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	<title>Commentaires sur : Crise industrielle ou crise de l&#8217;industrie ?</title>
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	<description>... ou comment le web révolutionne le monde de la presse</description>
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		<title>Par : ropib</title>
		<link>http://www.observatoiredesmedias.com/2008/11/17/crise-industrielle-ou-crise-de-lindustrie/comment-page-1/#comment-34898</link>
		<dc:creator>ropib</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 00:13:25 +0000</pubDate>
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		<description>Je ne pense pas que la réceptivité au récit soit particulièrement française, je pense que c&#039;est le plaisir du langage, du vécu de la temporalité et que c&#039;est humain voire particulièrement important. D&#039;autres plaisirs parallèles peuvent se situer dans la théatralisation ou la chorégraphie.

Je ne pense pas non plus qu&#039;il s&#039;agisse d&#039;une dimension possible du journalisme mais plutôt de son unique utilité. L&#039;enquête, le recoupement, le véridique... ne sont là que pour servir le conte. Si la nouvelle de fiction est du même niveau tout en fonctionnant moins bien, la découverte d&#039;une information erronée détruit le discours derrière le conte. Si les journalistes abandonnent le &quot;story-telling&quot; aux politiques, ou aux sélectionneurs dans le sport (Domenech est critiqué par exemple parce qu&#039;il fait son métier et qu&#039;il ne scénarise pas son mandat), il me semble que leur utilité est questionnée. Je ne dis pas que détruire les scénarisations existantes pour en construire une original est facile, il me semble que c&#039;est nécessaire. Suivre l&#039;actualité ne sert à rien en soi.

Pour reprendre l&#039;exemple du journalisme sportif, particulièrement parlant à mon avis, on peut lire de plus en plus (dans des articles gratuits comme payants) de simples descriptions de tableaux d&#039;affichage: non seulement toute construction d&#039;un quelconque récit a disparu mais même les descriptions du spectacle s&#039;amenuisent au bénéfice d&#039;entassement de métriques vaines, d&#039;une sorte de commentaire de commentaire qui marque peut-être une auto-satisfaction de la profession à cotoyer les acteurs... des fois on a droit à une psychanalyse de pilier de bar mais ça n&#039;améliore pas les choses. Au niveau de la politique ce n&#039;est pas vraiment différent et même les faits divers semblent ne plus intéresser les rédactions. Je ne sais pas... c&#039;est un sentiment peut-être un peu négatif que j&#039;ai là.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne pense pas que la réceptivité au récit soit particulièrement française, je pense que c&#8217;est le plaisir du langage, du vécu de la temporalité et que c&#8217;est humain voire particulièrement important. D&#8217;autres plaisirs parallèles peuvent se situer dans la théatralisation ou la chorégraphie.</p>
<p>Je ne pense pas non plus qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une dimension possible du journalisme mais plutôt de son unique utilité. L&#8217;enquête, le recoupement, le véridique&#8230; ne sont là que pour servir le conte. Si la nouvelle de fiction est du même niveau tout en fonctionnant moins bien, la découverte d&#8217;une information erronée détruit le discours derrière le conte. Si les journalistes abandonnent le &laquo;&nbsp;story-telling&nbsp;&raquo; aux politiques, ou aux sélectionneurs dans le sport (Domenech est critiqué par exemple parce qu&#8217;il fait son métier et qu&#8217;il ne scénarise pas son mandat), il me semble que leur utilité est questionnée. Je ne dis pas que détruire les scénarisations existantes pour en construire une original est facile, il me semble que c&#8217;est nécessaire. Suivre l&#8217;actualité ne sert à rien en soi.</p>
<p>Pour reprendre l&#8217;exemple du journalisme sportif, particulièrement parlant à mon avis, on peut lire de plus en plus (dans des articles gratuits comme payants) de simples descriptions de tableaux d&#8217;affichage: non seulement toute construction d&#8217;un quelconque récit a disparu mais même les descriptions du spectacle s&#8217;amenuisent au bénéfice d&#8217;entassement de métriques vaines, d&#8217;une sorte de commentaire de commentaire qui marque peut-être une auto-satisfaction de la profession à cotoyer les acteurs&#8230; des fois on a droit à une psychanalyse de pilier de bar mais ça n&#8217;améliore pas les choses. Au niveau de la politique ce n&#8217;est pas vraiment différent et même les faits divers semblent ne plus intéresser les rédactions. Je ne sais pas&#8230; c&#8217;est un sentiment peut-être un peu négatif que j&#8217;ai là.</p>
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		<title>Par : Emmanuel</title>
		<link>http://www.observatoiredesmedias.com/2008/11/17/crise-industrielle-ou-crise-de-lindustrie/comment-page-1/#comment-34880</link>
		<dc:creator>Emmanuel</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 21:39:55 +0000</pubDate>
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		<description>Je n&#039;ai jamais vraiment compris cette mode du &quot;story telling&quot; toutefois oui elle est en phase avec les pratiques journalistiques. Là aussi le fait de produire une légende prête à l&#039;emploi facilite grandement la construction d&#039;une image politique. D&#039;ici quelques temps on prendra le temps de réfléchir au phénomène Obama, on découvrira, un exercice de formatage impeccable (qui n&#039;empêche aucunement l&#039;expression d&#039;un vrai talent). 
Pour revenir à nos pratiques je pense qu&#039;on s&#039;attache beaucoup trop en France aux raisonnements brillants et pas assez à l&#039;exercice modeste de l&#039;information de proximité courte et vérifiée à la source. Cette faiblesse nous rend à mon avis assez réceptif au story telling qui répond à ce besoin d&#039;un récit correctement formaté.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai jamais vraiment compris cette mode du &laquo;&nbsp;story telling&nbsp;&raquo; toutefois oui elle est en phase avec les pratiques journalistiques. Là aussi le fait de produire une légende prête à l&#8217;emploi facilite grandement la construction d&#8217;une image politique. D&#8217;ici quelques temps on prendra le temps de réfléchir au phénomène Obama, on découvrira, un exercice de formatage impeccable (qui n&#8217;empêche aucunement l&#8217;expression d&#8217;un vrai talent).<br />
Pour revenir à nos pratiques je pense qu&#8217;on s&#8217;attache beaucoup trop en France aux raisonnements brillants et pas assez à l&#8217;exercice modeste de l&#8217;information de proximité courte et vérifiée à la source. Cette faiblesse nous rend à mon avis assez réceptif au story telling qui répond à ce besoin d&#8217;un récit correctement formaté.</p>
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		<title>Par : rpbourque</title>
		<link>http://www.observatoiredesmedias.com/2008/11/17/crise-industrielle-ou-crise-de-lindustrie/comment-page-1/#comment-34879</link>
		<dc:creator>rpbourque</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 20:45:37 +0000</pubDate>
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		<description>Voici une petite video des Guignols de l&#039;info de la semaine dernière:http://www.dailymotion.com/video/x7efko_le-dictionnaire-des-noms-pompeux_fun

