Catégorie : élection présidentielle

Les Entretiens de l’information 2012: l’économie, star de la présidentielle

Le moment de réflexion proposé par les Entretiens de l’information et l’IDIES (Institut pour le développement de l’information économique et sociale), en partenariat avec l’IPJ, sur « la place de l’économie dans la campagne présidentielle 2012» se déroulera le mercredi 14 mars 2012 de 10h00 à 18h30, dans les locaux de l’IPJ, 24 rue Saint-Georges, Paris 9ème (métro Notre Dame de Lorette).

Pour la deuxième année consécutive, L’Observatoire des Médias est partenaire média des Entretiens de l’information.

 

10h15 – Ouverture par Jean-Marie CHARON (Entretiens de l’Information)

10h30-12h30

La hiérarchie et le traitement de l’information économique dans l’actualité politique

Animation : Philippe FREMEAUX (délégué général de l’IDIES / Alternatives Economiques)

- Quelle hiérarchie (ou absence de hiérarchie) entre politique et économique?

- Quelle gestion des services politique et économique pendant cette période?

- Quelle gestion volontariste de l’agenda, quel suivi -obligé- des candidats?

- Quel appel aux experts intérieurs et extérieurs, sur quels critères?

Cyril AUFFRET (TF1), Philippe CHAFFANJON (France Info), Jean-Luc EVIN (Ouest France), Isabelle GERMAIN (LesNouvellesNews.fr), Francis LAFFON (L’Alsace), Pascal RICHE (Rue89).

14h00-16h00

Le choc des domaines et des compétences

Animation : Loïc HERVOUET (ex-directeur de l’ESJ Lille)

- Quelle dimension économique dans l’information politique, dans l’information sociale?

- Quelle dimension sociale dans l’information économique, dans l’information politique?

- Quelle dimension politique dans l’information sociale, dans l’information économique?

- Frontières de compétences, espaces et méthodes de coopération, conflits potentiels, organisations…

Raphaëlle BACQUE (Le Monde), Ellen SALVI (Mediapart) Nicolas CORI (Libération), Bruno FRANCESCHI (AFP), Sandra MOATTI (Alternatives Economiques), Philippe LEFEBURE (France Inter)

16h15-18h15

De quelle économie parle-t-on ?

Animation : Jérôme BOUVIER (médiateur à Radio France)

- Quel regard portent ces publics sur le traitement de l’économie dans cette période?

- Quelles « mises au placard » d’autres thèmes provoque cette priorité à l’info macro- économique? (logement, banlieue, Europe, étranger, sujets de société à dimension économique et sociale…)

Ahmed EL KHADIRI (Animafac), Nicole MAESTRACCI (FNARS), Emmanuel MERMET (CFDT), Eric FAVEY (Ligue de l’Enseignement),

18h15 – Conclusion Philippe FREMEAUX (délégué général de l’IDIES)

Inscriptions auprès de Jean-Marie Charon

 

Jean-Marie Charon
Sociologue des médias.
Président des Entretiens
de l’Information


Quand Marine Le Pen se trompe de chemin…

Ce vendredi soir, Marine Le Pen était l’invitée du Grand Journal et du Petit Journal (vidéos)

Mais, selon moi, dès le début, tout est dit lorsque la présidente du Front National se trompe de chemin.

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Avant de regarder la vidéo, ce soir, sur le site de Canal, j’ai posé une question, et malgré la réponse ci-dessous, j’ai regardé.

Alexandre Pougachev, ou comment tuer France Soir : « Je pense que je voterai Marine Le Pen »

Lorsqu’on lit d’abord un tweet, on y croit pas vraiment. Puis lorsqu’on voit le propriétaire du quotidien France Soir faire une telle réflexion, avec un petit sourire ingénu en mode « mais comment ça, cela vous surprend », on est sans voix.

Le pouvoir de la vidéo.

Pourtant, doit-on être surpris? Voici ce que déclarait à Libération Alexandre Pougachev en février :

Les idées de Le Pen me plaisent. Il y a de plus en plus d’immigration et d’insécurité en France.


Mais ce n’est pas la seule déclaration du propriétaire de France Soir. Ce dernier a aussi lâché une autre bombe, en se déclarant prêt à vendre le quotidien pour 1 euro : « S’il y a quelqu’un qui veut racheter le journal et le faire vivre en papier et s’il me dit pour un euro, moi, il n’y a pas de problème ».

Incrédules, les journalistes de LCI lui ont reposé la question, de savoir si Pougachev était bien prêt à « céder France Soir pour un euro symbolique », il a répondu « oui, tout à fait ».

Pour rappel, c’est en août dernier que le quotidien France Soir a été placé sous protection de la justice (clause de sauvegarde). En octobre, enfin, il a déclaré qu’il envisageait très sérieusement l’arrêt de l’édition papier pour se concentrer sur le web, et de devenir un acteur majeur en la matière. Une décision qui provoquerait la suppression de 89 emplois sur 127. Cette arrêt du papier est en théorie effectif à la mi-décembre.

