitia Moreau, Frédéric Brunnquell ou dernièrement Bertrand Delais. Il est également l’auteur du très remarqué film Comme un coup de tonnerre qui raconte les mésaventures de la campagne de Lionel Jospin en 2002.

Pour les bios, source : Scam.