Emmanuel je vous ai entendu ce matin-là à la radio et vraiment j&#039;ai été très intéressé par votre analyse. Je ne suis pas d&#039;accord avec vous sur les moyens qu&#039;on met pour réfléchir au problème du média, que ce soit la presse écrite ou la télévision publique. Mais peu importe. En fait cette allusion au boulanger, mon premier réflexe a vraiment été d&#039;être d&#039;accord, m&#039;est apparue petit à petit comme abusive. Ca n&#039;enlève en rien à l&#039;ensemble de votre intervention et j&#039;espère avec vous que tout le monde n&#039;aura pas retenu que ça. Cette maladresse a été l&#039;occasion de questionner l&#039;industrie, moi aussi.

Je vous prie de m&#039;excuser pour l&#039;inexactitude de ma référence en tous cas. Mais c&#039;est l&#039;occasion pour vous de préciser votre pensée justement. Je pense que le contact entre le producteur, le vendeur, l&#039;acheteur, n&#039;est pas obligatoire si derrière on recherche un système social à la hauteur de cette disparition. Elle n&#039;est pas anodine et je ne crois pas, on pourrait faire une étude là-dessus, moi je n&#039;ai que des sentiments, à un retour à l&#039;artisanat, à une économie reterritorialisée.

Au sujet de la conception du produit de la presse je voudrais juste vous poser cette question: le &quot;story-telling&quot; à la mode chez les professionnels de la politique ne fonctionne-t-il pas justement parce que cela permet aux journalistes de ne pas se fatiguer à concevoir l&#039;histoire qu&#039;ils racontent ? Selon moi le travail du journaliste ce n&#039;est que raconter des histoires, abandonner son utilité à d&#039;autres entraîne forcément une perte de légitimité dans la société, qu&#039;en pensez-vous ? Si le lecteur est usager d&#039;un service plutôt que client d&#039;un produit devenu déchet, il faut l&#039;intégrer au débat.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une petite video des Guignols de l&#8217;info de la semaine dernière:<a href="http://www.dailymotion.com/video/x7efko_le-dictionnaire-des-noms-pompeux_fun" rel="nofollow">http://www.dailymotion.com/video/x7efko_le-dictionnaire-des-noms-pompeux_fun</a></p>
<p>Emmanuel je vous ai entendu ce matin-là à la radio et vraiment j&#8217;ai été très intéressé par votre analyse. Je ne suis pas d&#8217;accord avec vous sur les moyens qu&#8217;on met pour réfléchir au problème du média, que ce soit la presse écrite ou la télévision publique. Mais peu importe. En fait cette allusion au boulanger, mon premier réflexe a vraiment été d&#8217;être d&#8217;accord, m&#8217;est apparue petit à petit comme abusive. Ca n&#8217;enlève en rien à l&#8217;ensemble de votre intervention et j&#8217;espère avec vous que tout le monde n&#8217;aura pas retenu que ça. Cette maladresse a été l&#8217;occasion de questionner l&#8217;industrie, moi aussi.</p>
<p>Je vous prie de m&#8217;excuser pour l&#8217;inexactitude de ma référence en tous cas. Mais c&#8217;est l&#8217;occasion pour vous de préciser votre pensée justement. Je pense que le contact entre le producteur, le vendeur, l&#8217;acheteur, n&#8217;est pas obligatoire si derrière on recherche un système social à la hauteur de cette disparition. Elle n&#8217;est pas anodine et je ne crois pas, on pourrait faire une étude là-dessus, moi je n&#8217;ai que des sentiments, à un retour à l&#8217;artisanat, à une économie reterritorialisée.</p>