Devant de telles déclarations, on avait vu l’ancienne directrice-générale du journal, Christiane Vulvert, proposer une énième fois un plan pour la reprise du journal avec cette fois-ci un apurement des dettes et du passif + participation du vendeur aux pertes de la première année + suppression d’une trentaine de postes)

Mise-à-jour de 16h40 : Voici la réaction de la SDJ de France Soir, qui représente plus de 80% des journalistes.
Il faut savoir que cette Société des Journalistes a été créée suite aux déclarations à Libération d’Alexandre Pougachev.

COMMUNIQUE DE LA SOCIETE DES JOURNALISTES DE FRANCE-SOIR

Paris, le 11 novembre 2011

La Société des Journalistes (SDJ) de France-Soir prend connaissance, ce jour, des déclarations de M. Alexandre Pougachev à la chaîne LCI concernant ses intentions de vote lors de la prochaine élection présidentielle.
La SDJ tient à exprimer sa vive consternation face à ce qui ressemble à une nouvelle provocation de la part d’un patron de presse sur le point de licencier 89 de ses 120 salariés et de se séparer de la version papier du titre.
A six mois de l’élection présidentielle, M. Pougachev envoie manifestement un signal fort: qu’il vote pour la candidate Front National lors de la présidentielle ne regarde que lui; qu’il l’affirme, publiquement et ès qualité, engage, malgré eux, tous les salariés de l’entreprise qu’il préside et ses journalistes en particulier.
La SDJ souhaite rappeler son attachement viscéral à l’esprit de France-Soir, quotidien fondé à la Libération, et dont les valeurs sont profondément opposées à celles que défend le Front National.
La SDJ souligne sa volonté de préserver une forme de neutralité et d’équilibre politiques. La perspective de voir disparaître un monument de la presse française à la mi-décembre se double donc, désormais, d’une autre crainte: celle de laisser émerger à sa place un organe faisant ostensiblement la promotion du Front National. Il y a là, aux yeux de la SDJ, un double danger pour la démocratie qui ne doit pas laisser insensibles les pouvoirs publics.
En tout état de cause, et quel que soit l’avenir de France-Soir, la SDJ tient à affirmer qu’elle luttera jusqu’au bout pour que le titre, dans ses versions papier et numérique, conserve son indépendance et sa liberté de ton, et ne devienne jamais la tribune des thèses défendues par le Front National.

Mise-à-jour de 17h15 : De son côté, le syndicat Info-Com-CGT de France-Soir, déclare que le « faux-nez du projet Pougachev vient de tomber ».
« Pour le milliardaire, le repreneur idéologique de France-Soir, c’est le Front national! », a ajouté le syndicat, qui évoque une « nouvelle dérive » après la publication de communiqués validant « les déviations d’une ligne éditoriale populiste nauséabonde », selon lui.
« Jamais le Comité Inter CGT et Info’Com CGT ne pourront accepter que France-Soir devienne un nouveau canal des thèses de l’extrême droite », met en garde le syndicat.

Sources : Twitter, Libération, AFP, LCI, SDJ France Soir

LePost.fr et LeMonde.fr vus par Raphaëlle Bacqué

Ce jeudi, les personnels du Monde interactif ont décidé de voter la grève à l’issue d’une assemblée générale.

C’est la suite de l’action lancée depuis lundi

La question posée lors de l’AG était :

« Êtes-vous favorable à une grève pour demander le respect de l’ensemble des engagements sur les contrats, soit les sept CDI « 

64 votants
oui 68,75%
non  25%
blancs 6,25%

Le 21 février 2011, les CDD, CDI et pigistes travaillant au Monde.fr et au Post.fr étaient donc descendus devant les locaux du Monde, boulevard Blanqui.

Raphaëlle Bacqué, Grand reporter au Monde, ne participait pas à l’événement, mais a bien voulu répondre à nos question à sa sortie du journal.

Mes excuses pour le son, pourri.

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Le Post

Le Post est un site qui fonctionne en totale autonomie, mais qui n’a pas de communauté rédactionnelle avec Le Monde

LeMonde.fr

Aujourd’hui tout le monde est très conscient aussi bien sur le papier que sur le web, que nous sommes vraiment une communauté et que nos destins sont liés, et partagés. On est très solidaires, et c’est important que lemonde.fr soit un élément extrêmement dynamique comme le papier aussi qui doit se renouveler.

Louis Dreyfus, nouveau président du directoire

J’espère qu’on va pouvoir redynamiser absolument tout le groupe et de pouvoir faire en sorte de sauver aussi l’information. [Elle est en danger]. A la fois la gratuité met en danger le principe même de l’économie de l’information et puis le fait qu’ aujourd’hui la définition même de ce qu’est le journalisme est beaucoup plus floue. Et c’est pour çà qu’aussi bien au Monde.fr qu’au Monde papier nous avons la même vision de ce qu’est le journalisme et l’information.

Un blog sur LeMonde.fr?

Je ne fais pas de suivi quotidien, je fais plus du magazine. J’ai un mode d’écriture qui est un peu différent, je suis d’ailleurs une des rares à faire ça dans le journal.

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Je pense qu’il faut échapper à l’excitation de l’instant. Je pense qu’il faut j’ai pas envie de tomber moi dans l’excitation de l’instant.