<p>Au sujet de la conception du produit de la presse je voudrais juste vous poser cette question: le &laquo;&nbsp;story-telling&nbsp;&raquo; à la mode chez les professionnels de la politique ne fonctionne-t-il pas justement parce que cela permet aux journalistes de ne pas se fatiguer à concevoir l&#8217;histoire qu&#8217;ils racontent ? Selon moi le travail du journaliste ce n&#8217;est que raconter des histoires, abandonner son utilité à d&#8217;autres entraîne forcément une perte de légitimité dans la société, qu&#8217;en pensez-vous ? Si le lecteur est usager d&#8217;un service plutôt que client d&#8217;un produit devenu déchet, il faut l&#8217;intégrer au débat.</p>
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		<title>Par : Emmanuel</title>
		<link>http://www.observatoiredesmedias.com/2008/11/17/crise-industrielle-ou-crise-de-lindustrie/comment-page-1/#comment-34860</link>
		<dc:creator>Emmanuel</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 11:55:30 +0000</pubDate>
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		<description>C&#039;est ce qu&#039;on appelle une approche compliquée et c&#039;est l&#039;exacte démonstration de ce que je voulais éviter. Une dissertation. Je rend hommage toutefois à la qualité de votre raisonnement. 

Je me suis expliqué sur l&#039;analogie avec les boulangers dont je perçois tout à fait les limites. Toutefois vous me permettrez de vous signaler que je n&#039;ai justement jamais dit &quot;ce n’est pas aux clients de dire au boulanger comment faire son pain&quot;. Le point c&#039;est justement que le boulanger est en contact quotidien avec son client et qu&#039;il a tous les jours l&#039;occasion d&#039;échanger avec lui. Pour cette raison il est incongru d&#039;imaginer que pour connaitre la demande de son client il faille inviter le client à la convention des boulangers... 
Il est inutile de développer l&#039;analogie au delà de ça, je suis pour tout dire assez désolé de n&#039;avoir pu préciser ma pensée. 

Je ne remets pas en question le reste de votre raisonnement dont je salue l&#039;originalité. Chacun en appelle aux lecteurs comme vous l&#039;avez noté, mais pas au point d&#039;accepter de bonne grâce qu&#039;il participe à la conception du produit ce qui est un des enjeux du débat.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle une approche compliquée et c&#8217;est l&#8217;exacte démonstration de ce que je voulais éviter. Une dissertation. Je rend hommage toutefois à la qualité de votre raisonnement. </p>
<p>Je me suis expliqué sur l&#8217;analogie avec les boulangers dont je perçois tout à fait les limites. Toutefois vous me permettrez de vous signaler que je n&#8217;ai justement jamais dit &laquo;&nbsp;ce n’est pas aux clients de dire au boulanger comment faire son pain&nbsp;&raquo;. Le point c&#8217;est justement que le boulanger est en contact quotidien avec son client et qu&#8217;il a tous les jours l&#8217;occasion d&#8217;échanger avec lui. Pour cette raison il est incongru d&#8217;imaginer que pour connaitre la demande de son client il faille inviter le client à la convention des boulangers&#8230;<br />
Il est inutile de développer l&#8217;analogie au delà de ça, je suis pour tout dire assez désolé de n&#8217;avoir pu préciser ma pensée. </p>
<p>Je ne remets pas en question le reste de votre raisonnement dont je salue l&#8217;originalité. Chacun en appelle aux lecteurs comme vous l&#8217;avez noté, mais pas au point d&#8217;accepter de bonne grâce qu&#8217;il participe à la conception du produit ce qui est un des enjeux du débat.</p>
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